« Mon meilleur moi ! »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Mon meilleur moi ! »

Clara et Robert Schumann

« Mein guter Geist, mein bess’res Ich! »

12 septembre 1840 : Robert Schumann et Clara Wieck peuvent enfin s’unir, pour le meilleur et pour le pire. Le père de Clara, par ailleurs leur professeur de piano commun, farouchement opposé à ce mariage, est condamné par la justice à ne plus faire obstacle à ce projet.

Robert offre à sa future épouse adorée un inestimable cadeau, un recueil de 26 lieder, « Myrthen », qu’il a composés à son intention sur des poèmes de Rückert, Goethe, Heine et autres Lord Byron ou Thomas Moore.
« Widmung » (dédicace) est naturellement le premier, composé sur un poème que Friedrich Rückert avait écrit vingt ans plus tôt en hommage à sa propre épouse. Schumann y exprime la profonde dévotion qu’il nourrit pour Clara, une émouvante déclaration d’amour qui ne masque rien cependant de ses fêlures, de ses doutes et de ses angoisses.

Partagée entre tendresse et déchirement, sa musique questionne autant qu’elle affirme. C’est sans doute ce qui en fait toute la beauté. Beauté de ce chant d’amour à laquelle Franz Liszt n’a pas résisté, ayant écrit de ce lied un arrangement virtuose, passionné et dramatique, que les pianistes concertistes se plaisent volontiers à inscrire dans leur liste de bis…

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Le chant des oiseaux

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le chant des oiseaux

Georges Braque – Oiseaux (aquarelle 1962)

« Le chant des oiseaux est le même en forêt et dans les champs ; il est le même devant le wigwam et devant le château… »

Au fond d’un cimetière, Denis Podalydes parle aux oiseaux avec les mots de Victor Hugo.

Sheku Kanneh-Mason, jeune prodige du violoncelle, et ses violoncellistes laissent échapper les mille oiseaux que le grand Pablo Casals a nichés dans leurs instruments…

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Âme, te souvient-il…?

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Âme, te souvient-il…?

Christine Sèvres, comédienne et chanteuse avait depuis les années 1970 rangé ses merveilleuses interprétations dans la maison d’Antraigues-sur-Volane, en Ardèche, à l’ombre des innombrables succès de son époux, Jean Ferrat.
Le 1er novembre 1981 le cancer l’emportait. Elle avait à peine 50 ans.

C’est en avril 1883 que Lucien Létinois, ce jeune homme avec lequel Verlaine avait tissé depuis 1877 une étroite relation que l’histoire sait mal définir, quittait brusquement la vie, terrassé à 23 ans par la fièvre typhoïde. La disparition de celui que le poète disait considérer comme son « fils adoptif  » l’affligea profondément.
Quelques années plus tard, et pour l’éternité, ses vers questionnent encore son âme meurtrie…

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Don de soi (réédition)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Don de soi

Un grand cri traversa la salle :
« Je suis sa mère » hurlait une femme, « tout de même, je suis sa mère ! ».

Mais le public : « Encore, encore ! »

Quelqu’un a écrit un jour à juste titre que dans les œuvres de René de Obaldia, aujourd’hui le doyen des Immortels, « on tient que l’absurde est plus sérieux que la raison ».

Pour s’en persuader, il n’est que de retrouver l’histoire que lui inspira une jeune et généreuse pianiste…

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Du feu un improbable écho

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Du feu un improbable écho

« semences bleues du feu feu des feux témoins d’yeux qui pour les folles vengeances s’exhument

et s’agrandissent »

Aimé Césaire

¤

Comme un improbable écho au feu rageur des vers du poète le feu passionné des cordes d’une guitare…

Résonance chimérique et imprévue à la parole enflammée d’Aimé Césaire, l’embrasement d’un mouvement de sonate pour guitare composée par un maître de l’instrument, Roland Dyens, sous les doigts virtuoses de Roxane Elfasci…

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LIBERTÉ

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

LIBERTÉ

Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté

Madeleine Peyroux – Liberté de Paul Eluard

En hommage à Samuel PATY, 47 ans, professeur assassiné, décapité, sur notre terre de France, ce 16 octobre 2020, pour avoir simplement offert à ses élèves « une chance de devenir meilleurs » en leur enseignant la liberté d’expression, la liberté de croire ou de ne pas croire…
… la Liberté, tout court !

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L’humide et le sauvage

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’humide et le sauvage

Inversnaid

Chutes du Falloch à Inversnaid

What would the world be, once bereft
Of wet and of wildness?  (Gerard Manley Hopkins – « Inversnaid »)

Qu’arriverait-il au monde, s’il se voyait ravir
L’humide et le sauvage ?

« Inversnaid ». Ce poème automnal de Gerard Manley Hopkins, pour témoigner, s’il en était encore besoin, que le poète, contemplateur des merveilles de la nature, se fait « voyant ». « Lui seul a le front éclairé ! ».

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Un chatoyant maillon

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un chatoyant maillon

« Voici ce qui est important : c’est qu’entre le loup au coin du bois et le loup au coin d’une page, il y a comme un chatoyant maillon. Ce maillon, ce prisme, c’est l’art littéraire. »          Vladimir Nabokov (1899-1977)

Nabokov by Youssouf Karsh

Quand Vladimir Nabokov se pose la question de l’origine de la littérature, il y a autant de plaisir à écouter la question qu’à suivre le raisonnement qui conduit à l’évidence.

Tania de Montaigne dit le texte avec justesse et élégance.

ARTE Cinéma, il y a peu, a invité des artistes parmi ceux qui font la vie culturelle française et allemande à réciter des poèmes qui leur tiennent à cœur. La série, intitulée « De la poésie dans un monde de brutes » est une belle réussite. La vidéo de ce billet en est extraite.

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En montagne libanaise

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

En montagne libanaise

Se souvenir – d’un souvenir d’enfant,
d’un secret royaume qui avait note âge ;
nous ne savions pas lire les présages,
dans ces oiseaux morts au fond de leurs cages,
sur les Monts Liban.

Nadia Tuéni (1935-1983)

Louis LottierVue générale de Beyrouth prise de Wadi Abou Jémil – 1860

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L’école de la poésie

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’école de la poésie

La poésie est une clameur
Elle doit être entendue comme la musique
Toute poésie destinée à n’être que lue
et enfermée dans sa typographie n’est pas finie
Elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale
tout comme le violon prend le sien
avec l’archet qui le touche

Léo Ferré

 

Préface de « Poètes… vos papiers ! » (1956)

Léo Ferré 1916-1993

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