2022 : Heureux « printemps » !

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

2022 : Heureux « printemps » !

Et si le jour de l’an était, après tout, le premier jour du printemps ?
Oh, pas ce printemps que nous indiquent les météorologues et les calendriers, non. Ce printemps qu’évoque si poétiquement Christian Bobin dans sa folie d’optimisme et d’espérance.

Ce printemps qui peut surgir au plus noir de l’année, […] quelque chose qui peut venir à tout moment pour interrompre, briser – et au bout du compte, délivrer.

Ce « printemps », utopique et pourtant si possiblement réel, que sincèrement je vous souhaite – je nous souhaite – à l’occasion de la naissance de cette année, généreux porteur de paix et de véritable renouveau.

Lire, écouter, voir . . .

Toutes les lettres d’amour…

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Toutes les lettres d’amour…

Mas, afinal,
Só as criaturas que nunca escreveram
Cartas de amor
É que são
Ridículas.

Maria de Medeiros & Fernando Pessoa (par Almada Negreiros -1954)

Est-il plus belle et plus élégante manière de rendre hommage à l’universalisme de l’extraordinaire poète portugais, Fernando Pessoa, que cette « lettre d’amour », qu’il a lui-même écrite – en portugais – et que lui adresse, en trois langues, la très talentueuse Maria de Medeiros ?

Lire, voir, écouter . . .

Mais vieillir…! – 8 – ‘Éloge de la vieillesse’

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Mais vieillir…! – 8 – ‘Éloge de la vieillesse’

Giorgione – Les trois âges de l’homme

« Lorsque l’homme commence à décliner, après avoir atteint le faîte de son existence, il se débat ainsi contre la mort, les flétrissures de l’âge, contre le froid de l’univers qui s’insinue en lui, contre le froid qui pénètre son propre sang. Avec une ardeur renouvelée, il se laisse… »

Extrait de Éloge de la vieillesse – Hermann Hesse

Musique : Maurice Ravel – Quatuor à cordes en Fa majeur
2ème Mouvement – « Assez vif & très rythmé »
Quatuor Hagen  –
Concert hall – Mozarteum, Salzburg (2000)

Lire, écouter. . . « Trembler et sourire » !

Mais vieillir…! – 4 – Borges – Le temps

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Mais vieillir…! – 4 – Borges – Le temps

Le temps est la substance dont je suis fait.
Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve ;
c’est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre ;
c’est un feu qui me consume, mais je suis ce feu.

 « Nouvelle réfutation du temps » (1947)

Jorge Luis Borges (1899-1986 ).
Photo by Ulf Andersen / Getty Images

 

Et quelques autres citations sur le temps par ce guide de génie sans qui visiter la Bibliothèque de Babel serait aussi vain que traverser le désert sans eau.

Lire, méditer, s’inspirer (peut-être) . . .

Méditation, arôme café…

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Méditation, arôme café...

Pour mon ami Stéphane C.

« Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

Marcel Proust – « Du côté de chez Swann »

Pablo Garibay (Guitariste mexicain)

« El último café juntos »
(Notre dernier café ensemble)

Seul, retiré dans la paisible indolence d’un temple de nature, l’excellent guitariste mexicain Pablo Garibay fait tendrement frissonner les cordes de son instrument aux harmonies aromatiques du souvenir d’un dernier café qu’ils burent ensemble, son père et lui.

Suave méditation !

Lire, voir, écouter, méditer . . .

Le silence et la rêverie

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Le silence et la rêverie

« Alors le rêveur est tout fondu en sa rêverie. Sa rêverie est sa vie silencieuse. C’est cette paix silencieuse que veut nous communiquer le poète. »

Gaston Bachelard

Stephanie Jones

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‘Parole de la parole’

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‘Parole de la parole’

Salah Stétié 1929-20/05/2020

« Quant à la poésie, elle est la parole de la parole. Elle est à la pointe du langage, cette énergie qui refait notre vocabulaire et le place en situation de récréation vitale. C’est un outre-dit, une… »

Réflexions sur la poésie et les poètes…

Lire ou relire, découvrir peut-être, méditer sans doute…

Jean Grosjean, un regard, une parole…

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Jean Grosjean, un regard, une parole…

Vivre est un chaos. Je pose mon pied sur mes peurs et je vais.
Jean Grosjean (La rumeur des cortèges)

Jean Grosjean 1912-2006

Aucune promenade poétique ne saurait m’être pleinement profitable si elle ne croisait, à un moment ou à un autre, un regard ou une parole de Jean Grosjean.

Lire, voir, écouter . . .

Don de soi (réédition)

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Don de soi

Un grand cri traversa la salle :
« Je suis sa mère » hurlait une femme, « tout de même, je suis sa mère ! ».

Mais le public : « Encore, encore ! »

Quelqu’un a écrit un jour à juste titre que dans les œuvres de René de Obaldia, aujourd’hui le doyen des Immortels, « on tient que l’absurde est plus sérieux que la raison ».

Pour s’en persuader, il n’est que de retrouver l’histoire que lui inspira une jeune et généreuse pianiste…

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L’humide et le sauvage

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L’humide et le sauvage

Inversnaid

Chutes du Falloch à Inversnaid

What would the world be, once bereft
Of wet and of wildness?  (Gerard Manley Hopkins – « Inversnaid »)

Qu’arriverait-il au monde, s’il se voyait ravir
L’humide et le sauvage ?

« Inversnaid ». Ce poème automnal de Gerard Manley Hopkins, pour témoigner, s’il en était encore besoin, que le poète, contemplateur des merveilles de la nature, se fait « voyant ». « Lui seul a le front éclairé ! ».

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