D’où compter les étoiles ?

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

D’où compter les étoiles ?

Jean-Sébastien Bach à 30 ans (1715) par Johann Ernst Rentsch le vieux († 1723)

Il n’est pas exceptionnel qu’à l’écoute d’une musique de Jean-Sébastien Bach, s’entrouvrent devant nous les portes du ciel. Il n’est pas rare, non plus, que certaines interprétations engagent notre âme émerveillée sur ce chemin des anges qui tout droit conduit à leur seuil.

Mais il arrive aussi, parfois, que la musique du Cantor de Leipzig, nous raccroche très profondément, très substantiellement, à la terre qui nous porte.
Et, qu’on ne s’y méprenne surtout pas, non parce qu’elle aurait perdu la part de sublime émané…

[…]

La « Sicilienne » de Jean-Sébastien Bach, transcrite pour le piano par le grand Wilhelm Kempff dans les années 1950, interprétée par une prodigieuse jeune pianiste au jeu d’une rare sincérité, comme témoignage émouvant que l’Esprit de la musique de Bach quitte parfois le Royaume des Cieux.
Quel meilleur endroit que notre Terre, après tout, pour compter les étoiles ?

Béatrice Berrut

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La dette de Dieu : humble outrecuidance

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La dette de Dieu : humble outrecuidance

« Quand vous écoutez Bach, vous voyez germer Dieu. Son œuvre est génératrice de divinité.
Après un oratorio, une cantate ou une « Passion », il faut qu’Il existe. Autrement toute l’œuvre du Cantor serait une illusion déchirante.

… Penser que tant de théologiens et de philosophes ont perdu des nuits et des jours à chercher des preuves de l’existence de Dieu, oubliant la seule… »

Cioran – « Des larmes et des Saints »

 

 

Amis croyants, parce que vous savez, chacun, que « tout chez [lui] commence par les entrailles et finit par la formule », vous me pardonnerez, j’en suis sûr, mon inaltérable proximité avec Cioran.
J’ai l’outrecuidance de ne pas croire que Dieu rembourse ses dettes. Mais, à supposer qu’il y soit soudain enclin, comment…

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Suis-je normal, Docteur ?

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Suis-je normal, Docteur ?

Je ne peux pas plus me passer de la musique de Jean-Sébastien Bach que je ne peux cesser de fréquenter le théâtre de Shakespeare.

— Suis-je normal, Docteur ?

Le plus souvent, lorsque je reviens d’un numineux voyage dans la lumière céleste, à califourchon sur la trompette d’un ange, auquel m’a invité le Cantor, c’est un personnage de Shakespeare qui m’accueille, l’espace d’un instant, sur le quai du retour.

— Suis-je normal, Docteur ?

[…]

Prendrez-vous votre diagnostic, cher Docteur, sans avoir rejoint un bref instant la joyeuse prière de ce chœur de Bach ? Sans avoir écouté le banquier Shylock, répondant au Marchand de Venise, brosser par quelques traits d’humour une caricature, hélas trop vraie, de ce que nous sommes ?  

— Suis-je normal, Docteur ?

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A deux, humblement vers l’infini…

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A deux, humblement vers l’infini…

Magique !!! György et Márta Kurtág interprètent quelques transcriptions de Jean-Sébastien Bach écrites par György. Ils ont 90 ans chacun…!

A deux, humblement vers l’infini…

… et nous dans la lumière de leurs pas !

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« La Passione » : Larme et Lumière

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« La Passione » : Larme et Lumière

La Passion selon Saint-Matthieu ne manque jamais, à chaque écoute et quelles qu’en soient les conditions, de nous transporter, mon incroyance et moi, vers le plus beau des cieux. Cette version, théâtralisée par Castellucci, nous aura fait faire le voyage vers la Lumière dans une Larme infiniment spirituelle nourrie…

Dieu doit beaucoup à Bach !    (Cioran)

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… Tant que le loup n’y est pas !

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… Tant que le loup n’y est pas !

Léocharès (IVéme av JC) – Diane de Versailles ou Artémis à la biche (détail) – Louvre

C’est justement la voix de la déesse Palès, chantant l’aria « Schafe können sicher weiden » (Les moutons peuvent paître en paix ou, en anglais, « Sheep may safely graze »), qui servira de signature pour la postérité à cette cantate de J.S. Bach, BWV 208, dite « Cantate de la chasse ».

Quelle plus douce musique pour exprimer le calme et la paix bucoliques d’un éden terrestre ? Porté à travers le vert…

Et quelle belle transcription pour le piano réalisée par Egon Petri, sous les doigts de Khatia Buniatishvilli, un soir sous le feuillage !!!

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La leçon de piano… « pour de rire »

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La leçon de piano… « pour de rire »

Steven Lamb – pianiste

Tiens, tiens, on me dit que parfois, lorsque vous vous asseyez à votre piano pour faire plaisir à vos amis avides de découvrir vos nouveaux progrès, vous ressentez quelque difficulté à jouer. Que vos doigts se nouent comme racines de scrofulaires, que votre visage n’est que brasier, des pommettes…

N’hésitez pas à recevoir mes « précieux conseils » (« pour de rire »)… C’est Gabriela Montero qui se charge de les illustrer…

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