Un sanglot, une guitare

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un sanglot, une guitare

Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare

Aragon (« Il n’y a pas d’amour heureux »)

Hubert Käppel – guitare

Hubert Käppel interprète la Fantaisie en Ré Majeur de David Kellner (1670-1748)

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Tango barocco

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Tango barocco

« Le Tango est foncièrement baroque : L’esprit classique avance droit devant lui, l’esprit baroque s’offre des détours malicieux, délicieux. Ce n’est pas qu’il veuille… »

Alicia Dujovne Ortiz

Alfia Bakieva, violon baroque et Leonhard Bartussek, violoncelle baroque

Quand le tango s’empare des sonorités de la corde baroque pour mieux donner à la sensualité de son expression le goût amer de la chair et de l’âme humaines lorsque la mort les caresse…

A travers la cadence de ta musique
Je palpe la cruauté vive du faubourg
Comme à travers un fourreau de soie,
La lame du poignard.

Fernán Silva Valdés (1887-1975)

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Tout p’tit… De l’ours à la poupée

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Tout p’tit… De l’ours à la poupée

Soixante ans après !

Il s’était « fait tout p’tit devant une poupée », ce vieil ours bien sympathique, à la fin des années 1950. Et, pour notre plaisir, il chantait, guitare en mains, sa tendre soumission.

La poupée – ou plutôt sa petite-fille – reprend la chanson, avec ses potes musiciens… Et c’est bien bon, tout simplement !

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Agrestes mélanges : Salut à la terre !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Agrestes mélanges : Salut à la terre !

« Redonnez-leur ce qui n’est plus présent en eux,
Ils reverront le grain de la moisson s’enfermer dans l’épi et s’agiter sur l’herbe. »

René Char – « Redonnez-leur » (in « Fureur et mystère »)

Un salut à la terre en survolant d’une aile musicale la paix des champs repus de leur propre générosité…
Un salut à la terre en traversant (trop vite) la poésie de Lucrèce, Baudelaire, Rimbaud et Char…

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Contre la barbarie : l’Art, éternellement !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Contre la barbarie : l’Art, éternellement !

L’écriture, la poésie, le dessin, la peinture, la musique, comme moyens d’échapper à l’horreur immédiate des camps nazis, comme outils du souvenir, du témoignage et de l’indispensable transmission.
Comme probable chemin vers un éventuel et douloureux pardon, pour autant qu’il soit possible, même après tant d’années, de pardonner hors du repentir…?

Felix NussbaumLes squelettes jouent pour la danse – 1944

« La sempiternelle souffrance a autant de droit à l’expression que le torturé celui de hurler ; c’est pourquoi il paraît bien avoir été faux d’affirmer qu’après Auschwitz il n’est plus possible d’écrire des poèmes. »

Théodore Adorno
« Méditations sur la Métaphysique » (en réponse, dix ans après, à sa propre affirmation de 1949 : « Écrire un poème après Auschwitz est barbare. »)

Tromper l’horreur du camp

Se souvenir… et indéfiniment transmettre

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Pour l’amour de Célimène… ou de Ludmilla

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Pour l’amour de Célimène… ou de Ludmilla

Ce billet reprend et complète l’article diffusé sur « Perles d’Orphée »
le 4 mai 2013 : « Célimène et le Cardinal »

CélimèneLudmilla Mikhaël

Trahi de toutes parts, accablé d’injustices,
je vais sortir d’un gouffre où triomphent les vices,
et chercher sur la terre un endroit écarté
où d’être homme d’honneur on ait la liberté.

Célimène vient de refuser à Alceste de le suivre dans son exil, loin des hypocrisies de ses contemporains.
La trahison est à son comble. « Le Misanthrope« , « l’atrabilaire amoureux », – celui de Molière, bien sûr – quittera seul son monde qu’il exècre pour un long exil inconnu.

Vingt ans plus tard, contre toute attente, le voici réapparaître auprès de Célimène grâce au talent du dramaturge Jacques Rampal, dans sa pièce de théâtre de 1992 :

« Célimène et le Cardinal »

Alceste est devenu Cardinal, en effet, mais son amour de jeunesse pour Célimène n’a pas faibli.
Célimène, a pris ses distances avec le milieu des courtisans. L’épouse bourgeoise qu’elle est devenue, mère de quatre enfants, n’a rien perdu, malgré les années qu’elle porte à merveille, de sa coquetterie et de son désir de plaire.

Les retrouvailles promettent de bien belles joutes de dépit amoureux, en alexandrins, où s’affrontent, pour le plus grand plaisir du spectateur, deux amants qui dissimulent sous leur intelligence et la vivacité de leur esprit leur difficulté à parler librement le langage de l’amour.

Deux vidéos de leur nouvelle rencontre, au début de la pièce, alors que Alceste en fringant Cardinal rend visite à Célimène, dans ses appartements :

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