2019 : Sourire – Amour – Paix. Dans l’ordre qu’on voudra !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

2019 : Sourire – Amour – Paix. Dans l’ordre qu’on voudra !

Meilleurs vœux  !

Comment, sans une dose certaine d’exagération, une pincée d’outrance, et un zeste d’angélisme, mes vœux pour ce début d’année résisteraient-ils à l’inéluctable érosion que ne manqueront pas d’infliger à leur réalisation les onze mois qui les suivent ? 

Aucun excès, en tout cas, ne saurait retrancher la moindre fraction à la sincérité qui les inspire.

Alors :

Ψ –  Puissions-nous entonner chaque jour de … (Carolyn Sampson – soprano)

Ψ –  Puisse cette nouvelle année, Mesdames…    (Anna Tikhomirova – ballerine)

Ψ –  Enfin, et surtout, puissions-nous tous…         (Bill Evans – piano)

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Amour, danse et beauté… Et commutativement !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Amour, danse et beauté… Et commutativement !

Il faut apprendre à être touché par la beauté, par un geste, un souffle, pas seulement par ce qui est dit et dans quelle langue, percevoir indépendamment de ce que l’on « sait. »

Pina Bausch

SpartacusAdagio (Anna Nikulina & Mikhaïl Lobukhin) – Bolchoï

— Transcendance de l’amour quand l’élégance de la musique fusionne dans l’harmonie d’un même élan la passion des corps et la profondeur des sentiments.

— Transcendance de la beauté quand l’amour se pare de l’éclat conjugué de deux étoiles : attraction gravitationnelle réciproque de la grâce pure et de la force maîtrisée.

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« Si vous voulez que j’aime encore… »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Si vous voulez que j’aime encore… »

« Si voulez que j’aime encore… »

Ainsi commence un tendre poème que Voltaire vieillissant écrit à sa « douce Emilie », Madame du Châtelet, pour lui dire élégamment qu’avec le temps l’amour fait place à l’amitié, et reconnaître ainsi le déclin de son désir pour elle.

Prétexte à retrouver ces deux brillants esprits dont la relation de quinze ans a été qualifiée par certains de « plus folle romance des Lumières ».

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S’il lui restait un brin de fierté… Etta James (Blues – Face 1)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

S’il lui restait un brin de fierté… Etta James (Blues – Face 1)

Etta James : légende du Blues — mais aussi diva du Soul Jazz, du Rythm & Blues et du Rock and Roll !

If I had any pride left at all.

I wouldn’t count the times we talked about tomorrow
I wouldn’t sing the lines when some one played our song
On lonely nights

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Julia Florida

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Julia Florida

« Como queja de tu alma solitaria
« en cuya triste y mística plegaria     

  « florece sin cesar el sentimiento. »

 

La sérénade, l’homme mur que l’on surnommait alors, à juste raison, « le Paganini de la guitare », Agustin Barrios « Mangoré », l’avait certainement donnée à la jeune Julia Florida Martinez, de trente ans sa cadette, mais certainement pas à la manière d’un jeune premier grattant…

Agustin Barrios Mangoré (1885-1944)

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L’amour heureux du pêcheur

Vient de paraître sur   « De braises et d’ombre » :

L’amour heureux du pêcheur

« Dans le bref espace d’un lied, Schubert fait de nous les spectateurs de conflits rapides et mortels. »  (Franz Liszt)

Franz Schubert ( 1797-1828)

Comment mieux se préserver, ne serait-ce que quelques instants, des affres politico-médiatiques du quotidien qu’en cherchant refuge dans la tendre simplicité d’une poésie simple flottant sur la mélodie mystérieuse composée par Schubert ?

La chaleur d’une voix,

la subtile scintillation d’un piano complice,

quelques tableaux de maîtres anciens pour décor,

et le chant d’amour d’un pêcheur rejoignant sa bienaimée, à la rame.

Des Fischers Liebesglück

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Cet amour

Cet amour
Si violent
Si fragile
Si tendre
Si désespéré
Cet amour
Beau comme le jour
Et mauvais comme le temps
Quand le temps est mauvais
Cet amour si vrai
Cet amour si beau
Si heureux
Si joyeux
Et si dérisoire
Tremblant de peur comme un enfant dans le noir
Et si sûr de lui
Comme un homme tranquille au milieu de la nuit
Cet amour qui faisait peur aux autres
Qui les faisait parler
Qui les faisait blêmir
Cet amour guetté
Parce que nous le guettions
Traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié oublié
Cet amour tout entier
Si vivant encore
Et tout ensoleillé
C’est le tien
C’est le mien
Celui qui a été
Cette chose toujours nouvelle
Et qui n’a pas changé
Aussi vrai qu’une plante
Aussi tremblante qu’un oiseau
Aussi chaude aussi vivante que l’été
Nous pouvons tous les deux
Aller et revenir
Nous pouvons oublier
Et puis nous rendormir
Nous réveiller souffrir vieillir
Nous endormir encore
Rêver à la mort,
Nous éveiller sourire et rire
Et rajeunir
Notre amour reste là
Têtu comme une bourrique
Vivant comme le désir
Cruel comme la mémoire
Bête comme les regrets
Tendre comme le souvenir
Froid comme le marbre
Beau comme le jour
Fragile comme un enfant
Il nous regarde en souriant
Et il nous parle sans rien dire
Et moi je l’écoute en tremblant
Et je crie
Je crie pour toi
Je crie pour moi
Je te supplie
Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment
Et qui se sont aimés
Oui je lui crie
Pour toi pour moi et pour tous les autres
Que je ne connais pas
Reste là
Là où tu es
Là où tu étais autrefois
Reste là
Ne bouge pas
Ne t’en va pas
Nous qui nous sommes aimés
Nous t’avons oublié
Toi ne nous oublie pas
Nous n’avions que toi sur la terre
Ne nous laisse pas devenir froids
Beaucoup plus loin toujours
Et n’importe où
Donne-nous signe de vie
Beaucoup plus tard au coin d’un bois
Dans la forêt de la mémoire
Surgis soudain
Tends-nous la main
Et sauve-nous.

Extrait de Jacques Prévert, Paroles, Paris, Gallimard, 1946.