Doux souvenirs : rembobiner !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Doux souvenirs : rembobiner !

« Nous sommes faits d’un étrange mélange d’acides nucléiques et de souvenirs, de rêves et de protéines, de cellules et de mots. »

Pr. François Jacob (Prix Nobel de Médecine 1965)

Film de ma jeunesse…

Musique de ma jeunesse…

Rêve de ma jeunesse…

Souvenir de ma jeunesse…

Illusions de ma vieillesse !

Rembobinez s’il vous plaît !

Lire, voir, écouter, rêver un peu, se souvenir beaucoup . . .

Allégorie baroque de la douleur…

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Allégorie baroque de la douleur… des pauvres hommes victimes du sadisme féminin

« Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots. »

Alfred de Musset

Nos chants les plus beaux, frères de désespérance, Haendel ne les a-t-il pas composés comme un éternel hommage compassionnel à nos chagrins immémoriaux d’amants déçus, d’amoureux délaissés ou de maris trahis ?

Lire, voir, écouter… pleurer et sourire !

… Et scintille le chaos

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… Et scintille le chaos

 

— « Comment joue-t-on Chopin ? » demanda jadis une jeune fille au grand professeur des Maîtres du piano, Heinrich Neuhaus.
— « Très, très bien, mon amour ! » lui répondit-il.

Béatrice Rana interprète le Scherzo N°3 en Ut dièse mineur de Frédéric Chopin

Lire, voir, écouter (en boucle). . .

 

Pas de passeport pour le bœuf !

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Pas de passeport pour le bœuf !

« Le jazz est selon moi une expression des idéaux les plus élevés. Par conséquent, il contient de la fraternité. Et je crois qu’avec de la fraternité, il n’y aurait pas de pauvreté, il n’y aurait pas de guerres. »

John Coltrane (saxophoniste 1926-1967)

Live from Emmet’s place

Hé ! Les amis ! Un bœuf chez Emmet, ça vous dit ?

Oui, un « bœuf » quoi ! Une « jam session », si vous préférez : chacun vient avec son instrument, sa voix et son talent et ensemble on fait de la musique. La musique qu’on aime… à condition que ce soit du jazz.

Vous avez le cœur « bluesy », des « cailloux plein votre lit »

Alors venez ! Venez comme vous êtes.
Soyez qui vous êtes !
On fait le bœuf chez Emmet !

Lire, voir, écouter . . .

Clara : ‘Con fuoco’

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Clara : ‘Con fuoco’

« Il n’y a rien de plus grand que la joie de composer soi-même quelque chose, puis de l’écouter. […] Bien sûr, ce n’est qu’un travail de femme, qui manque toujours de force, et ici ou là d’inventivité. »

Clara Wieck-Schumann à Fanny Mendelssohn

Isata Kanneh-Mason

Clara Wieck, devenue en 1840 Clara Schumann par son mariage avec Robert, a choisi, l’époque aidant, de consacrer l’essentiel de sa vie à son cher époux, souvent perdu dans son imaginaire, et à ses enfants. Si elle a continué de se produire quelques fois en tant que virtuose très appréciée du piano, elle a dû prendre de sérieuses distances avec les exigences de la composition. Robert ne manquait pas de s’en attrister mais considérait qu’elle se satisfaisait de la situation.

De quels trésors avons-nous été privés, quand on entend les merveilles – heureusement désormais toutes révélées – qu’elle a léguées à la postérité ?

Heureux exemple, très inspiré par Chopin et Schumann, que ce Scherzo N°2, en Ut mineur opus 14, écrit en 1841, peu après son mariage, en utilisant le thème d’un des lieder sur des poèmes de Friedrich Rückert, dont Robert lui confia l’écriture musicale (« Er ist gekommen in Sturm und Regen »).

Le feu de la passion et la douceur tranquille d’une tendre mélancolie sous les doigts d’une jeune pianiste d’aujourd’hui qui semble trouver dans cette musique un miroir pour sa sensibilité.

Lire, voir, écouter . . .

« La Orquesta Im-posible »

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« La Orquesta Im-posible »

« Toute chose qui est, si elle n’était, serait énormément improbable. »
                                                                           
Paul Valéry

Exceptionnelle performance sans baguette de la cheffe d’orchestre mexicaine Alondra de la Parra qui a réussi l’impossible exploit de réunir en un même concert (virtuel, il est vrai, mais tout de même !) une trentaine des musiciens solistes parmi les plus renommés dans le monde.
Quand on sait qu’en situation « normale » ces virtuoses ont des emplois du temps réservés des années à l’avance par les scènes les plus prestigieuses du monde, on ne peut que saluer la prouesse.

L’impossible, l’improbable se réalise autour du « Danzón nº2 » du compositeur mexicain Arturo Márquez.
Au prix, bien sûr, d’un travail titanesque au service de la musique, de l’humour, de la bonne humeur… et du plaisir pour tous.
… Et le tout au profit d’associations caritatives mexicaines dédiées à la protection de l’enfance et à l’assistance aux femmes : chaque clic sur la vidéo YouTube générant un don à ces organismes.

Lire, voir, écouter, sourire, danser, donner . . .

Humeur de printemps : allégresse mélancolique

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Humeur de printemps : allégresse mélancolique

Tout le printemps des paysages et des rivières
monte comme un encens dans mon cœur,

et le souffle de toutes choses
chante en mes pensées comme une flûte.

Rabindranath Tagore – « L’offrande lyrique »

Victor Borissov-Moussatov – Printemps 1901

« Allegro malinconico ». Tout est dit de l’humeur de Francis Poulenc dans ce titre oxymorique du premier mouvement de son emblématique « Sonate pour flûte et piano » au moment où il entreprend sa composition à Cannes entre février et mars 1957.

Frissonnements fébriles des variations en arabesques auxquels succède une calme mélodie, pensive, parfois sibylline, qui se termine et termine le mouvement en forme de question suspendue sur les quatre notes du premier thème.

Le plaisir est au bout du clic. . .

Piano oxygène

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Piano oxygène

Une courte mais efficace cure d’oxygénation, par les temps actuels, ça ne refuse pas !

Sans rendez-vous et gratuite !…

Le traitement a été conçu par le Professeur Bach

Protocole assuré par le docteur Anderszewski avec du matériel « Steinway & sons »

Entrée de la salle de soins >>>

 

Siegfried : la mort, la marche

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Siegfried : la mort, la marche

« J’ai composé un chœur grec, mais un chœur qui serait pour ainsi dire chanté par l’orchestre. »

 Richard Wagner (A propos de la Marche funèbre de Siegfried dans Götterdämmerung.)

Henry de Groux – Mort de Siegfried – 1899

Un coup de lance plantée dans le dos de Siegfried par le traître Hagen et la malédiction des Niebelungen s’accomplit.

A l’acte III du « Götterdämmerung »,  dernier opéra de la Tétralogie, la mort de Siegfried et la marche funéraire qui accompagne le héros au bûcher – « Siegfrieds Tod und Trauermarsch » – offrent à Wagner l’occasion d’une des pages les plus mémorables de la musique symphonique.
Cette « marche au néant », comme l’ont qualifiée certains, poignante et tonitruante, prélude à la fin dramatique du « Ring ».

Klaus Tennstedt et le Phiharmonique de Londres en ont donné une sublime interprétation à Tokyo en 1988.

Lire, voir, écouter . . .

‘Patauger dans l’eau…’

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‘Patauger dans l’eau…’

« Wade in the Water, wade in the water children.
Wade in the Water. God’s gonna trouble the water. »

Amanda Powell & Ashlee Foreman (sopranos) – Au centre Jeannette Sorrell directrice artistique du groupe Appolo’s Fire

Aussi beau, aussi enjoué, aussi profond soit-il, un Negro Spiritual ne se limite pas, le plus souvent, à n’être qu’un chant fraternel ou spirituel.

Pour les esclaves afro-américains du Sud des États Unis, au XIXème siècle, dont le salut se réduisait à la seule réussite de leur fuite vers le Nord, beaucoup de ces chants, utilisés comme des outils codés de communication sur les chemins clandestins de l’exode, contribuaient à leur survie.

Dépouillés des haillons poussiéreux des chemins certains reviennent sous les ors éclatants de la scène pour rendre hommage aux passeurs, esclaves comme eux, qui jadis, à l’instar de la noble Harriet Tubman, les entonnaient pour guider discrètement le pas des malheureux.

Lire, voir, écouter . . .