Pour le Cinéma…

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Pour le Cinéma…

Pour l’amour du Cinéma…

Pour Giuseppe Tornatore
(« Stanno tutti bene » – « 1900, La légende du pianiste sur l’océan » – « The best offer » …)

Pour la mémoire de Philippe Noiret

Pour Jacques Perrin

Pour Toto, à la gloire de la lumière magique des rêves de l’enfance

Pour l’inoubliable musique d’Ennio Morricone qui de chaque note fait jaillir une image

Pour la passion qui…

[…]

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1900

Légende pianiste océan 19001900 – La légende du pianiste sur l’océan

Sorti en 1998, ce film signé Giuseppe Tornatore, le réalisateur de « Cinema Paradiso », rien moins, met en images une pièce de théâtre, monologue, d’Alessandro Barrico intitulée « –1900– » (Novecento).

Tôt le matin du 1er janvier 1900, dans le désordre de la salle de bal désertée du paquebot Virginian, un mécanicien du bateau essayant de récupérer cigares ou petits fours laissés par les fêtards, trouve sous une table, un berceau et son bébé abandonnés. Aucun des passagers, immigrants italiens, n’ayant demandé la restitution de l’enfant, Danny, le machiniste l’adopte et le nomme ‘1900″. Quand, 8 ans plus tard, il meurt accidentellement, l’équipage prend en charge l’enfant.

Au cours d’une flânerie nocturne à travers le paquebot, le jeune 1900 découvre le piano du bord, se risque à en sortir quelques sons et très vite, après quelque temps, exprime une sensibilité et une virtuosité hors du commun. Devenu un homme, Novecento fait sensation dans le monde du jazz qui commence à conquérir l’Amérique, sans que jamais pourtant il n’ait quitté le navire. Tous veulent l’entendre, mais pour cela il faut embarquer sur le Virginian.

Ainsi, le grand pianiste de jazz du moment, le prétentieux Jelly Roll Morton, veut-il prouver que la réputation de 1900 est usurpée, et que personne ne peut dépasser son « génie » du piano. Il vient le défier à bord, et c’est l’occasion d’une scène de duel digne des maîtres du western, de John Ford à Sergio Leone.

L’époque entre dans l’ère des premiers enregistrements diffusés sur disque. 1900 est sollicité par les studios d’enregistrements qui viennent à bord capter sa musique; c’est pour notre pianiste l’occasion de découvrir des émotions encore inconnues. Ses doigts disent :

1900 n’acceptera jamais de poser un pied sur la terre ferme, vivement encouragé pourtant par celui qui très tôt devient  son fidèle ami, un musicien de l’orchestre de bord, à qui l’on doit le récit de cette légende.

Ce film est un plaisir, de bout en bout, un régal de sensibilité, d’humour, de musique (même si le piano n’est pas votre instrument favori). Par ci par là un clin d’œil à d’autres cinémas, Disney, le Western, comme le duel au piano. Tout en jetant un regard sur le début du XXème siècle, Tornatore nous raconte aussi une histoire d’amitié, à travers la vie bien originale de 1900 ; courte, certes, mais fascinante et émouvante… comme une légende.

Voilà, un cinéma de qualité avec tous les ingrédients d’une réussite du genre : un scénario original d’Alessandro Barrico, des acteurs talentueux et justes, un réalisateur sensible et rigoureux, des images superbes, la musique d’Ennio Morricone. Quoi de plus?

C’est un beau film!