Ange-gardien

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Ange-gardien

L’ange est le musicien du silence de Dieu

Dominique Ponnau
(Directeur honoraire de l’École du Louvre)

« Entidade » – Yamandu Costa et Mônica Salmaso

« Entidade » (que j’ai voulu traduire par ange-gardien), c’est le titre d’une des nombreuses chansons brésiliennes composées par le magistral guitariste Yamandu Costa sur des textes de son illustre aîné, le grand poète brésilien contemporain Paulo-Cesar Pinheiro.

Filtrant entre les voiles sonores, pâles et ombreux, que tissent les cordes d’une guitare, la douceur rassurante d’une voix amie évoque le mystère de cette invisible présence supposée nous accompagner toujours.

 L’envie d’y croire nous gagne…

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En montagne libanaise

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

En montagne libanaise

Se souvenir – d’un souvenir d’enfant,
d’un secret royaume qui avait note âge ;
nous ne savions pas lire les présages,
dans ces oiseaux morts au fond de leurs cages,
sur les Monts Liban.

Nadia Tuéni (1935-1983)

Louis LottierVue générale de Beyrouth prise de Wadi Abou Jémil – 1860

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L’école de la poésie

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’école de la poésie

La poésie est une clameur
Elle doit être entendue comme la musique
Toute poésie destinée à n’être que lue
et enfermée dans sa typographie n’est pas finie
Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale
tout comme le violon prend le sien
avec l’archet qui le touche

Léo Ferré

 

Préface de « Poètes… vos papiers ! » (1956)

Léo Ferré 1916-1993

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Feuillet d’un capitaine : à propos

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Feuillet d’un capitaine : à propos

« Avant de vous connaître, je me passais de la poésie. Rien de ce qui paraissait ne me concernait. Depuis dix ans au contraire, j’ai en moi une place vide, un creux, que je ne remplis qu’en vous lisant, mais alors jusqu’au bord. »

Albert Camus – dans une lettre à René Char (1946)

George Steiner évoque René Char
(alias « Capitaine Alexandre » dans la résistance)
et le « Feuillet d’Hypnos 138 »

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Il est d’étranges soirs…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Il est d’étranges soirs…

Albert Samain 1858-1900

Il est d’étranges soirs…

Il est de clairs matins…

Il est de mornes jours…

Il est des nuits de doute…

ψ

Jean Chevrier (1915-1975), sociétaire de la Comédie Française,
dit les états d’âme du poète.

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« Je voudrais pas crever… »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Je voudrais pas crever… »

[…] « Les poètes sont faits pour être entendus. Et ils ont eu tort de quitter la terre nourricière de la parole. On aimerait écrire pour des gens qui ne savent pas lire. Je porte un vif intérêt aux illettrés. »

Géo Norge

Boris Vian

Pierre Brasseur dit « Je voudrais pas crever »

Je voudrais pas crever
Avant d’avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d’argent
Au nid…

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Le temps – La poésie – Borges

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le temps – La poésie – Borges

« Je vous propose une citation de Saint-Augustin. Elle me paraît très appropriée.
Il a écrit :
— … Qu’est-ce que le temps ? Si l’on ne me pose pas la question, je sais ce qu’est le temps. Si l’on me pose la question, je ne le sais plus.
J’éprouve un sentiment identique en ce qui concerne la poésie. »

In « Arte poética » – Six conférences – Harvard 1967

Jorge-Luis Borges ((1899-1986)

Borges dit son poème « Arte Poética » :

Mirar el río hecho de tiempo y agua
y recordar que el tiempo es otro río,
saber que nos perdemos como el río
y que los rostros pasan como el agua…

 

Voir que le fleuve est fait de temps et d’eau,
Penser du temps qu’il est un autre fleuve,
Savoir que nous nous perdons comme un fleuve
Et que les destins s’effacent comme l’eau.

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Un cœur en automne /8 : Souvenirs à six cordes

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un cœur en automne /8 : Souvenirs à six cordes

Ressouvenir

Ô passé des chants doux ! ô l’autrefois des fleurs !…
Je chante ici le chant des anciennes douleurs.

[…]

Renée Vivien (1877-1909)

Un cocktail mélancolique comme une potion cosmopolite du bonheur :

– Quelques vers languides d’une belle poétesse française,

– Une partition de musique nostalgique d’un compositeur brésilien,

– La délicate virtuosité d’une interprète chinoise…

 … faisant chanter la guitare d’un légendaire maître facteur espagnol.

Xuefei Yang

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33 Sonnets composés au secret (rediffusion)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

33 Sonnets composés au  secret

Rediffusion du billet paru sur « Perles d’Orphée » le 24/03/2013

« Bois cette tasse de ténèbres, et puis dors. »

Sonnet VII

Jean-Cassou (1897-1986)Après avoir maintes fois échappé à la Gestapo pour acte de résistance, Jean Cassou est arrêté le 12 décembre 1941 et emprisonné à Furgole près de Toulouse.

Ses geôliers ne lui autorisant ni la lecture, ni l’écriture, il n’a d’autre choix que d’utiliser ses grandes capacités de mémoire pour se rapprocher des poètes qu’il fréquente assidûment depuis toujours. C’est également sa mémoire qu’il va solliciter jusqu’à l’extrême pour les rejoindre en écriture durant sa détention. Ainsi gravera-t-il dans son esprit « 33 sonnets composés au secret » qui ne connaîtront le bonheur de la publication qu’en 1944, affublés d’une chaleureuse préface d’Aragon.

En voici quelques-uns …

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Les eaux de mon été -8/ Au bord de l’eau

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les eaux de mon été -8/ Au bord de l’eau

WhistlerVariations en violet et vert  (Musée d’Orsay)

[…]

« Au coin du feu », « sous les étoiles », « au clair de lune », « dès potron-minet » … Il y a des expressions circonstancielles, comme celles-ci, qui, me semble-t-il, se refusent à introduire toute évocation violente ou dramatique ; et…

[…]

« Au bord de l’eau » demande au temps une courte pause, un instant de paix loin des tracas du monde, pour, comme dit le poète, « sentir l’amour, devant tout ce qui passe, ne point passer ».

 

 

François Le Roux chante avec l’onctueuse profondeur de sa voix de baryton une mélodie de Gabriel Fauré, « Au bord de l’eau » inspirée par un poème de Sully Prudhomme. Courbet, De Vlaminck, Sisley, et quelques autres ont préféré leurs pinceaux pour accompagner cette évocation.

Le fringant Jean Gabin de 1936 chante, avec toute la troupe du film de Julien Duvivier, « La belle équipe », la chanson emblématique de ce célèbre mélodrame du cinéma français : « Quand on s’promène au bord de l’eau » 

Au bord de l’eau… une adresse pour le bonheur ?

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