Joey le messie…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

À mon ami Jacques T.
Pour aider sa convalescence à trouver son tempo : « swingando » !

Joey le messie…

Joey Alexander – né en 2003

Non, ce petit garçon indonésien souriant devant son clavier n’est pas un jeune et brillant virtuose comme les autres.
C’est un exceptionnel pianiste de jazz de 15 ans avec qui, depuis plusieurs années déjà, tous les musiciens de jazz d’aujourd’hui rêvent de faire le bœuf.

Son nom : Joey Alexander

Le grand trompettiste Wynton Marsalis, directeur général et artistique du Jazz au mythique Lincoln Center de New York l’appelle tendrement « mon héros », et le géant du piano, Herbie Hancock ne tarit pas d’éloges à son égard.

Joey a déjà sorti 4 albums entre 2015 et 2018, il a été nommé 3 fois aux Grammy Awards (en 2016 : Meilleur album de jazz instrumental et Meilleure improvisation de jazz solo, et en 2017 : Meilleure improvisation de jazz solo). Quant à son agenda…

Alors, le jazz est-il mort ?

« Le jazz est-il mort ? Nouvelle question ? Certes non ! Trouble chez certains amateurs et professionnels, assurément oui ! Mais pourquoi se poser cette question ? Pourquoi ne pas simplement se laisser aller au jeu et à l’écoute ? Parce que cette musique est un Art majeur et qu’il nous interpelle.

Il faut simplement se placer devant cette alternative : ou bien le jazz est une Grande Musique, ou bien il n’a été qu’un moment musical, cadré, daté, répertorié, modélisé, pour employer un langage scientifique. Si tu choisis la première prémisse… »   

Michel Yves-Bonnet

Une excellente façon de trouver réponse à la question :

Écouter Joey Alexander !

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Touche pas… ma solitude ! (bis)

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Touche pas… ma solitude !

Barbara

Billet initialement publié sur Perles d’Orphée le 10/08/2015

Et légèrement complété ici en guise de réponse définitive – oserais-je l’espérer – à la sempiternelle question avec laquelle, malgré la superfluité que mes années lui confèrent, on me harcèle encore.

[…]

« Homme-piano-lunettes »

et pourquoi pas « Femme-piano-lunettes » ?

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Jaune ! Dans l’air du temps…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Jaune ! Dans l’air du temps…

En exergue de la partition l’indication martiale du compositeur :

« Alla marcia »

Yuja Wang

Rachmaninov – Prélude en sol mineur – Opus 23 N°5

(Enregistré en live à la Philharmonie de Berlin – 2018)

♫ ♫ ♫

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La pluie… T’en souviens-tu ?

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

La pluie… T’en souviens-tu ?

L’amour

Entre dedans douillet et dehors pluvieux
Entre instant de plaisir et tristesse annoncée
Entre les gouttes entre les larmes
Entre l’ivoire mélancolique d’un piano mouillé
Et l’encre nostalgique des mots blessés.
Le « blues »
Entre les vers de Francis Carco
Et les arpèges de Bill Evans.
La pluie… ?
Oui ! Je m’en souviens !

Andrei Krioutchenko (peintre de Paris)

Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime.
Nous resterons à la maison :
Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes
Par ce temps d’arrière-saison.

Il pleut. Les taxis…       (Francis Carco)

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Les eaux de mon été -3/ Pianos mouillés

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Les eaux de mon été -3/ Pianos mouillés

« La musique de l’eau, est captée à la source même, si je puis dire au plus eau de l’eau, assurant le passage de l’onde liquide à l’onde sonore. »

Pierre Brunel

Claude Monet – Le bateau atelier – 1876

Et, depuis les hauteurs du clavier, l’eau perle, glisse, dégouline. Elle ruisselle au rythme facétieux de ses humeurs, s’amusant de sa propre fantaisie, simulant parfois gravité ou profondeur pour encore mieux surprendre. Elle joue à chatouiller le Dieu du fleuve, ainsi que le voulait Ravel.

Dans la tranquillité du soir, asservie aux extravagantes caresses des risées, la voici qui clapote et se trémousse dans les reflets polychromes de la moire dont Debussy la vêt.

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Et pourtant, infiniment… il chante !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Et pourtant, infiniment… il chante !

« J’écris des morceaux de piano dans mes moments de loisirs … en fait, le piano ne m’intéresse pas parce qu’il ne peut pas chanter. »

Jean Sibélius (1865-1957)

Qui, après avoir écouté l’œuvre de Jean Sibelius pour le piano, pourrait accorder quelque crédit à ce propos tenu par le grand compositeur finlandais lui-même à son élève Bengt von Törne à la fin des années 1930 ? Sans doute était-ce pour lui…

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24 Préludes… à la méditation

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

24 Préludes… à la méditation

« J’ai qualifié les Préludes de remarquables. J’avoue que je me les figurais autres et traités comme ses Études, dans le grand style. C’est presque le contraire : ce sont des esquisses, des commencements d’études ou, si l’on veut, des ruines, des plumes d’aigle détachées de toutes les couleurs sauvagement agencées. Mais chaque morceau présente la carte de visite d’une fine écriture perlée : « de Frédéric Chopin » ; on le reconnaît à sa… »   (Robert Schumann)

Les 24 préludes de Chopin interprétés par Yuja Wang à la Fenice de Venise le 3 avril 2017

Ω

Décidément, le piano ne devrait pas quitter la chambre  !

Ou comment 2400 personnes peuvent-elles, ensemble, d’un seul trait de musique,

« se fondre dans la caresse pour un amoureux abandon » ?

 

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