Un chatoyant maillon

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un chatoyant maillon

« Voici ce qui est important : c’est qu’entre le loup au coin du bois et le loup au coin d’une page, il y a comme un chatoyant maillon. Ce maillon, ce prisme, c’est l’art littéraire. »          Vladimir Nabokov (1899-1977)

Nabokov by Youssouf Karsh

Quand Vladimir Nabokov se pose la question de l’origine de la littérature, il y a autant de plaisir à écouter la question qu’à suivre le raisonnement qui conduit à l’évidence.

Tania de Montaigne dit le texte avec justesse et élégance.

ARTE Cinéma, il y a peu, a invité des artistes parmi ceux qui font la vie culturelle française et allemande à réciter des poèmes qui leur tiennent à cœur. La série, intitulée « De la poésie dans un monde de brutes » est une belle réussite. La vidéo de ce billet en est extraite.

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Lettre à un ami (extraits)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Lettre à un ami (extraits)

Ne jamais oublier d’aimer exagérément…
                             c’est la seule bonne mesure !

Christiane Singer

Christiane Singer 1943-2007

« Lettre à un ami », c’est le premier chapitre d’un roman initiatique de Christiane Singer, « Les sept nuits de la reine », publié en 2002 chez Albin Michel.

Quelques extraits choisis, tirés de la version intégrale du roman lu par son auteure, passionnée par la vie.

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Le temps – La poésie – Borges

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le temps – La poésie – Borges

« Je vous propose une citation de Saint-Augustin. Elle me paraît très appropriée.
Il a écrit :
— … Qu’est-ce que le temps ? Si l’on ne me pose pas la question, je sais ce qu’est le temps. Si l’on me pose la question, je ne le sais plus.
J’éprouve un sentiment identique en ce qui concerne la poésie. »

In « Arte poética » – Six conférences – Harvard 1967

Jorge-Luis Borges ((1899-1986)

Borges dit son poème « Arte Poética » :

Mirar el río hecho de tiempo y agua
y recordar que el tiempo es otro río,
saber que nos perdemos como el río
y que los rostros pasan como el agua…

 

Voir que le fleuve est fait de temps et d’eau,
Penser du temps qu’il est un autre fleuve,
Savoir que nous nous perdons comme un fleuve
Et que les destins s’effacent comme l’eau.

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Le printemps ? – Trois fois rien !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le printemps ? – Trois fois rien !

Reprise du billet du 26/12/2012

« Vous cherchez du côté du plus grand… C’est tellement plus simple : J’attends le printemps. Ce que j’appelle le printemps n’est pas affaire de climat ou de saison. Cela peut surgir au plus noir de l’année. C’est même… » 

[…]

« Le printemps n’est rien de compréhensible – c’est même ce qui lui permet de tenir dans trois fois rien – un bruit, un silence, un rire. »

. . .

Christian Bobin

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Les livres nous lisent-ils ?

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les livres nous lisent-ils ?

José Ferraz de Almeida Júnior (Brésil – 1850-1899) – Leitura

« Il me semble avoir lu que nous lisons moins les livres qu’ils ne nous lisent. Nous croyons aller vers eux, vers ce qu’ils nous disent, entrer en eux : ils viennent à nous, ils font surgir de nos oublis des pans et des verstes de notre vie. Leur voix nous peuple… »

Quelques réflexions de Claude-Henri Rocquet sur le livre et la lecture, extraites d’un long et passionnant billet de sa part, « Lecture de Rimbaud », publié dans « Les carnets d’Hermès » N°9 d’octobre 2016.

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33 Sonnets composés au secret (rediffusion)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

33 Sonnets composés au  secret

Rediffusion du billet paru sur « Perles d’Orphée » le 24/03/2013

« Bois cette tasse de ténèbres, et puis dors. »

Sonnet VII

Jean-Cassou (1897-1986)Après avoir maintes fois échappé à la Gestapo pour acte de résistance, Jean Cassou est arrêté le 12 décembre 1941 et emprisonné à Furgole près de Toulouse.

Ses geôliers ne lui autorisant ni la lecture, ni l’écriture, il n’a d’autre choix que d’utiliser ses grandes capacités de mémoire pour se rapprocher des poètes qu’il fréquente assidûment depuis toujours. C’est également sa mémoire qu’il va solliciter jusqu’à l’extrême pour les rejoindre en écriture durant sa détention. Ainsi gravera-t-il dans son esprit « 33 sonnets composés au secret » qui ne connaîtront le bonheur de la publication qu’en 1944, affublés d’une chaleureuse préface d’Aragon.

En voici quelques-uns …

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Quand Orphée chantait…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Quand Orphée chantait…

« Il n’est Orphée que dans le chant »  

Maurice Blanchot – « L’espace littéraire »

Franz von Stuck – 1891

Une nouvelle visite littéraire, poétique et musicale, à ce frère aîné plus vivant que jamais, sans qui les derniers instants du voyage me seraient absolument insupportables.

Se lasserait-t-on jamais d’écouter le chant d’Orphée ?

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Les eaux de mon été -9/ Hymne à la Mer

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les eaux de mon été -9/ Hymne à la Mer

[…]
Apaisé, je médite au bord du gouffre amer ;
J’aime ce bruit sauvage où l’infini commence ;
La nuit, j’entends les flots, les vents, les cieux, la mer ;
Je songe, évanoui dans cette plainte immense.

Victor Hugo – « Les quatre vents de l’esprit » XXXIII

Uehara KonenVague – 1910

A tout seigneur tout honneur ! C’est donc à toi, Mer, et à toi seule, source originelle unique de toutes les eaux, que ce dernier billet de la série « Les eaux de mon été » se devait de rendre hommage.

Cette révérence, je la souhaitais d’abord littéraire et poétique, mais quels mots, parmi ceux de « quelques marins qui se sont mis à écrire et de quelques écrivains qui surent naviguer »*, aurais-je dû choisir pour dresser ton portrait que chaque instant métamorphose ? Ceux de Melville embarqué sur le…

Je voulais également que cet hommage fût musical. Quelle musique alors pour accompagner ce poème enfiévré du jeune Borges, pour représenter les amplitudes…

Enfin fallait-il, pour que fût complète mon admirative évocation, que la couleur et les formes vinssent encore se mêler aux délices…

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Ophélie /7 – « Un chant mystérieux tombe des astres d’or »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Ophélie /7

« Un chant mystérieux tombe des astres d’or »

 

Oui, 7 !

Cela suppose pertinemment que six billets déjà ont été consacrés à la belle et tragique Ophélie. Six rendez-vous, sur les pages de « Perles d’Orphée » dans les derniers mois de l’année 2014, avec la femme et le mythe…

Admirablement associées dans un court mais riche voyage théâtral, la poésie et la musique de notre XXIème siècle adolescent exhortent Ophélie à d’insoupçonnables et inoubliables confidences.
Barbara Hannigan est Ophélie…

 

Barbara Hannigan – Ophélie – « Let me tell you »

Écoute, écoute passant inconsolable !

Depuis cette brumeuse berge,

subtil et adamantin,

c’est l’envoûtant chant d’un départ,

d’une fée la grâce ultime.

« Un chant mystérieux tombe des astres d’or. »

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« Si vous voulez que j’aime encore… »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Si vous voulez que j’aime encore… »

« Si voulez que j’aime encore… »

Ainsi commence un tendre poème que Voltaire vieillissant écrit à sa « douce Emilie », Madame du Châtelet, pour lui dire élégamment qu’avec le temps l’amour fait place à l’amitié, et reconnaître ainsi le déclin de son désir pour elle.

Prétexte à retrouver ces deux brillants esprits dont la relation de quinze ans a été qualifiée par certains de « plus folle romance des Lumières ».

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