Une caresse de Cléopâtre… dans l’oreille !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Une caresse de Cléopâtre… dans l’oreille !

« Sa beauté, considérée en elle-même, n’était pas, dit-on, incomparable au point de ravir d’étonnement et d’admiration dès le premier abord. Mais sa fréquentation avait tant d’attrait qu’il était impossible de lui résister. Les charmes de son visage, soutenus par les appâts de sa conversation et par toutes les grâces qui peuvent émaner du plus heureux caractère, laissaient de profondes blessures. Sa voix était d’une douceur extrême. »

Plutarque – – (« Vie d’Antoine » 27-2)

Cléopâtre VII – Altes Museum Berlin

Quelques considérations sur cette légendaire Reine d’Égypte que les historiens romains ont affublée de tous les vices jusqu’à en faire, bien malgré eux, un mythe inébranlable qui n’a cessé d’inspirer, entre autres artistes, les compositeurs et librettistes d’opéra.

Manière de faire la part belle à une jeune cantatrice à la voix d’or qui a décidé avec bonheur de redonner vie par le disque, et le temps d’une aria, aux « Cléopâtres » des opéras inconnus ou méconnus :

Regula Mühlemann

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Amour, danse et beauté… Et commutativement !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Amour, danse et beauté… Et commutativement !

Il faut apprendre à être touché par la beauté, par un geste, un souffle, pas seulement par ce qui est dit et dans quelle langue, percevoir indépendamment de ce que l’on « sait. »

Pina Bausch

SpartacusAdagio (Anna Nikulina & Mikhaïl Lobukhin) – Bolchoï

— Transcendance de l’amour quand l’élégance de la musique fusionne dans l’harmonie d’un même élan la passion des corps et la profondeur des sentiments.

— Transcendance de la beauté quand l’amour se pare de l’éclat conjugué de deux étoiles : attraction gravitationnelle réciproque de la grâce pure et de la force maîtrisée.

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Les eaux de mon été -9/ Hymne à la Mer

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les eaux de mon été -9/ Hymne à la Mer

[…]
Apaisé, je médite au bord du gouffre amer ;
J’aime ce bruit sauvage où l’infini commence ;
La nuit, j’entends les flots, les vents, les cieux, la mer ;
Je songe, évanoui dans cette plainte immense.

Victor Hugo – « Les quatre vents de l’esprit » XXXIII

Uehara KonenVague – 1910

A tout seigneur tout honneur ! C’est donc à toi, Mer, et à toi seule, source originelle unique de toutes les eaux, que ce dernier billet de la série « Les eaux de mon été » se devait de rendre hommage.

Cette révérence, je la souhaitais d’abord littéraire et poétique, mais quels mots, parmi ceux de « quelques marins qui se sont mis à écrire et de quelques écrivains qui surent naviguer »*, aurais-je dû choisir pour dresser ton portrait que chaque instant métamorphose ? Ceux de Melville embarqué sur le…

Je voulais également que cet hommage fût musical. Quelle musique alors pour accompagner ce poème enfiévré du jeune Borges, pour représenter les amplitudes…

Enfin fallait-il, pour que fût complète mon admirative évocation, que la couleur et les formes vinssent encore se mêler aux délices…

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Les eaux de mon été -8/ Au bord de l’eau

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les eaux de mon été -8/ Au bord de l’eau

WhistlerVariations en violet et vert  (Musée d’Orsay)

[…]

« Au coin du feu », « sous les étoiles », « au clair de lune », « dès potron-minet » … Il y a des expressions circonstancielles, comme celles-ci, qui, me semble-t-il, se refusent à introduire toute évocation violente ou dramatique ; et…

[…]

« Au bord de l’eau » demande au temps une courte pause, un instant de paix loin des tracas du monde, pour, comme dit le poète, « sentir l’amour, devant tout ce qui passe, ne point passer ».

 

 

François Le Roux chante avec l’onctueuse profondeur de sa voix de baryton une mélodie de Gabriel Fauré, « Au bord de l’eau » inspirée par un poème de Sully Prudhomme. Courbet, De Vlaminck, Sisley, et quelques autres ont préféré leurs pinceaux pour accompagner cette évocation.

Le fringant Jean Gabin de 1936 chante, avec toute la troupe du film de Julien Duvivier, « La belle équipe », la chanson emblématique de ce célèbre mélodrame du cinéma français : « Quand on s’promène au bord de l’eau » 

Au bord de l’eau… une adresse pour le bonheur ?

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Les eaux de mon été -7/ Gondola mia

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les eaux de mon été -7/ Gondola mia

« En vérité, la gondole est faite au pied de Venise. Nées de l’onde, l’une et l’autre. […] Je ne m’endors point, je n’ai point d’appui sur cette paix frémissante. La gondole, tout de même, n’est qu’un petit cercueil sur la mer. J’ai la sécurité d’un danger que je souhaite : la certitude enfin d’avoir quitté le monde. La séduction la plus puissante de Venise se révèle : loin d’être le calme, c’est l’indifférence à tout ce qui n’est pas un grand sentiment. »
André Suarès – « Le voyage du Condottiere » – « Vers Venise – XXVI »

 

James Wilson MorriceGondolas – 1901 (Art Gallery of Ontario)

Une gondole à Venise : sans doute le seul point du monde depuis lequel on devient à la fois, en un unique regard, voyeur extasié des orgies paradisiaques où la lumière s’accouple avec l’air et l’onde, observateur désespéré de l’épaisse…

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Les eaux de mon été -6/ Larmes, absolument !

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Les eaux de mon été -6/ Larmes, absolument !

« C’est tellement mystérieux le pays des larmes.« 

Saint-Exupéry – « Le Petit Prince »

Le GuerchinLes larmes de Saint-Pierre (détail) – Louvre

Jamais, heureux homme, ni la toute-puissance impitoyable du soleil, ni l’accablante tyrannie des cieux, n’auront…

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« Lasciami piangere » – Aria de Galsuinde extraite de l’opéra

« Fredegunda » composé par Reinhard Keiser en 1715

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Les eaux de mon été -5/ Le Cygne de Tuonela

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les eaux de mon été -5/ Le Cygne de Tuonela

« Tuonela, le pays de la mort, l’enfer de la mythologie finnoise, est entouré par une grande rivière avec des eaux noires et un courant rapide sur lequel le Cygne de Tuonela flotte majestueusement, chantant. »

Sibélius (ou son éditeur) – Préface de la 1ère édition du « Cygne de Tuonela »

Akseli Gallen-Kallela – Keitele,1905 (National Gallery – Londres)

Quelle plus rafraîchissante fuite pouvais-je offrir cet été à ma rêverie, pour tenter d’échapper à l’horripilant tapage de la ville surchauffée, que cette divagation méditative sur les terres glaciales du Grand Nord, perdues entre l’impénétrable taïga et les eaux sépulcrales des « mille lacs » de Finlande ?

[…]

Sibélius, chantre musical de ce pays, propose au cor anglais le rôle du Cygne de la légende du Kalevala. 

Un sensible cinéaste a très opportunément fusionné  la magie de cette musique avec l’inégalable poésie des réalités de la nature…

Un enchantement !

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