« Ce monde… »

« Ce monde a acquis une épaisseur de vulgarité qui donne au mépris de l’homme spirituel la violence d’une passion. Mais il est des carapaces heureuses que le poison lui-même n’entamerait pas. »

Charles Baudelaire – Préface des « Fleurs du mal » ( juin 1857)

Ce doit être cela le génie de l’écriture : composer des phrases dont le lecteur pourrait revendiquer la paternité, sachant qu’il n’aurait, évidemment, jamais su exprimer la  profondeur de sa pensée avec autant de force, de précision et de talent.

Puisse cette phrase – qui aurait aussi bien pu être écrite ce matin, tant elle est toujours actuelle – servir d’encouragement à une nouvelle victime de la bêtise et de la vulgarité. Elle se reconnaîtra sans aucun doute.