Les rêves morts

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les rêves morts

Albert Gyorgy – Mélancolie (Rotonde du Mont Blanc à Genève)

Je voudrais pour aimer avoir un cœur nouveau

Qui n’eût jamais connu les heures de détresse,

Un cœur qui n’eût battu qu’au spectacle du beau

Et qui fût vierge encor de toute autre tendresse ;

[…]

Gaëtane de Montreuil (Québec) 1867-1951

Lire, écouter . . .

Art de perdre, art de vivre

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Art de perdre, art de vivre

« I’d rather be called ‘the 16th poet’ with no reference to my sex, than one of 4 women—even if the other three are pretty good. » (Elizabeth Bishop)

(Je préfère être considérée comme la seizième poétesse sans référence à mon sexe, plutôt que l’une des quatre meilleurEs – même si les trois autres sont particulièrement excellentes.)

Elizabeth Bishop, 1940s; photograph © The Josef and Yaye Breitenbach Charitable Foundation, New York/Josef Breitenbach Archive, Center for Creative Photography, University of Arizona

« Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître ;
tant de choses semblent si pleines d’envie
d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre. »

Lire, voir, écouter . . .

Aube

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Aube

Premiers enchantements de l’été. Glisser son pas léger dans celui du poète et poursuivre, avec lui, jusqu’à l’extase, les voluptueux caprices de l’aube…

Aube

J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant…

Lire, écouter la suite du poème d’Arthur Rimbaud. . .

Pas à pas

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Pas à pas

Pas à pas
par le plus bref trait
par le plus grand cercle
Nous rallierons tout

François Cheng

Ils ne sont pas nombreux les poètes dont la magie des vers nous ouvre les portes des profondeurs insondables en même temps qu’elle nous emporte loin au dessus des sommets les plus hauts.
François Cheng compte sans doute parmi ceux-là à qui le « Tout » a confié ses clefs.

« Pas à pas » : Un poème extrait du recueil « Qui dira notre nuit »…

… pour accompagner le Voyage d’une amie.

Lire, écouter . . .

Humeur de printemps : allégresse mélancolique

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Humeur de printemps : allégresse mélancolique

Tout le printemps des paysages et des rivières
monte comme un encens dans mon cœur,

et le souffle de toutes choses
chante en mes pensées comme une flûte.

Rabindranath Tagore – « L’offrande lyrique »

Victor Borissov-Moussatov – Printemps 1901

« Allegro malinconico ». Tout est dit de l’humeur de Francis Poulenc dans ce titre oxymorique du premier mouvement de son emblématique « Sonate pour flûte et piano » au moment où il entreprend sa composition à Cannes entre février et mars 1957.

Frissonnements fébriles des variations en arabesques auxquels succède une calme mélodie, pensive, parfois sibylline, qui se termine et termine le mouvement en forme de question suspendue sur les quatre notes du premier thème.

Le plaisir est au bout du clic. . .

‘Parole de la parole’

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

‘Parole de la parole’

Salah Stétié 1929-20/05/2020

« Quant à la poésie, elle est la parole de la parole. Elle est à la pointe du langage, cette énergie qui refait notre vocabulaire et le place en situation de récréation vitale. C’est un outre-dit, une… »

Réflexions sur la poésie et les poètes…

Lire ou relire, découvrir peut-être, méditer sans doute…

Jean Grosjean, un regard, une parole…

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Jean Grosjean, un regard, une parole…

Vivre est un chaos. Je pose mon pied sur mes peurs et je vais.
Jean Grosjean (La rumeur des cortèges)

Jean Grosjean 1912-2006

Aucune promenade poétique ne saurait m’être pleinement profitable si elle ne croisait, à un moment ou à un autre, un regard ou une parole de Jean Grosjean.

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« Mon meilleur moi ! »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Mon meilleur moi ! »

Clara et Robert Schumann

« Mein guter Geist, mein bess’res Ich! »

12 septembre 1840 : Robert Schumann et Clara Wieck peuvent enfin s’unir, pour le meilleur et pour le pire. Le père de Clara, par ailleurs leur professeur de piano commun, farouchement opposé à ce mariage, est condamné par la justice à ne plus faire obstacle à ce projet.

Robert offre à sa future épouse adorée un inestimable cadeau, un recueil de 26 lieder, « Myrthen », qu’il a composés à son intention sur des poèmes de Rückert, Goethe, Heine et autres Lord Byron ou Thomas Moore.
« Widmung » (dédicace) est naturellement le premier, composé sur un poème que Friedrich Rückert avait écrit vingt ans plus tôt en hommage à sa propre épouse. Schumann y exprime la profonde dévotion qu’il nourrit pour Clara, une émouvante déclaration d’amour qui ne masque rien cependant de ses fêlures, de ses doutes et de ses angoisses.

Partagée entre tendresse et déchirement, sa musique questionne autant qu’elle affirme. C’est sans doute ce qui en fait toute la beauté. Beauté de ce chant d’amour à laquelle Franz Liszt n’a pas résisté, ayant écrit de ce lied un arrangement virtuose, passionné et dramatique, que les pianistes concertistes se plaisent volontiers à inscrire dans leur liste de bis…

Lire, voir, écouter, écouter, écouter…