Je me laissais glisser vers l’hiver

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Je me laissais glisser vers l’hiver

« mes jours deviennent nuits
« pour rêver plus longtemps
« et je nage éveillé dans ton visage-pluie »

Jean-Pierre Metge

La poésie de Jean-Pierre Metge pour se laisser glisser dans la mélancolie de l’hiver.

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Mais vieillir… ! – 6 – « Passé »

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Mais vieillir… ! – 6 – « Passé »

« Quand on aime la vie, on aime le passé, parce que c’est le présent tel qu’il a survécu dans la mémoire humaine. »

Marguerite Yourcenar – « Les yeux ouverts »

František Kupka (1871-1957) – Le temps qui passe – L’instant

Parfois surgissent, de loin venus, les vers confidentiels d’un poète si discret qu’il s’était blotti entre les pages d’un vieux cahier enseveli sous les éclats de rire et les indifférences des années insouciantes…  

« Passé »

poème de Vincenzo Cardarelli

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Les rêves morts

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Les rêves morts

Albert Gyorgy – Mélancolie (Rotonde du Mont Blanc à Genève)

Je voudrais pour aimer avoir un cœur nouveau

Qui n’eût jamais connu les heures de détresse,

Un cœur qui n’eût battu qu’au spectacle du beau

Et qui fût vierge encor de toute autre tendresse ;

[…]

Gaëtane de Montreuil (Québec) 1867-1951

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Humeur de printemps : allégresse mélancolique

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Humeur de printemps : allégresse mélancolique

Tout le printemps des paysages et des rivières
monte comme un encens dans mon cœur,

et le souffle de toutes choses
chante en mes pensées comme une flûte.

Rabindranath Tagore – « L’offrande lyrique »

Victor Borissov-Moussatov – Printemps 1901

« Allegro malinconico ». Tout est dit de l’humeur de Francis Poulenc dans ce titre oxymorique du premier mouvement de son emblématique « Sonate pour flûte et piano » au moment où il entreprend sa composition à Cannes entre février et mars 1957.

Frissonnements fébriles des variations en arabesques auxquels succède une calme mélodie, pensive, parfois sibylline, qui se termine et termine le mouvement en forme de question suspendue sur les quatre notes du premier thème.

Le plaisir est au bout du clic. . .

Oiseaux tristes

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Oiseaux tristes

« … des oiseaux perdus dans la torpeur d’une forêt très sombre pendant les heures les plus chaudes de l’été. »
(Ravel – 1928)

Koson Ohara – oiseaux

 

Madoka Fukami, en kimono, interprète magnifiquement Miroirs (1904-1906)
de Maurice Ravel
:

II. Oiseaux tristes

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Un cœur en automne /8 : Souvenirs à six cordes

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Un cœur en automne /8 : Souvenirs à six cordes

Ressouvenir

Ô passé des chants doux ! ô l’autrefois des fleurs !…
Je chante ici le chant des anciennes douleurs.

[…]

Renée Vivien (1877-1909)

Un cocktail mélancolique comme une potion cosmopolite du bonheur :

– Quelques vers languides d’une belle poétesse française,

– Une partition de musique nostalgique d’un compositeur brésilien,

– La délicate virtuosité d’une interprète chinoise…

 … faisant chanter la guitare d’un légendaire maître facteur espagnol.

Xuefei Yang

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Un cœur en automne /5 : Back to Carrieckfergus

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Un cœur en automne /5 : Back to Carrickfergus

Carrickfergus castle – photo by John Tinneny

Il est tard. Les vieilles pierres irlandaises neuf fois centenaires du château de Carrickfergus ne vont pas tarder à rejoindre pour la nuit leur nid de brumes froides.
Laissons les se souvenir des invasions qui les assemblèrent et des combats dont elles portent encore fièrement les cicatrices.

Ce soir, nous irons nous réchauffer dans ce pub, derrière le port.
Autour d’un violon, d’une flûte, et d’une guitare, nous noierons notre mélancolie dans une (ou peut-être deux…!) pinte de Guinness ou de Kilkenny.
Une jolie rousse chantera pour nous la complainte de ce ce vieux vagabond qui rêve, avant de mourir, de retrouver ses amours de jeunesse, là-bas, pas très loin de Belfast, à Carrickfergus…

Émus, nous lèverons nos verres… à l’irlandaise :

– « It’s grand !  Slàinte ! »*

* « C’est bon ! Santé ! » (Prononcer “Slantché”)

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Un cœur en automne /4 : La mélancolie

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Un cœur en automne /4 : La mélancolie

Charade :

– Mon premier : 

« C’est un chat perdu
qu’on croit retrouvé
… »

– Mon deuxième :

« C‘est se r’trouver seul
place de l’Opéra
quand le flic t’engueule… »

– Mon troisième :

« C’est revoir Garbo
dans La Reine Christine
c’est Victor Hugo
et Léopoldine
… »

– Mon quat…

– Et mon tout :

« C’est quelquefois rien
C’est quelquefois trop... »

Mais c’est une bien poétique chanson française d’un révolté de génie !

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Un cœur en automne /1 : Octobre

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Un cœur en automne /1 : Octobre

« Je voudrais dire encore un mot à l’adresse des oreilles exquises : ce que, quant à moi, je demande véritablement à la musique. Qu’elle soit de belle humeur, désinvolte, tendre et profonde comme un après-midi d’octobre. »    (Nietzsche – « Ecce homo »)

Ivan Shishkin – peintre paysagiste russe (1832-1898)

Imprégné des mots de Nietzsche que j’ai fait miens depuis longtemps, et glissant mon pas dans les pas romantiques de Tchaïkovski, c’est au rythme lent du promeneur solitaire que j’entreprends aujourd’hui cette balade à travers l’automne.
Mais peut-être n’était-ce que la…

[…]

Une halte en poésie, une autre au pied d’un chevalet…
Peut-être qu’un violon couleur d’automne me confiera son âme ?
Et, qui sait, belle amie, si votre chant daignait m’offrir la vôtre…?

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