Mais vieillir – 5 – « When you are old »

Vient de paraître sur « De Braises et d’Ombre » :

Mais vieillir – 5 – « When you are old »

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.

Pierre de Ronsard – Sonnets pour Hélène – 1578

William Butler Yeats (1865-1939)

Le grand poète irlandais, Prix Nobel de Littérature 1923, a un jour choisi de s’inspirer de très près de son illustre prédécesseur français, Pierre de Ronsard. Comme lui, il a composé dans le même esprit ce poème devenu célèbre entre tous, dit aux quatre coins de la planète :

« When you are old ».

Il est toujours aussi bon de l’entendre avec la douceur et la discrétion qu’encouragerait certainement l’auteur. Mais le plaisir se prolonge volontiers dans l’adaptation qu’en proposent de talentueux chanteurs d’aujourd’hui. Ainsi la belle composition et interprétation de Gretchen Peters, en 1996…

Écouter, goûter . . .

Art de perdre, art de vivre

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Art de perdre, art de vivre

« I’d rather be called ‘the 16th poet’ with no reference to my sex, than one of 4 women—even if the other three are pretty good. » (Elizabeth Bishop)

(Je préfère être considérée comme la seizième poétesse sans référence à mon sexe, plutôt que l’une des quatre meilleurEs – même si les trois autres sont particulièrement excellentes.)

Elizabeth Bishop, 1940s; photograph © The Josef and Yaye Breitenbach Charitable Foundation, New York/Josef Breitenbach Archive, Center for Creative Photography, University of Arizona

« Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître ;
tant de choses semblent si pleines d’envie
d’être perdues que leur perte n’est pas un désastre. »

Lire, voir, écouter . . .

Pas à pas

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Pas à pas

Pas à pas
par le plus bref trait
par le plus grand cercle
Nous rallierons tout

François Cheng

Ils ne sont pas nombreux les poètes dont la magie des vers nous ouvre les portes des profondeurs insondables en même temps qu’elle nous emporte loin au dessus des sommets les plus hauts.
François Cheng compte sans doute parmi ceux-là à qui le « Tout » a confié ses clefs.

« Pas à pas » : Un poème extrait du recueil « Qui dira notre nuit »…

… pour accompagner le Voyage d’une amie.

Lire, écouter . . .

Jean Grosjean, un regard, une parole…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Jean Grosjean, un regard, une parole…

Vivre est un chaos. Je pose mon pied sur mes peurs et je vais.
Jean Grosjean (La rumeur des cortèges)

Jean Grosjean 1912-2006

Aucune promenade poétique ne saurait m’être pleinement profitable si elle ne croisait, à un moment ou à un autre, un regard ou une parole de Jean Grosjean.

Lire, voir, écouter . . .

Le chant des oiseaux

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le chant des oiseaux

Georges Braque – Oiseaux (aquarelle 1962)

« Le chant des oiseaux est le même en forêt et dans les champs ; il est le même devant le wigwam et devant le château… »

Au fond d’un cimetière, Denis Podalydes parle aux oiseaux avec les mots de Victor Hugo.

Sheku Kanneh-Mason, jeune prodige du violoncelle, et ses violoncellistes laissent échapper les mille oiseaux que le grand Pablo Casals a nichés dans leurs instruments…

Lire, voir, écouter . . .

Âme, te souvient-il…?

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Âme, te souvient-il…?

Christine Sèvres, comédienne et chanteuse avait depuis les années 1970 rangé ses merveilleuses interprétations dans la maison d’Antraigues-sur-Volane, en Ardèche, à l’ombre des innombrables succès de son époux, Jean Ferrat.
Le 1er novembre 1981 le cancer l’emportait. Elle avait à peine 50 ans.

C’est en avril 1883 que Lucien Létinois, ce jeune homme avec lequel Verlaine avait tissé depuis 1877 une étroite relation que l’histoire sait mal définir, quittait brusquement la vie, terrassé à 23 ans par la fièvre typhoïde. La disparition de celui que le poète disait considérer comme son « fils adoptif  » l’affligea profondément.
Quelques années plus tard, et pour l’éternité, ses vers questionnent encore son âme meurtrie…

Lire, voir, écouter . . .

Don de soi (réédition)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Don de soi

Un grand cri traversa la salle :
« Je suis sa mère » hurlait une femme, « tout de même, je suis sa mère ! ».

Mais le public : « Encore, encore ! »

Quelqu’un a écrit un jour à juste titre que dans les œuvres de René de Obaldia, aujourd’hui le doyen des Immortels, « on tient que l’absurde est plus sérieux que la raison ».

Pour s’en persuader, il n’est que de retrouver l’histoire que lui inspira une jeune et généreuse pianiste…

Lire, voir, écouter . . .

Du feu un improbable écho

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Du feu un improbable écho

« semences bleues du feu feu des feux témoins d’yeux qui pour les folles vengeances s’exhument

et s’agrandissent »

Aimé Césaire

¤

Comme un improbable écho au feu rageur des vers du poète le feu passionné des cordes d’une guitare…

Résonance chimérique et imprévue à la parole enflammée d’Aimé Césaire, l’embrasement d’un mouvement de sonate pour guitare composée par un maître de l’instrument, Roland Dyens, sous les doigts virtuoses de Roxane Elfasci…

Lire, voir, écouter . . .

L’humide et le sauvage

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

L’humide et le sauvage

Inversnaid

Chutes du Falloch à Inversnaid

What would the world be, once bereft
Of wet and of wildness?  (Gerard Manley Hopkins – « Inversnaid »)

Qu’arriverait-il au monde, s’il se voyait ravir
L’humide et le sauvage ?

« Inversnaid ». Ce poème automnal de Gerard Manley Hopkins, pour témoigner, s’il en était encore besoin, que le poète, contemplateur des merveilles de la nature, se fait « voyant ». « Lui seul a le front éclairé ! ».

Lire, voir, écouter . . .