Don de soi (réédition)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Don de soi

Un grand cri traversa la salle :
« Je suis sa mère » hurlait une femme, « tout de même, je suis sa mère ! ».

Mais le public : « Encore, encore ! »

Quelqu’un a écrit un jour à juste titre que dans les œuvres de René de Obaldia, aujourd’hui le doyen des Immortels, « on tient que l’absurde est plus sérieux que la raison ».

Pour s’en persuader, il n’est que de retrouver l’histoire que lui inspira une jeune et généreuse pianiste…

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Du feu un improbable écho

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Du feu un improbable écho

« semences bleues du feu feu des feux témoins d’yeux qui pour les folles vengeances s’exhument

et s’agrandissent »

Aimé Césaire

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Comme un improbable écho au feu rageur des vers du poète le feu passionné des cordes d’une guitare…

Résonance chimérique et imprévue à la parole enflammée d’Aimé Césaire, l’embrasement d’un mouvement de sonate pour guitare composée par un maître de l’instrument, Roland Dyens, sous les doigts virtuoses de Roxane Elfasci…

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L’humide et le sauvage

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’humide et le sauvage

Inversnaid

Chutes du Falloch à Inversnaid

What would the world be, once bereft
Of wet and of wildness?  (Gerard Manley Hopkins – « Inversnaid »)

Qu’arriverait-il au monde, s’il se voyait ravir
L’humide et le sauvage ?

« Inversnaid ». Ce poème automnal de Gerard Manley Hopkins, pour témoigner, s’il en était encore besoin, que le poète, contemplateur des merveilles de la nature, se fait « voyant ». « Lui seul a le front éclairé ! ».

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Un chatoyant maillon

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un chatoyant maillon

« Voici ce qui est important : c’est qu’entre le loup au coin du bois et le loup au coin d’une page, il y a comme un chatoyant maillon. Ce maillon, ce prisme, c’est l’art littéraire. »          Vladimir Nabokov (1899-1977)

Nabokov by Youssouf Karsh

Quand Vladimir Nabokov se pose la question de l’origine de la littérature, il y a autant de plaisir à écouter la question qu’à suivre le raisonnement qui conduit à l’évidence.

Tania de Montaigne dit le texte avec justesse et élégance.

ARTE Cinéma, il y a peu, a invité des artistes parmi ceux qui font la vie culturelle française et allemande à réciter des poèmes qui leur tiennent à cœur. La série, intitulée « De la poésie dans un monde de brutes » est une belle réussite. La vidéo de ce billet en est extraite.

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« Patience dans l’azur »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Patience dans l’azur »

J’étais seul, j’attendais, tout mon cœur attendait.
Un jour j’ai lu Valéry. J’ai su que mon attente était finie.

Rainer Maria Rilke

Jean Dupas (1882-1964)

Palme  (Paul Valéry)

De sa grâce redoutable
Voilant à peine l’éclat,
Un ange met sur ma table
Le pain tendre, le lait plat ;
Il me fait de la paupière
Le signe d’une prière
Qui parle à ma vision : …

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L’absinthe (2019)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’absinthe (2019) *

* « L’absinthe » (version audio) a été publié sur « Perles d’Orphée » le 9/02/2013

Pour faire des poèmes
                          On ne boit pas de l’eau…

Charles Maire (1845-1919) – Le Verre d’Absinthe

Les paroles de la chanson de Barbara illustrées par les maîtres de la peinture des XIXème et XXème siècles, sur une mélodie de Fritz Kreisler, « Liebeslied ».

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Un cœur en automne /10 : Barbara Auzou – un poème de saison

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un cœur en automne /10 : Barbara Auzou – un poème de saison

« L’âme de l’artiste est un tout complexe où se mélangent en proportions infiniment variables les dons du poète, du peintre, du musicien. »

Albert Schweitzer (« J.S. Bach – Le musicien poète »)

Julius Sergius von Klever (1850-1924) – peintre russe d’origine allemande

Une bouffée d’heureuse nostalgie aux senteurs de terre mouillée et de feuilles jaunies, et les arbres du chemin se découvrent pour saluer le passant qui marche vers son enfance perdue.

Un poème de Barbara Auzou et une « petite fugue » de Bach…

Automne XII

La lampe oblique de l’automne s’obstine dans son regard de biais

Derrière un fourré l’espace glisse sous le bâton d’un marcheur qui trace des trouées d’enfance sans dire un mot

Il y a un regain d’odeurs

[…]

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Outremer : une ode aux parents

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Outremer : une ode aux parents

« Être adulte, c’est avoir pardonné à ses parents. »

Goethe

OutremerHerménégilde Chiasson (peintre, poète et écrivain acadien)

Outremer

Je resterai avec vous jusqu’à l’heure émouvante
où votre cœur sera devenu un continent glacé
dans le grand moment perdu de la route.
Lorsque tout se blase et se déforme
dans le regard kodachrome des touristes.
Sur la terre où nous n’avons fait qu’aimer.

J’aurais aimé avoir tes yeux, mon père,
pour regarder la mer, […]

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Moi, j’ai un rêve !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Moi, j’ai un rêve !

André Martins de BarrosPositif-Négatif

Les poèmes de Anderson Braga Horta, les plus connus et les plus significatifs ont pour protagoniste l’homme vu sous ses aspects transcendantaux, un homme qui ne se contente de satisfaire ses besoins matériels ni ne se limite somme toute à son état physique. Le corps de cet homme est si fragile que la moindre adversité, la moindre pression externe, peuvent le réduire à néant, mais « sa tête chante », son esprit s’oppose à l’omnipuissance de la mort pour déclarer avec un orgueil presque insolent : « Moi, j’ai un rêve. Et, puisque j’ai un rêve, je suis un Homme ». (François Olègue)

Moi, j’ai un rêve.
Un rêve grand et beau
comme la vie.
Et je l’agiterai, mon saint drapeau,
devant la face de la mort.

Car j’ai un rêve… Pour les…

[…]

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