Cantique de Jean Racine

Croire ou ne pas croire ? Là n’est pas la question !

Mais se laisser porter, léger, vers des cieux – habités ou non – par la douceur d’un chœur qui implore, voilà l’occasion d’un rare moment d’éternité qu’aucune question ne saurait venir troubler. Fauré ne disait-il pas lui-même de son Requiem, 20 ans après ce cantique, qu’il l’avait « composé pour rien… juste pour le plaisir » ?

C’est à l’âge de 19 ans qu’il compose le « cantique de Jean Racine ». Quelques siècles auparavant, au XVIIe, Racine réalisait une traduction d’une hymne de Saint Ambroise (IVe siècle), en latin, « Consors paterni luminis » (Toi qui partages la Lumière du Père).

C’est cette traduction très « janséniste », que Fauré met ici en musique.

Orchestre de Paris – Direction Paavo Järvi

Verbe égal au Très-Haut, notre unique espérance,
Jour éternel de la terre et des cieux,
De la paisible nuit nous rompons le silence:
Divin sauveur, jette sur nous les yeux.
Répands sur nous le feu de ta grâce puissante ;
Que tout l’enfer fuie au son de ta voix ;
Dissipe ce sommeil d’une âme languissante
Qui la conduit à l’oubli de tes lois!
O Christ! sois favorable à ce peuple fidèle,
Pour te bénir maintenant assemblé ;
Reçois les chants qu’il offre à ta gloire immortelle,
Et de tes dons qu’il retourne comblé.

2 réflexions sur “Cantique de Jean Racine

  1. Pingback: Lumière du chœur : le Cantique de Jean Racine* – De braises et d'ombre…

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