Mais vieillir – 5 – « When you are old »

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Mais vieillir – 5 – « When you are old »

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.

Pierre de Ronsard – Sonnets pour Hélène – 1578

William Butler Yeats (1865-1939)

Le grand poète irlandais, Prix Nobel de Littérature 1923, a un jour choisi de s’inspirer de très près de son illustre prédécesseur français, Pierre de Ronsard. Comme lui, il a composé dans le même esprit ce poème devenu célèbre entre tous, dit aux quatre coins de la planète :

« When you are old ».

Il est toujours aussi bon de l’entendre avec la douceur et la discrétion qu’encouragerait certainement l’auteur. Mais le plaisir se prolonge volontiers dans l’adaptation qu’en proposent de talentueux chanteurs d’aujourd’hui. Ainsi la belle composition et interprétation de Gretchen Peters, en 1996…

Écouter, goûter . . .

L’amour au temps de… la pandémie

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’amour au temps de… la pandémie

Dans le malheur, l’amour devient plus grand et plus noble.’

Gabriel Garcia-Marquez
(« L’amour au temps du choléra » – 1985)

Un émouvant montage-collage d’un youtubeur inconnu en guise de bande-annonce rétrospective du film prémonitoire de David Mackenzie, sorti sur les écrans en 2011, PERFECT SENSE.

Au cœur d’une pandémie mondiale causée par un virus étrange qui entraîne chez les malades qu’il infecte une perte progressive des sens, un cuisinier, privé de facto d’une large part d’activité, et une brillante infectiologue, aussi perplexe qu’engagée, tombent amoureux.

Le vidéaste mixe selon son inspiration propre quelques images du film avec la voix de Shirley Horn chantant une des plus belles réussites du Jazz vocal de son cru, « Here’s to life », qui ne fait en rien partie de la bande son originale.

Émotion garantie à travers un harmonieux souvenir de cette romance cinématographique brièvement revisitée musicalement ici avec justesse et bon goût.

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Mais vieillir…! – 3 – Un vieillard

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Mais vieillir…! – 3 – Un vieillard

Ferdinand Hodler (Suisse 1853-1918)- Vieil homme lisant

« La taverne de la mer » :

Poème de Constantin Cavafy (poète grec 1863-1933)

Traduction en français depuis une réinterprétation du poème en chanson
par Lluis Llach, en catalan.

« Cavafy a peur de devenir ce petit vieux attablé à la taverne de la mer, et qui voit sa jeunesse enfuie et son dernier visage resté collé dans ses mains boursouflées, et qui ne pourront plus caresser un corps d’éphèbe que contre monnaie. Cette hantise de l’homosexuel vieillissant il l’aura porté très tôt. De bars louches en bars louches, là où se trouvent ses jeunes matelots d’une vingtaine d’années au plus, il part en fait plus à la recherche de sa jeunesse que d’un nouveau corps à habiter, à posséder. »

Gil Pressnitzer (« Esprits Nomades » – « Constantin Cavafy »)

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Mais vieillir…! – 2 – DANCE

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Mais vieillir…! – 2 – DANCE

« En vieillissant, je sens que tout s’en va… et j’aime tout plus passionnément. »

Émile Zola

Susan Sarandon & Danny Glover – Clip-Video « DANCE »

Jean de La Fontaine
—  Je crois qu’on est vieux la première fois…

Le rossignol
—  Qu’on aime ?

Jean de La Fontaine
—  Ah ! Non. La première fois qu’on cesse d’aimer.

Sacha Guitry  – « Jean de La Fontaine » (1916)

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Old fashion…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Old fashion…

« La mode se démode, le style jamais. »

Coco Chanel

Tatiana Eva-Marie

Tatiana Eva-Marie chante avec sa grâce toute naturelle la chanson créée dans les années 1930 par Baby Rose-Marie au début très précoce de sa carrière.

Take a picture of the moon above
In May or June
Then you could make love
Morning night or noon
By the light of the same old moon

Si Rose Marie avait alors pour accompagnateur le père du « Swing », le grand Fletcher Henderson, Tatiana n’est pas en reste, accompagnée par Terry Waldo, maître incontesté du « Ragtime » depuis une soixantaine d’années, et un groupe de musiciens très talentueux, le Gotham City Band.

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Sans fin les nuits d’amour ?

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Sans fin les nuits d’amour ?

« Ah ! nos nuits d’amour, Lucienne ! L’union des corps et des cœurs. L’instant, l’instant unique où on ne sait plus si c’est la chair ou si c’est l’âme qui palpite… »

Jean Anouilh (‘Eurydice‘)

Imma Cuesta

Il n’y a jamais que dans la tendre passion des chansons d’amour que les nuits refusent de finir. Quand l’heure vient de les chanter c’est…

Imma Cuesta, accompagnée par le guitariste et compositeur Javier Limón, chante « Una de esas noches sin final » ainsi qu’ils l’interprètent dans la bande originale du film « Todos lo saben » (Tout le monde le sait) du talentueux réalisateur iranien Asghar Farhadi, en 2018.

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Doux souvenirs : rembobiner !

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Doux souvenirs : rembobiner !

« Nous sommes faits d’un étrange mélange d’acides nucléiques et de souvenirs, de rêves et de protéines, de cellules et de mots. »

Pr. François Jacob (Prix Nobel de Médecine 1965)

Film de ma jeunesse…

Musique de ma jeunesse…

Rêve de ma jeunesse…

Souvenir de ma jeunesse…

Illusions de ma vieillesse !

Rembobinez s’il vous plaît !

Lire, voir, écouter, rêver un peu, se souvenir beaucoup . . .

Sensuel et tragique : Tango

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Sensuel et tragique : Tango

Lorena Tarantino & Gianpiero Galdi – ‘Ariele e Calibano

Comme j’aimerais ne pas trop me tromper en suivant aveuglément ma naïveté première qui s’acharne à me convaincre que le long et minutieux travail préparatoire de ces merveilleux danseurs ne prive en rien leur tango de la part d’inventivité immédiate et d’émotion spontanée qui confère à l’âme de cet art secret et délicat sa véritable substance, l’empreinte intime de son humanité.

[…]

Lire, écouter, voir . . .

Les larmes du drame : « Llorona »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les larmes du drame : « Llorona »

Carmen Goett – Llorona

Si Médée, magicienne tragique de la mythologie grecque, devenue mère infanticide par la plume du dramaturge athénien Euripide au 5ème siècle avant J.C., n’a cessé depuis de crier sa colère sur les tréteaux d’Europe, son « double » d’Amérique latine, la « Llorona », la pleureuse, – sans aucun lien de filiation avec son aînée – hante pour sa part toutes les nuits les rivages des mers et des rivières en se lamentant sur ce moment de folie qui l’amena à noyer ses enfants par vengeance envers son époux.   

Une belle chanson iconique pour le peuple mexicain et les populations hispaniques d’Amérique du sud raconte la tragédie de cette femme qui fascine les uns ou terrorise les autres…  « Llorona »

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‘Patauger dans l’eau…’

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

‘Patauger dans l’eau…’

« Wade in the Water, wade in the water children.
Wade in the Water. God’s gonna trouble the water. »

Amanda Powell & Ashlee Foreman (sopranos) – Au centre Jeannette Sorrell directrice artistique du groupe Appolo’s Fire

Aussi beau, aussi enjoué, aussi profond soit-il, un Negro Spiritual ne se limite pas, le plus souvent, à n’être qu’un chant fraternel ou spirituel.

Pour les esclaves afro-américains du Sud des États Unis, au XIXème siècle, dont le salut se réduisait à la seule réussite de leur fuite vers le Nord, beaucoup de ces chants, utilisés comme des outils codés de communication sur les chemins clandestins de l’exode, contribuaient à leur survie.

Dépouillés des haillons poussiéreux des chemins certains reviennent sous les ors éclatants de la scène pour rendre hommage aux passeurs, esclaves comme eux, qui jadis, à l’instar de la noble Harriet Tubman, les entonnaient pour guider discrètement le pas des malheureux.

Lire, voir, écouter . . .