Cara Cecilia… così bella, così brava !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Cara Cecilia… così bella, così brava !

Francesca Aspromonte

Oyez, oyez, braves gens,
tendres damoiselles et nobles damoiseaux,
dames de cour et preux chevaliers !

[…]

Venez entendre la triste histoire,
venez écouter les déboires,
de Cecilia, la soprano
tant éprise de Peppino
si injustement enfermé,
prête à tout pour sauver l’aimé.

Entrez, laissez-vous enchanter
par Francesca Aspromonte !

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En gants blancs, la Diva !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

En gants blancs, la Diva !

« Ne croyez pas les mains sans gants plus robustes que les autres. »

Gustave Flaubert

Shirley Horn

Porter des gants blancs n’est pas chose banale en vérité, à moins d’être Général en tenue d’apparat, Maître d’hôtel à l’heure du service, prestidigitateur sur scène ou autre huissier au Sénat…

Mais porter des gants blancs pour jouer du piano, et quel piano !… Voilà qui est certes particulièrement original, surtout si l’on tient à faire chanter son clavier avec la virtuosité et le toucher qu’exige le meilleur du jazz.

Et pourtant !…

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Moi, j’ai un rêve !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Moi, j’ai un rêve !

André Martins de BarrosPositif-Négatif

Les poèmes de Anderson Braga Horta, les plus connus et les plus significatifs ont pour protagoniste l’homme vu sous ses aspects transcendantaux, un homme qui ne se contente de satisfaire ses besoins matériels ni ne se limite somme toute à son état physique. Le corps de cet homme est si fragile que la moindre adversité, la moindre pression externe, peuvent le réduire à néant, mais « sa tête chante », son esprit s’oppose à l’omnipuissance de la mort pour déclarer avec un orgueil presque insolent : « Moi, j’ai un rêve. Et, puisque j’ai un rêve, je suis un Homme ». (François Olègue)

Moi, j’ai un rêve.
Un rêve grand et beau
comme la vie.
Et je l’agiterai, mon saint drapeau,
devant la face de la mort.

Car j’ai un rêve… Pour les…

[…]

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« Les baisers du soleil » : Butineurs d’ivoire…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Les baisers du soleil » : Butineurs d’ivoire…

« […] Les insectes sont nés du soleil qui les nourrit. Ils sont les baisers du soleil, comme ma dixième Sonate qui est une sonate d’insectes. […] Je les éparpille aujourd’hui comme j’éparpille mes caresses. […] Si nous percevons les choses ainsi, le monde nous apparait comme un être vivant. »

Alexandre Scriabine
(Extrait d’une lettre adressée au musicologue russe Sabaneïev)

Alexandre Scriabine (1872-1915)

« Toute la vie de Scriabine semble ainsi comme une tentative de vaste prélude à un dépassement et un au-delà de la musique par la musique elle-même. »

Jean-Yves Clément – Alexandre Scriabine – Actes Sud Classica – P. 34

Un élan vers la lumière, à travers la porte qu’ouvre grand pour nous sur le « silence des sphères » la sonate pour piano N° 10  de Scriabine, interprétée par Yuja Wang.

что еще ? (What else ?)

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Fascination du couchant

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Fascination du couchant

« – Courons vers l’horizon, il est tard, courons vite,
Pour attraper au moins un oblique rayon ! » 

Charles Baudelaire

Écrasée par l’inexorable marche de la nuit, la lumière abdique.
Les dernières ombres, craintives, allongent déjà leurs pas de fuite vers l’infini… Orgueilleux rebelles, quelques brandons…

Le temps s’évanouit dans le temps.

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Notre-Dame, l’orgue et la lune… Le sommeil des sommiers

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Notre-Dame, l’orgue et la lune…

Le sommeil des sommiers

« La langue de pierres que parle cet art nouveau [l’art gothique] est à la fois clair et sublime. Aussi, elle parle à l’âme des plus humbles comme à celle des plus cultivés. Quelle langue pathétique que le gothique de pierres ! Une langue si pathétique, en effet, que les chants d’une Orlande de Lassus ou d’un Palestrina, les œuvres d’orgue d’un Haendel ou d’un Frescobaldi, l’orchestration d’un Beethoven ou d’un Cherubini, et, ce qui est plus grand que tout cela, le simple et sévère chant grégorien, le seul vrai chant peut-être, n’ajoutent que par surcroît aux émotions que la cathédrale cause par elle-même. Malheur à ceux qui n’aiment pas l’architecture gothique, ou, du moins, plaignons-les comme des déshérités du cœur. »

J. F. Golfs – « La Filiation généalogique de toutes les Écoles gothiques. »
(Baudry, 1884) – Cité par Fulcanelli in « Le Mystère des Cathédrales »

On ne devrait jamais écouter les sonorités magnétiques des grandes orgues qu’au pied de leurs tuyaux. Aucun enregistrement, fût-il le plus abouti, ne saurait faire trembler notre corps et frissonner notre âme comme les réverbérations révérencieuses…

[…]

Et le jour reviendra sans doute où, dans le partage de la foi, pour l’amour de l’art, ou tout simplement par curiosité, nous nous retrouverons, par delà la voussure des tympans habités, réunis dans la lumière des vitraux, frissonnant sous le souffle inspiré des sommiers.

Pour l’heure, tendre nos oreilles à l’imaginaire et ouvrir notre cœur pour accueillir avec sagesse l’infortune du temps grâce aux tendres accords d’une mélodie nocturne composée par Louis Vierne en 1925 et interprétée récemment par Olivier Latry sur le Grand Orgue de Notre-Dame de Paris.

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La dette de Dieu : humble outrecuidance

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

La dette de Dieu : humble outrecuidance

« Quand vous écoutez Bach, vous voyez germer Dieu. Son œuvre est génératrice de divinité.
Après un oratorio, une cantate ou une « Passion », il faut qu’Il existe. Autrement toute l’œuvre du Cantor serait une illusion déchirante.

… Penser que tant de théologiens et de philosophes ont perdu des nuits et des jours à chercher des preuves de l’existence de Dieu, oubliant la seule… »

Cioran – « Des larmes et des Saints »

 

 

Amis croyants, parce que vous savez, chacun, que « tout chez [lui] commence par les entrailles et finit par la formule », vous me pardonnerez, j’en suis sûr, mon inaltérable proximité avec Cioran.
J’ai l’outrecuidance de ne pas croire que Dieu rembourse ses dettes. Mais, à supposer qu’il y soit soudain enclin, comment…

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