Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 2/3)

Vient de paraître sur   « De braises et d’ombre » :

Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 2/3)

« Il me faut mettre en musique des passions véritables, des passions humaines, l’amour et la douleur, le sourire et les larmes et que je les sente, qu’elles m’empoignent, qu’elles me secouent. »

Giacomo Puccini

Est-il image plus incitative à la compassion que celle de la mère de douleur ? Comment alors retenir ses larmes lorsque le portrait figé du tableau prend chair, s’anime, et que …

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« Senza mamma » 

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Triptyque d’une émotion

Comme chacun le sait désormais, les pages de ce blog sont autant de feuillets d’un journal intime offert impudiquement en partage à tous ceux qui, un instant, se complairaient à rejoindre leur auteur sur les rivages frissonnants d’une émotion ou d’une autre. Et le plus souvent cette émotion partagée n’est rien d’autre que la relation unique et univoque qui s’installe entre un évènement – au sens le plus large -, harmonieuse conjonction d’effets, et une accueillante sensibilité.

Parfois, mais rarement, chacun des effets constitutifs de cette source est aussi, en lui-même, par son expression propre, créateur d’une émotion, différente, bien que voisine ou connexe, de la sensation d’ensemble qui d’emblée nous a capté.

L’émotion qui s’est logée dans ce billet est de cette nature. En se démultipliant, elle a pris la forme d’un triptyque. La force qu’elle déploie s’abreuve à la confluence de trois sentiments distincts dont chacun, à lui seul, détient le secret d’une émotion qui lui est propre et qu’il transmet comme une variation du thème principal.

Volet gauche : la puissance maîtrisée d’une main déterminée et précise capable de s’effacer humblement devant la délicatesse et la sensibilité d’un cœur alangui qu’une autre main caresse. Exceptionnel talent d’une jeune pianiste, juste et merveilleuse interprète des partitions les plus ardues et les plus sensibles.

Panneau central : la poésie volatile et colorée du piano de Scriabin où souvent, en discret filigrane, se fait entendre l’écho d’un accent polonais tout droit venu de Nohant.

Volet droit : galbe d’une jambe élégante, courbe souple d’une épaule nue, profondeur halée d’un dos décolleté offert au regard tel un océan au rêve du voyageur : la femme. Circé ensorceleuse, inatteignable Vénus.