Clara : ‘Con fuoco’

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Clara : ‘Con fuoco’

« Il n’y a rien de plus grand que la joie de composer soi-même quelque chose, puis de l’écouter. […] Bien sûr, ce n’est qu’un travail de femme, qui manque toujours de force, et ici ou là d’inventivité. »

Clara Wieck-Schumann à Fanny Mendelssohn

Isata Kanneh-Mason

Clara Wieck, devenue en 1840 Clara Schumann par son mariage avec Robert, a choisi, l’époque aidant, de consacrer l’essentiel de sa vie à son cher époux, souvent perdu dans son imaginaire, et à ses enfants. Si elle a continué de se produire quelques fois en tant que virtuose très appréciée du piano, elle a dû prendre de sérieuses distances avec les exigences de la composition. Robert ne manquait pas de s’en attrister mais considérait qu’elle se satisfaisait de la situation.

De quels trésors avons-nous été privés, quand on entend les merveilles – heureusement désormais toutes révélées – qu’elle a léguées à la postérité ?

Heureux exemple, très inspiré par Chopin et Schumann, que ce Scherzo N°2, en Ut mineur opus 14, écrit en 1841, peu après son mariage, en utilisant le thème d’un des lieder sur des poèmes de Friedrich Rückert, dont Robert lui confia l’écriture musicale (« Er ist gekommen in Sturm und Regen »).

Le feu de la passion et la douceur tranquille d’une tendre mélancolie sous les doigts d’une jeune pianiste d’aujourd’hui qui semble trouver dans cette musique un miroir pour sa sensibilité.

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Le chant des oiseaux

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le chant des oiseaux

Georges Braque – Oiseaux (aquarelle 1962)

« Le chant des oiseaux est le même en forêt et dans les champs ; il est le même devant le wigwam et devant le château… »

Au fond d’un cimetière, Denis Podalydes parle aux oiseaux avec les mots de Victor Hugo.

Sheku Kanneh-Mason, jeune prodige du violoncelle, et ses violoncellistes laissent échapper les mille oiseaux que le grand Pablo Casals a nichés dans leurs instruments…

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