Un cœur en automne /9 : Keats – « To Autumn »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un cœur en automne /9 : Keats – « To Autumn »

Des six odes écrites par John Keats en 1819, la dernière, l’Ode à l’Automne, considérée par beaucoup comme un sommet de la poésie romantique de langue anglaise, fait figure de testament poétique du grand écrivain, tant elle précède de peu sa disparition.

Depuis la fin de l’été jusqu’aux premiers frimas de l’hiver, l’automne, traversé comme un long jour crépusculaire, offre au poète son foisonnement de largesses et de beautés ; mais jamais cette maturité féconde de la nature ne manque d’évoquer l’inévitable déclin dont elle est le vivant symbole.

« Saison de brumes et de moelleuse profusion,
« Tendre amie du soleil qui porte la maturité, »

[…]

John Keats (1795-1821)

 

Matthew Coulton dit « To Autumn »

Et deux traductions du poème par :

– Robert Davreu

– Albert Laffay

 

* Ici repose celui dont le nom était écrit dans l’eau.
Épitaphe gravée sur la tombe de John Keats conformément à son désir,
et telle qu’il l’a lui-même composée.

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Un cœur en automne /8 : Souvenirs à six cordes

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Un cœur en automne /8 : Souvenirs à six cordes

Ressouvenir

Ô passé des chants doux ! ô l’autrefois des fleurs !…
Je chante ici le chant des anciennes douleurs.

[…]

Renée Vivien (1877-1909)

Un cocktail mélancolique comme une potion cosmopolite du bonheur :

– Quelques vers languides d’une belle poétesse française,

– Une partition de musique nostalgique d’un compositeur brésilien,

– La délicate virtuosité d’une interprète chinoise…

 … faisant chanter la guitare d’un légendaire maître facteur espagnol.

Xuefei Yang

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Un cœur en automne /6 : Mélange élégiaque

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Un cœur en automne /6 : Mélange élégiaque

Mais la tendre Élégie et sa grâce touchante
M’ont séduit. L’Élégie à la voix gémissante,
Au ris mêlé de pleurs, aux longs cheveux épars ;
Belle, levant au ciel ses humides regards.

André Chénier – « Élégie XXXII »

Irina Lankova – pianiste

Amours déçues, vision désespérée du futur, tourments de mort…
Et s’ouvre grand pour l’âme sensible du poète ou du musicien l’intime registre élégiaque.
Fugitive, une lueur de confiance parfois le traverse.

 

Un poème de Goethe, comme une invitation à noyer de nos larmes la plainte apaisée d’un cœur éploré :

« Réconciliation »

 

 

Une composition romantique comme un émouvant appel à fondre notre plus triste soupir dans l’envoûtante mélancolie d’une mélodie de Rachmaninov :

« Élégie », sous les doigts de Irina Lankova.

 

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Un cœur en automne /5 : Back to Carrieckfergus

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Un cœur en automne /5 : Back to Carrickfergus

Carrickfergus castle – photo by John Tinneny

Il est tard. Les vieilles pierres irlandaises neuf fois centenaires du château de Carrickfergus ne vont pas tarder à rejoindre pour la nuit leur nid de brumes froides.
Laissons les se souvenir des invasions qui les assemblèrent et des combats dont elles portent encore fièrement les cicatrices.

Ce soir, nous irons nous réchauffer dans ce pub, derrière le port.
Autour d’un violon, d’une flûte, et d’une guitare, nous noierons notre mélancolie dans une (ou peut-être deux…!) pinte de Guinness ou de Kilkenny.
Une jolie rousse chantera pour nous la complainte de ce ce vieux vagabond qui rêve, avant de mourir, de retrouver ses amours de jeunesse, là-bas, pas très loin de Belfast, à Carrickfergus…

Émus, nous lèverons nos verres… à l’irlandaise :

– « It’s grand !  Slàinte ! »*

* « C’est bon ! Santé ! » (Prononcer “Slantché”)

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Un cœur en automne /4 : La mélancolie

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Un cœur en automne /4 : La mélancolie

Charade :

– Mon premier : 

« C’est un chat perdu
qu’on croit retrouvé
… »

– Mon deuxième :

« C‘est se r’trouver seul
place de l’Opéra
quand le flic t’engueule… »

– Mon troisième :

« C’est revoir Garbo
dans La Reine Christine
c’est Victor Hugo
et Léopoldine
… »

– Mon quat…

– Et mon tout :

« C’est quelquefois rien
C’est quelquefois trop... »

Mais c’est une bien poétique chanson française d’un révolté de génie !

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33 Sonnets composés au secret (rediffusion)

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33 Sonnets composés au  secret

Rediffusion du billet paru sur « Perles d’Orphée » le 24/03/2013

« Bois cette tasse de ténèbres, et puis dors. »

Sonnet VII

Jean-Cassou (1897-1986)Après avoir maintes fois échappé à la Gestapo pour acte de résistance, Jean Cassou est arrêté le 12 décembre 1941 et emprisonné à Furgole près de Toulouse.

Ses geôliers ne lui autorisant ni la lecture, ni l’écriture, il n’a d’autre choix que d’utiliser ses grandes capacités de mémoire pour se rapprocher des poètes qu’il fréquente assidûment depuis toujours. C’est également sa mémoire qu’il va solliciter jusqu’à l’extrême pour les rejoindre en écriture durant sa détention. Ainsi gravera-t-il dans son esprit « 33 sonnets composés au secret » qui ne connaîtront le bonheur de la publication qu’en 1944, affublés d’une chaleureuse préface d’Aragon.

En voici quelques-uns …

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