‘Any man’s death diminishes me’ 11/09/2001

Mémorial du 11/09/2001 – World Trade Center – New York

Oh, little child, see how the flowe
You plucked bleeds on the iron ground;
Bend down, your ears may catch its voice,
A passionless low sobbing sound.

Oh, Man, put up your sword and see
The brother that you dig to death;
There is no hatred in his eye,
No curses crackle in his breath.

Henry Treece (poète anglais – 1911-1966)

Oh, petit enfant, vois comme la fleur
Que tu cueilles saigne sur la terre de fer
Penche-toi, tes oreilles peuvent capter sa voix
Un flot de sanglots bas et sans passion

Oh, homme, relève ton épée et vois
Le frère que tu as fait mourir
Il n’y a pas de haine dans ses yeux
Aucune malédiction n’exhale de son souffle

No man is an island, entire of itself; every man is a piece of the continent, a part of the main. If a clod be washed away by the sea, Europe is the less, as well as if a promontory were, as well as if a manor of thy friend’s or of thine own were: any man’s death diminishes me, because I am involved in mankind, and therefore never send to know for whom the bell tolls; it tolls for thee.

John Donne – Meditation #17
Devotions upon Emergent Occasions’ (1623)

« Nul homme n’est une île, un tout en soi ; chaque homme est part du continent, part du large ; si une parcelle de terre est emportée par les flots, pour l’Europe c’est une perte égale à celle d’un promontoire, autant que pour toi celle d’un manoir de tes amis ou même du tien. La mort de tout homme me diminue parce que je suis membre du genre humain. Aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : il sonne pour toi. »

Les Don Quichotte

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les Don Quichotte

« Les Don Quichotte vont de l’avant, les yeux fixés

« sur la pointe de la lance où flotte la bannière de l’Idée. »

Kostas Karyotakis

Museo Iconográfico del Quijote – Guanajuato

Un poète grec des années 1920, Kostas Karyotakis, regarde depuis son désenchantement personnel, comme dans un miroir peut-être, l’image à la fois drôle et dramatique du célèbre chevalier à la triste figure, mon vieux compagnon de toujours.

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Aube

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Aube

Premiers enchantements de l’été. Glisser son pas léger dans celui du poète et poursuivre, avec lui, jusqu’à l’extase, les voluptueux caprices de l’aube…

Aube

J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant…

Lire, écouter la suite du poème d’Arthur Rimbaud. . .

‘Parole de la parole’

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

‘Parole de la parole’

Salah Stétié 1929-20/05/2020

« Quant à la poésie, elle est la parole de la parole. Elle est à la pointe du langage, cette énergie qui refait notre vocabulaire et le place en situation de récréation vitale. C’est un outre-dit, une… »

Réflexions sur la poésie et les poètes…

Lire ou relire, découvrir peut-être, méditer sans doute…

Ange-gardien

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Ange-gardien

L’ange est le musicien du silence de Dieu

Dominique Ponnau
(Directeur honoraire de l’École du Louvre)

« Entidade » – Yamandu Costa et Mônica Salmaso

« Entidade » (que j’ai voulu traduire par ange-gardien), c’est le titre d’une des nombreuses chansons brésiliennes composées par le magistral guitariste Yamandu Costa sur des textes de son illustre aîné, le grand poète brésilien contemporain Paulo-Cesar Pinheiro.

Filtrant entre les voiles sonores, pâles et ombreux, que tissent les cordes d’une guitare, la douceur rassurante d’une voix amie évoque le mystère de cette invisible présence supposée nous accompagner toujours.

 L’envie d’y croire nous gagne…

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En montagne libanaise

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

En montagne libanaise

Se souvenir – d’un souvenir d’enfant,
d’un secret royaume qui avait note âge ;
nous ne savions pas lire les présages,
dans ces oiseaux morts au fond de leurs cages,
sur les Monts Liban.

Nadia Tuéni (1935-1983)

Louis LottierVue générale de Beyrouth prise de Wadi Abou Jémil – 1860

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L’école de la poésie

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’école de la poésie

La poésie est une clameur
Elle doit être entendue comme la musique
Toute poésie destinée à n’être que lue
et enfermée dans sa typographie n’est pas finie
Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale
tout comme le violon prend le sien
avec l’archet qui le touche

Léo Ferré

 

Préface de « Poètes… vos papiers ! » (1956)

Léo Ferré 1916-1993

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Feuillet d’un capitaine : à propos

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Feuillet d’un capitaine : à propos

« Avant de vous connaître, je me passais de la poésie. Rien de ce qui paraissait ne me concernait. Depuis dix ans au contraire, j’ai en moi une place vide, un creux, que je ne remplis qu’en vous lisant, mais alors jusqu’au bord. »

Albert Camus – dans une lettre à René Char (1946)

George Steiner évoque René Char
(alias « Capitaine Alexandre » dans la résistance)
et le « Feuillet d’Hypnos 138 »

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Il est d’étranges soirs…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Il est d’étranges soirs…

Albert Samain 1858-1900

Il est d’étranges soirs…

Il est de clairs matins…

Il est de mornes jours…

Il est des nuits de doute…

ψ

Jean Chevrier (1915-1975), sociétaire de la Comédie Française,
dit les états d’âme du poète.

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« Je voudrais pas crever… »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Je voudrais pas crever… »

[…] « Les poètes sont faits pour être entendus. Et ils ont eu tort de quitter la terre nourricière de la parole. On aimerait écrire pour des gens qui ne savent pas lire. Je porte un vif intérêt aux illettrés. »

Géo Norge

Boris Vian

Pierre Brasseur dit « Je voudrais pas crever »

Je voudrais pas crever
Avant d’avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d’argent
Au nid…

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