Poor Butterfly !

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Poor Butterfly !

If you have to ask what jazz is, you’ll never know.

Louis Armstrong

Nous connaissons tous, de près ou de loin, le tragique destin de cette jolie jeune fille japonaise, séduite, abandonnée et trahie par un officier américain, Madame Butterfly, que Puccini met en scène dans son inoubliable opéra éponyme.

Son histoire a inspiré deux compositeurs de chansons du Broadway de 1916. Ils écrivent un succès : « Poor Butterfly ».

Sa reprise dans les années 1950 fait de ce morceau un « standard » du jazz que les plus grands musiciens du genre font entrer dans la légende.

Les années n’ont pas de prise sur ce titre qui a fait figure de signature des programmes de la grande Sarah Vaughan.

Et, pour notre bonheur, ça continue… pour le meilleur !

La preuve avec Cécile McLorin Salvant, a cappella ou en formation…

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Toqué de toccata /12 – Quand le jazz est là…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Toqué de toccata / 12 – Quand le jazz est là…

« Artificiellement séparés par deux écoles, deux techniques et deux visions du son, le pianiste classique et le pianiste de jazz sont deux frères jumeaux, voire deux frères siamois, que la musique réunit parfois lorsque les barrières de nos préjugés s’effacent soudain. » 

La rencontre entre la toccata et le jazz était inévitable ? Elle eut donc lieu… Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants…

Quelques pages (sonores) de l’album de famille, Illustrées par des citations empruntées au « Dictionnaire amoureux du Piano » d’Olivier Bellamy (Plon).

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« Quand les âmes se font chant »

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« Quand les âmes se font chant »

Élire domicile sur un nuage présente bien des avantages… Cela permet d’y convier, sans contrainte de temps ni d’espace, en un même moment, les âmes qui ont tant à chanter à la nôtre.

François Cheng et Ahmad Jamal ont accepté mon invitation !

Ahmad Jamal – François Cheng

Quand les âmes se font chant,
Le monde d’un coup se souvient.
La nuit s’éveille à son aube ;
Le souffle…

François Cheng

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Un cœur en automne /2 : Live at Blues Alley

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Un cœur en automne /2 : Live at Blues Alley

Blues Alley Jazz Club – Georgetown (Washington D.C.)

A quelques exceptions près, tous les musiciens qui ont compté dans l’histoire du jazz depuis l’ouverture du Blues Alley Jazz Club en 1965 se sont produits sur sa scène légendaire.

Eva Cassidy sur le seuil de Blues Alley – janvier 1996

Ce mercredi 3 janvier 1996, celle qui vient de brancher sa guitare électrique sur la scène n’est pas connue, ou si peu, et le plus souvent par ses collègues musiciens et les fans des cafés où elle se produit habituellement avec son groupe.

Elle se propose dans cette salle mythique d’enregistrer en « live » son premier album, pour lequel elle a engagé toutes ses économies…

Pour dompter ce rhume qui la taraude, elle choisit d’entrer en scène avec des vêtements chauds d’homme, trop grands pour ce petit ange blond.

Ses accompagnateurs sont prêts. Elle chante ! Blues, folk, gospel, soul…!!!
Époustouflant éclectisme vocal !

Elle l’ignore encore, mais hélas, ses jours et ses joies sont comptés…

Il souffle toujours dans notre cœur un triste vent froid de fin d’automne quand on écoute Eva Cassidy.

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En gants blancs, la Diva !

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En gants blancs, la Diva !

« Ne croyez pas les mains sans gants plus robustes que les autres. »

Gustave Flaubert

Shirley Horn

Porter des gants blancs n’est pas chose banale en vérité, à moins d’être Général en tenue d’apparat, Maître d’hôtel à l’heure du service, prestidigitateur sur scène ou autre huissier au Sénat…

Mais porter des gants blancs pour jouer du piano, et quel piano !… Voilà qui est certes particulièrement original, surtout si l’on tient à faire chanter son clavier avec la virtuosité et le toucher qu’exige le meilleur du jazz.

Et pourtant !…

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Joey le messie…

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À mon ami Jacques T.
Pour aider sa convalescence à trouver son tempo : « swingando » !

Joey le messie…

Joey Alexander – né en 2003

Non, ce petit garçon indonésien souriant devant son clavier n’est pas un jeune et brillant virtuose comme les autres.
C’est un exceptionnel pianiste de jazz de 15 ans avec qui, depuis plusieurs années déjà, tous les musiciens de jazz d’aujourd’hui rêvent de faire le bœuf.

Son nom : Joey Alexander

Le grand trompettiste Wynton Marsalis, directeur général et artistique du Jazz au mythique Lincoln Center de New York l’appelle tendrement « mon héros », et le géant du piano, Herbie Hancock ne tarit pas d’éloges à son égard.

Joey a déjà sorti 4 albums entre 2015 et 2018, il a été nommé 3 fois aux Grammy Awards (en 2016 : Meilleur album de jazz instrumental et Meilleure improvisation de jazz solo, et en 2017 : Meilleure improvisation de jazz solo). Quant à son agenda…

Alors, le jazz est-il mort ?

« Le jazz est-il mort ? Nouvelle question ? Certes non ! Trouble chez certains amateurs et professionnels, assurément oui ! Mais pourquoi se poser cette question ? Pourquoi ne pas simplement se laisser aller au jeu et à l’écoute ? Parce que cette musique est un Art majeur et qu’il nous interpelle.

Il faut simplement se placer devant cette alternative : ou bien le jazz est une Grande Musique, ou bien il n’a été qu’un moment musical, cadré, daté, répertorié, modélisé, pour employer un langage scientifique. Si tu choisis la première prémisse… »   

Michel Yves-Bonnet

Une excellente façon de trouver réponse à la question :

Écouter Joey Alexander !

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La pluie… T’en souviens-tu ?

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La pluie… T’en souviens-tu ?

L’amour

Entre dedans douillet et dehors pluvieux
Entre instant de plaisir et tristesse annoncée
Entre les gouttes entre les larmes
Entre l’ivoire mélancolique d’un piano mouillé
Et l’encre nostalgique des mots blessés.
Le « blues »
Entre les vers de Francis Carco
Et les arpèges de Bill Evans.
La pluie… ?
Oui ! Je m’en souviens !

Andrei Krioutchenko (peintre de Paris)

Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime.
Nous resterons à la maison :
Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes
Par ce temps d’arrière-saison.

Il pleut. Les taxis…       (Francis Carco)

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Saule, pleure pour elle ! … Etta James (Blues – Face 2)

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Saule, pleure pour elle ! … Etta James (Blues – Face 2)

Etta James

Elle pouvait tout chanter, tout, et bien qu’elle n’eût jamais écrit la moindre parole de ses chansons, on entrait toujours de plain pied dans l’émotion qu’elle voulait nous transmettre… On y entre encore, ô…

Willow weep for me
Bend your branches green along the stream that runs to the sea
Listen to my plea
Hear me…

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