A Göttingen…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

A Göttingen…

Le Festival Haendel (Internationalen Händel-Festspiele Göttingen) aurait dû fêter ce printemps son 100ème anniversaire…

Sauf que, d’un coup de queue malheureux, un lointain pangolin a tout fichu à l’eau. 

L’orchestre du Festival et son chef, avec à propos et humour, sont entrés dans le bain.

« Water Music », c’est bien une musique de Haendel, n’est-ce pas ?

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L’école de la poésie

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L’école de la poésie

La poésie est une clameur
Elle doit être entendue comme la musique
Toute poésie destinée à n’être que lue
et enfermée dans sa typographie n’est pas finie
Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale
tout comme le violon prend le sien
avec l’archet qui le touche

Léo Ferré

 

Préface de « Poètes… vos papiers ! » (1956)

Léo Ferré 1916-1993

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Toqué de toccata /9 – II – Marquises des anches

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Toqué de toccata /9 – II – Marquises des anches

Orgue de l’église des Carmélites – Porto

Eugène Gigout en 1890, Léon Boëllmann quelques années plus tard, et Louis Vierne dans le premier quart du XXème, entre autres musiciens, ont composé, dans l’ esprit nouveau qui depuis Widor anime le retour de la toccata, de remarquables pièces du genre. Malgré l’excellent accueil que chacune d’elles a reçu, aucune n’aura obtenu la consécration dont furent, et sont encore, honorées leurs aînées.
Ainsi me suis-je permis, avec la même audace et le même sourire que précédemment, de baptiser ces nouvelles venues « marquises des anches », elles qui ne peuvent prétendre au titre de « madones des sommiers » que j’ai voulu réserver aux incontournables toccatas de Jean-Sébastien Bach et de Charles-Marie Widor.

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Toqué de toccata /9 – I – Madones des sommiers

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Toqué de toccata /9 – I – Madones des sommiers

Orgue de Sainte-Marie d’Elseneur, dont Dietrich Buxtehude est titulaire entre 1660 et 1668

Entre Renaissance et époque baroque, la toccata se construit et se répand à travers l’Europe, portée par la séduction que ne manque pas de provoquer la liberté d’expression musicale dont elle est le vecteur. De Claudio Merulo à Dietrich Buxtehude, elle ne cesse de solliciter l’esprit d’invention et d’improvisation des clavecinistes et des organistes, jusqu’à se constituer en véritable école de style : le « stylus phantasticus ».

De retour d’un voyage à Lübeck auprès de cet immense organiste qu’il admire, Dietrich Buxtehude, le jeune Jean-Sébastien Bach, va, lui aussi s’approprier cet art de l’invention et de l’improvisation consubstantiel à la toccata, pour le conduire à son plus haut sommet, à travers ses compositions pour orgue. Dont, évidemment, la célébrissime « Toccata et fugue en Ré mineur » que toute évocation de la toccata se doit de citer.

Ses toccatas feront des émules de grand talent à la fin du XIXème siècle, ainsi Charles-Marie Widor dont le dernier mouvement, « toccata », de sa « Symphonie pour orgue N°5 », connaîtra à lui seul un succès si vif qu’il finira par estomper un peu trop le reste de son œuvre magistrale. 

De Bach ou de Widor, ces deux toccatas sont incontestablement les plus appréciées et les plus jouées dans le monde.

L’enthousiasme qu’elles ne manquent jamais de provoquer dans les églises, sous les buffets, ne vaut-il pas que dans un sourire admiratif je les baptise…

… « madones des sommiers » ?

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Toqué de toccata /8 – Trois mousquetaires…

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Toqué de toccata /8 – Trois mousquetaires…

Les trois mousquetaires ne sont-ils pas toujours quatre ? Ainsi, cette compositrice et ces trois compositeurs français de la fin du XIXème siècle ont-ils remis, chacun pour sa part, sur la scène musicale, la « toccata » que les « romantiques » avaient abandonnée.

Choisissant d’assumer pleinement le caractère virtuose qui la caractérise ils n’hésitent pas, au travers des exigences techniques qu’ils combinent, à la traiter souvent comme une « étude ». Mais, Debussy et Ravel ne sont pas loin qui préparent déjà les remarquables toccatas qui les surpasseront toutes.

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Feuillet d’un capitaine : à propos

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Feuillet d’un capitaine : à propos

« Avant de vous connaître, je me passais de la poésie. Rien de ce qui paraissait ne me concernait. Depuis dix ans au contraire, j’ai en moi une place vide, un creux, que je ne remplis qu’en vous lisant, mais alors jusqu’au bord. »

Albert Camus – dans une lettre à René Char (1946)

George Steiner évoque René Char
(alias « Capitaine Alexandre » dans la résistance)
et le « Feuillet d’Hypnos 138 »

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Il est d’étranges soirs…

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Il est d’étranges soirs…

Albert Samain 1858-1900

Il est d’étranges soirs…

Il est de clairs matins…

Il est de mornes jours…

Il est des nuits de doute…

ψ

Jean Chevrier (1915-1975), sociétaire de la Comédie Française,
dit les états d’âme du poète.

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Toqué de toccata /7 – Paradisi per tutti…

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Toqué de toccata /7 – Paradisi per tutti…

Pietro-Domenico Paradisi /  Naples,1707 – Venise 1791

« Paradis pour tous »… Paradis, peut-être, et peut-être pas ?

Une toccata hypnotique, addictogène, qui pourrait bien nous emporter dans son joyeux enfer, comme elle a envoûté les instrumentistes de tout poil qui n’ont eu de cesse de la transcrire pour se l’approprier.

Le compositeur qui lui a donné vie, ironie de l’histoire, se nomme Paradisi… 

Paradisi per tutti gli strumenti…

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Toqué de toccata /6 – Schumann

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Toqué de toccata /6 – Schumann

Robert Schumann 1810-1856

« Cher Robert, ta toccata serait tellement, tellement plus facile à quatre mains... »

C’est par cette plaisanterie admirative que la très jeune Clara Wieck, déjà virtuose du piano, accueillit la Toccata opus 7 de son amoureux de 25 ans, Robert Schumann, dont elle deviendra bientôt l’épouse dévouée que l’on sait.

La « Toccata » de Robert Schumann, rare, sinon unique, vestige, au XIXème siècle, des toccatas baroques, demeure encore aujourd’hui une des pièces les plus difficiles du répertoire pour piano. Son appellation initiale laissait déjà peu de place à l’équivoque : « Étude fantastique en double-sons »…

Mais elle apparaît pour tous les pianistes comme une véritable injonction contradictoire, exigeant de l’interprète qu’il marie en une seule exécution agilité technique de premier ordre et sensibilité poétique.

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« Je voudrais pas crever… »

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« Je voudrais pas crever… »

[…] « Les poètes sont faits pour être entendus. Et ils ont eu tort de quitter la terre nourricière de la parole. On aimerait écrire pour des gens qui ne savent pas lire. Je porte un vif intérêt aux illettrés. »

Géo Norge

Boris Vian

Pierre Brasseur dit « Je voudrais pas crever »

Je voudrais pas crever
Avant d’avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d’argent
Au nid…

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