Juin – Le bonheur d’être triste

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Juin – Le bonheur d’être triste

Claude Monet – Coin de jardin à Montgeron (Musée de l’Hermitage)

Si l’on me demandait, me privant de l’usage des mots, de définir la mélancolie, je donnerais aussitôt à entendre la barcarolle ‘Juin’ composée par Tchaikovsky.

Dans l’interprétation de Vadim Chaimovich, par exemple :

Écouter, voir . . . !

Une fleur dans la tête…

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Une fleur dans la tête…

Tommy Ingberg (photographe)

Homme
Tu as regardé la plus triste la plus morne de toutes les fleurs de la terre
Et comme aux autres fleurs tu lui as donné un nom
Tu l’as appelée Pensée.

Jacques Prévert – « Fleurs et couronnes »

Lire, voir, écouter . . . !

 

‘Lorsque tu me liras…’

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

‘Lorsque tu me liras…’

« Le Bonheur c’est pas grand chose, c’est juste du chagrin qui se repose. »

Léo Ferré

Léo Ferré – 1916-1993

Lorsque tu me liras, je te regarderai dans le pare-brise,
Tu viendras à moi, tout entière…

Lire, voir, écouter

‘Yo soy Maria’

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

‘Yo soy Maria’

Tango sévère et triste,
Tango de menace…

Tango d’amour et de mort

Ricardo Güiraldes

Fatma Saïd (soprano) – Maria de Buenos Aires

La voilà qui se présente, revenue des ténèbres à travers les imaginations littéraire et musicale conjuguées de Horacio Ferrer et Astor Piazzola, pour incarner le Tango qui leur est si cher.

La voilà, sous les traits de Fatma Saïd, et empruntant sa formidable voix, qui fièrement s’annonce au début de l’opéra-tango, « Maria de Buenos Aires » qu’ils ont respectivement écrit et composé à la fin des années 1960, en hommage à l’éternel tango argentin :

Yo soy Maria

Lire, écouter, voir . . .

Mais vieillir… ! – 16 – ‘L’inconfiance’

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Mais vieillir… ! – 16 – ‘L’inconfiance’

Elle sait les manques,
les chemins à rebrousse jeunesse,
les miroirs perfides…

Ile Eniger

D’un regard honnête et plein d’une profonde humanité, Ile Eniger, refusant tout effet d’époque, appréhende avec des mots justes et vrais cet inéluctable passage vers un autre âge, troublant, questionnant, inquiétant, que chaque femme doit un jour affronter et franchir.

Infiniment, intimement féminin !

Lire, voir, écouter . . .

Riez cailloux !…

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Riez cailloux !…

et avais-tu remarqué
comme vieillissant on dérange moins l’espace…

La poésie est faite pour être dite et l’émotion se nourrit du partage.

Un poème de Barbara Auzou trempé dans la transparence d’un bonheur bucolique :

« Au pied d’un seul arbre LII »

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‘Élévation à la lune’

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

‘Élévation à la lune’

Alors, Elle apparut ! Hostie immense et blonde…

Paul Valéry, 1923 par Jacques-Emile Blanche,

Élévation à la lune‘ : sonnet d’un jeune provincial, Paul Valéry, publié le 15 octobre 1889 dans Le « Courrier libre ».

C’est à cette période que le poète tisse des relations épistolaires intenses avec Pierre Louÿs d’abord, puis avec André Gide. L’heure est venue pour lui d’abandonner cette part de féminité d’esprit qui, en lien avec le climat du temps, l’avait quelque peu envahi.

Lire, écouter, voir . . .

Mais vieillir… ! – 15 – ‘Tard dans la vie’

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Mais vieillir… ! – 15 – ‘Tard dans la vie’

De ma vie, je n’aurai jamais rien su faire de particulièrement remarquable pour la gagner, ni pour la perdre.

Pierre Reverdy

Pierre Reverdy par Modigliani

Un poème, parmi les derniers, de Pierre Reverdy qui affirmait avec passion – et raison – que l’œuvre constitue le seul lieu de rendez-vous qui vaille entre le poète et les autres hommes…

Il prétendait également que la diction était une véritable trahison du poète. Sa trop grande propension à l’indépendance, avec la part narcissique qu’elle nourrit inévitablement, l’avait peut-être empêché de considérer que l’interprétation, la réappropriation de la parole de l’auteur, n’étaient au fond que la conséquence naturelle d’un rendez-vous pleinement réussi.

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