Un cœur en automne /7 : Séparation à deux voix

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Un cœur en automne /7 : Séparation à deux voix

Charlotte Gainsbourg et Julia Lezhneva

L’une reste, l’autre part…
De son amour
chacune un jour
se sépare.

L’une chante, l’autre si peu !
La plus triste des deux
ne chante pas le mieux
son adieu.

Deux voix.
Une même tendresse.
Les grands émois
n’ont pas d’adresse.

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Un cœur en automne /2 : Live at Blues Alley

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Un cœur en automne /2 : Live at Blues Alley

Blues Alley Jazz Club – Georgetown (Washington D.C.)

A quelques exceptions près, tous les musiciens qui ont compté dans l’histoire du jazz depuis l’ouverture du Blues Alley Jazz Club en 1965 se sont produits sur sa scène légendaire.

Eva Cassidy sur le seuil de Blues Alley – janvier 1996

Ce mercredi 3 janvier 1996, celle qui vient de brancher sa guitare électrique sur la scène n’est pas connue, ou si peu, et le plus souvent par ses collègues musiciens et les fans des cafés où elle se produit habituellement avec son groupe.

Elle se propose dans cette salle mythique d’enregistrer en « live » son premier album, pour lequel elle a engagé toutes ses économies…

Pour dompter ce rhume qui la taraude, elle choisit d’entrer en scène avec des vêtements chauds d’homme, trop grands pour ce petit ange blond.

Ses accompagnateurs sont prêts. Elle chante ! Blues, folk, gospel, soul…!!!
Époustouflant éclectisme vocal !

Elle l’ignore encore, mais hélas, ses jours et ses joies sont comptés…

Il souffle toujours dans notre cœur un triste vent froid de fin d’automne quand on écoute Eva Cassidy.

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Chacun sa voie ! Chacun sa voix ! La convergence des contraires

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Chacun sa voie ! Chacun sa voix !

La convergence des contraires

[…]

Les voix humaines, elles aussi, les plus discordantes et que tout oppose – tessitures, timbres, styles, résonances – réussissent parfois, sans doute du fait de cette humanité qui les façonne, à entrer en confluence à ce…

« Rien n’est beau comme la voix humaine, quand elle est belle. »

Laure Conan (romancière québécoise  1845 – 1924)

Que le chemin paraît long des sommets stratosphériques où perchent les voix des anges jusqu’à la caillasse du chemin qu’arpente le vagabond écorchant sa ballade de sa voix rocailleuse !
Et pourtant ! L’émotion raccourcit si vite les distances ; au point, parfois, de réunir contre toute attente, dans un frisson unique, les contraires que l’on croyait irréductibles.

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Ophélie /7 – « Un chant mystérieux tombe des astres d’or »

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Ophélie /7

« Un chant mystérieux tombe des astres d’or »

 

Oui, 7 !

Cela suppose pertinemment que six billets déjà ont été consacrés à la belle et tragique Ophélie. Six rendez-vous, sur les pages de « Perles d’Orphée » dans les derniers mois de l’année 2014, avec la femme et le mythe…

Admirablement associées dans un court mais riche voyage théâtral, la poésie et la musique de notre XXIème siècle adolescent exhortent Ophélie à d’insoupçonnables et inoubliables confidences.
Barbara Hannigan est Ophélie…

 

Barbara Hannigan – Ophélie – « Let me tell you »

Écoute, écoute passant inconsolable !

Depuis cette brumeuse berge,

subtil et adamantin,

c’est l’envoûtant chant d’un départ,

d’une fée la grâce ultime.

« Un chant mystérieux tombe des astres d’or. »

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Jusqu’au plus haut des Cieux… Du plus profond des voix !

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Jusqu’au plus haut des Cieux… Du plus profond des voix !

Nicola Samori – « L’Occhio occidentale »

« Il y a des chants qui, lorsqu’ils se taisent, obligent à écouter un certain silence plus précieux qu’eux-mêmes. »    Albert-Marie Besnard

Voyage vers le Ciel sur une voix de basse profonde exceptionnelle…

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L’entends-tu ?

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L’entends-tu ?

La voix

« Qui chante là quand toute voix se tait ?
« Qui chante avec cette voix sourde et pure un si beau chant ?
« Serait-ce hors de la ville… »

Philippe Jaccottet

La poésie se joue du temps ! Celle du poète Rückert répond à celle d’un autre poète Jaccottet à travers la musique de Mahler et la voix de José van Dam.

Émotion !!!

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D’amour ou de musique : Ne pas perdre l’instant…

« Ce n’est que dans la musique et dans l’amour qu’on éprouve une joie à mourir, ce spasme de volupté à sentir qu’on meurt de ne plus pouvoir supporter nos vibrations intérieures. Et l’on se réjouit à l’idée d’une mort subite qui nous dispenserait de survivre à ces instants. La joie de mourir, sans rapport avec l’idée et la conscience obsédante de la mort, naît dans les grandes expériences de l’unicité, où l’on sent très bien que cet état ne reviendra plus. Il n’y a de sensations uniques que dans la musique et dans l’amour ; de tout son être, on se rend compte qu’elles ne pourront plus revenir et l’on déplore de tout son cœur la vie quotidienne à laquelle on retournera. Quelle volupté admirable, à l’idée de pouvoir mourir dans de tels instants, et que, par-là, on n’a pas perdu l’instant. Car revenir à notre existence habituelle après cela est une perte infiniment plus grande que l’extinction définitive. Le regret de ne pas mourir aux sommets de l’état musical et érotique nous apprend combien nous avons à perdre en vivant. »

Emil Cioran (« Le livre des leurres » – 1936 / « Extase musicale » – Gallimard – Quarto P.115)

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« Ruhe sanft, mein holdes Leben » Zaïde (Opéra inachevé de Mozart) – Acte I

Repose calmement, mon tendre amour,
dors jusqu’à ce que ta bonne fortune s’éveille.
Tiens, je te donne mon portrait.
Vois comme il te sourit avec bienveillance !

Doux rêves, bercez son sommeil
et que ce qu’il imagine
dans ses rêves d’amour
devienne enfin réalité.

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« Pour Mozart, comme pour toute musique angélique, porter ses regards vers le bas, vers nous, est une trahison. A moins que se sentir homme soit la pire des trahisons… »

Emil Cioran (« Le livre des leurres » – 1936 / « Mozart ou la mélancolie des anges » – Gallimard – Quarto P.177)