Mais vieillir…! – 4 – Borges – Le temps

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Mais vieillir…! – 4 – Borges – Le temps

Le temps est la substance dont je suis fait.
Le temps est un fleuve qui m’emporte, mais je suis le fleuve ;
c’est un tigre qui me déchire, mais je suis le tigre ;
c’est un feu qui me consume, mais je suis ce feu.

 « Nouvelle réfutation du temps » (1947)

Jorge Luis Borges (1899-1986 ).
Photo by Ulf Andersen / Getty Images

 

Et quelques autres citations sur le temps par ce guide de génie sans qui visiter la Bibliothèque de Babel serait aussi vain que traverser le désert sans eau.

Lire, méditer, s’inspirer (peut-être) . . .

Méditation, arôme café…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Méditation, arôme café...

Pour mon ami Stéphane C.

« Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

Marcel Proust – « Du côté de chez Swann »

Pablo Garibay (Guitariste mexicain)

« El último café juntos »
(Notre dernier café ensemble)

Seul, retiré dans la paisible indolence d’un temple de nature, l’excellent guitariste mexicain Pablo Garibay fait tendrement frissonner les cordes de son instrument aux harmonies aromatiques du souvenir d’un dernier café qu’ils burent ensemble, son père et lui.

Suave méditation !

Lire, voir, écouter, méditer . . .

Le silence et la rêverie

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le silence et la rêverie

« Alors le rêveur est tout fondu en sa rêverie. Sa rêverie est sa vie silencieuse. C’est cette paix silencieuse que veut nous communiquer le poète. »

Gaston Bachelard

Stephanie Jones

Lire, voir, écouter . . .

‘Parole de la parole’

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

‘Parole de la parole’

Salah Stétié 1929-20/05/2020

« Quant à la poésie, elle est la parole de la parole. Elle est à la pointe du langage, cette énergie qui refait notre vocabulaire et le place en situation de récréation vitale. C’est un outre-dit, une… »

Réflexions sur la poésie et les poètes…

Lire ou relire, découvrir peut-être, méditer sans doute…

Jean Grosjean, un regard, une parole…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Jean Grosjean, un regard, une parole…

Vivre est un chaos. Je pose mon pied sur mes peurs et je vais.
Jean Grosjean (La rumeur des cortèges)

Jean Grosjean 1912-2006

Aucune promenade poétique ne saurait m’être pleinement profitable si elle ne croisait, à un moment ou à un autre, un regard ou une parole de Jean Grosjean.

Lire, voir, écouter . . .

Don de soi (réédition)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Don de soi

Un grand cri traversa la salle :
« Je suis sa mère » hurlait une femme, « tout de même, je suis sa mère ! ».

Mais le public : « Encore, encore ! »

Quelqu’un a écrit un jour à juste titre que dans les œuvres de René de Obaldia, aujourd’hui le doyen des Immortels, « on tient que l’absurde est plus sérieux que la raison ».

Pour s’en persuader, il n’est que de retrouver l’histoire que lui inspira une jeune et généreuse pianiste…

Lire, voir, écouter . . .

L’humide et le sauvage

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’humide et le sauvage

Inversnaid

Chutes du Falloch à Inversnaid

What would the world be, once bereft
Of wet and of wildness?  (Gerard Manley Hopkins – « Inversnaid »)

Qu’arriverait-il au monde, s’il se voyait ravir
L’humide et le sauvage ?

« Inversnaid ». Ce poème automnal de Gerard Manley Hopkins, pour témoigner, s’il en était encore besoin, que le poète, contemplateur des merveilles de la nature, se fait « voyant ». « Lui seul a le front éclairé ! ».

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Un chatoyant maillon

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un chatoyant maillon

« Voici ce qui est important : c’est qu’entre le loup au coin du bois et le loup au coin d’une page, il y a comme un chatoyant maillon. Ce maillon, ce prisme, c’est l’art littéraire. »          Vladimir Nabokov (1899-1977)

Nabokov by Youssouf Karsh

Quand Vladimir Nabokov se pose la question de l’origine de la littérature, il y a autant de plaisir à écouter la question qu’à suivre le raisonnement qui conduit à l’évidence.

Tania de Montaigne dit le texte avec justesse et élégance.

ARTE Cinéma, il y a peu, a invité des artistes parmi ceux qui font la vie culturelle française et allemande à réciter des poèmes qui leur tiennent à cœur. La série, intitulée « De la poésie dans un monde de brutes » est une belle réussite. La vidéo de ce billet en est extraite.

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Lettre à un ami (extraits)

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Lettre à un ami (extraits)

Ne jamais oublier d’aimer exagérément…
                             c’est la seule bonne mesure !

Christiane Singer

Christiane Singer 1943-2007

« Lettre à un ami », c’est le premier chapitre d’un roman initiatique de Christiane Singer, « Les sept nuits de la reine », publié en 2002 chez Albin Michel.

Quelques extraits choisis, tirés de la version intégrale du roman lu par son auteure, passionnée par la vie.

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Le temps – La poésie – Borges

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le temps – La poésie – Borges

« Je vous propose une citation de Saint-Augustin. Elle me paraît très appropriée.
Il a écrit :
— … Qu’est-ce que le temps ? Si l’on ne me pose pas la question, je sais ce qu’est le temps. Si l’on me pose la question, je ne le sais plus.
J’éprouve un sentiment identique en ce qui concerne la poésie. »

In « Arte poética » – Six conférences – Harvard 1967

Jorge-Luis Borges ((1899-1986)

Borges dit son poème « Arte Poética » :

Mirar el río hecho de tiempo y agua
y recordar que el tiempo es otro río,
saber que nos perdemos como el río
y que los rostros pasan como el agua…

 

Voir que le fleuve est fait de temps et d’eau,
Penser du temps qu’il est un autre fleuve,
Savoir que nous nous perdons comme un fleuve
Et que les destins s’effacent comme l’eau.

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