N° 201

Battez tambours, sonnez trompettes!

Voici le billet

N° 201 des « Perles d’Orphée ».

La toccata de l’Orfeo de Monteverdi,

comme un hymne en l’honneur de la générosité et de la bienveillance que vous avez, amis ou inconnus de 100 pays, témoignées depuis sa création en décembre 2012, à ce blog qui, sans vous. serait resté à la place réservée aux journaux intimes modernes, au fond d’un disque dur.

Par votre fidélité à ses pages, vous avez partagé mes émotions et mes choix, poétiques et musicaux le plus souvent. Vous m’avez fait l’amitié de vos commentaires, publics ou privés, toujours sympathiques et parfois flatteurs mais jamais flagorneurs. Vous avez même quelquefois, signe extrême de votre appréciation positive, « reblogué » sur vos propres sites un billet pour le partager avec votre entourage, ou en avez simplement recommandé la lecture à vos proches.

En un mot, en accueillant ma démarche, vous avez contribué à donner un espace plus large encore au plaisir que me procurent sans faillir les innombrables « perles » des mille enfants d’Orphée, et avez offert à mes émotions esthétiques une bien agréable caisse de résonance.

Et si mon émotion d’aujourd’hui appartient plutôt au domaine de l’intime, sa dimension ne pouvait évidemment pas la soustraire à sa diffusion dans ce billet N° 201.

MERCI  A TOUS !

In english :

Beat the drums! Sound the horns!

Here is the article N° 201 from

« Perles d’Orphée »

Toccata of Monteverdi’s Orfeo,

as an hymn in honor of the generosity and kindness that you, friends or strangers from 100 countries, shown towards this blog since its inception in December 2012. Without you. it would have remained in the place reserved for modern diaries, at the end of a hard drive.

For your fidelity to its pages, you shared my emotions and my choice, poetic and musical most often. You have been kind to me with your comments, public or private, always friendly and sometimes flattering, but never fawning. You even sometimes, very positive sign of your appreciation, « reblogged » on your own site some posts to share with your followers, or have simply recommended reading to your friends.

In a word, welcoming my approach, you have contributed to give an even larger space to pleasure afforded me unfailingly the « pearls » of thousands children of Orpheus.

And if my emotion today is more a matter of intimacy, its size obviously could not remove it from its distribution in this post No. 201.

THANK YOU TO ALL !

Ça 100 le bouc… ou le musc !

BouquetinD’aucuns l’avaient prédit, certains l’avaient souhaité, le voici ce 100ème article!

Merci à tous!

Pour que ce billet ne soit pas tout à fait « comme les autres », qu’il ait quelque chose en plus pour la circonstance, il me fallait être différent. Mais comment? Faute d’idée originale je m’apprêtais, comme toujours, à vous offrir en guise de plaisir à partager, les délices des œuvres d’autres talentueux disciples d’Orphée.  J’y étais résigné – bien agréablement, bien sûr – jusqu’à cet instant de l’après-midi d’hier, où j’ai lu le commentaire de Christiane à propos de l’article précédent, « Imitateur ».

Etais-je dissimulé derrière les plumes, les claviers et les pinceaux de ceux qui flattent les pages de ce blog? Serais-je, moi aussi cet « imitateur » irrité de n’avoir pu être Rimbaud, Horowitz ou Rembrandt? Certes oui! Deux fois oui! Comme j’aurais aimé être l’auteur (son nom m’échappe) de cette phrase, merveille de modestie – si l’on se donne la peine d’enjamber l’apparence : « Ma plus grande humilité : ressembler à Dieu ».

Il m’a semblé toutefois percevoir dans ce commentaire un bien amical reproche : j’y ai lu, glissé en filigrane, un vif engagement à passer le nez, à me découvrir. Et puisque j’appartiens encore à cette espèce d’humains (désormais très rares) qui se découvrent pour saluer, j’ai décidé, même si, croyez-le, l’effort m’est coûteux, de me « découvrir », en forme de remerciement. Aussi, la modeste fable « à la manière de… » que je vous propose, est-elle du cru (fort lointain) de votre serviteur, sortie des vieux dossiers qui ne doivent d’avoir été conservés qu’à la vanité de leur propriétaire.

Production personnelle certes, mais non dénuée d’emprunts. Son titre : « Le bouquetin porte-musc ».

Si la forme est une pâle imitation du maître du genre, le fond est tout droit sorti d’une parabole puisée dans les propos d’un vieux sage d’orient.

Le bouquetin porte-musc est un petit mammifère vivant solitaire dans les montagnes himalayennes. A la période du rut (en réalité dans les mois froids de l’hiver), la poche qu’il porte sur l’abdomen se remplit de musc et le sécrète en abondance, dégageant de fortes effluves. Un leurre pour le pauvre animal qui ne comprend que trop tard que c’est en soi qu’il faut chercher d’abord… Nous le savons bien, nous. N’est-ce pas?

Le bouquetin n’a pas inspiré que les philosophes :

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Cinquante et un

Lamentations d'Orphée - Alexandre Seon (1896)

Lamentations d’Orphée – Alexandre Seon (1896)

« -51- »

Non, il ne s’agit pas du pastis! C’est tout bonnement le cinquante et unième article que je publie. Qui aurait pu le croire il y a quelques semaines? Pas moi.

Vous avez été nombreux, au delà de toute attente, à venir partager mes coups de cœur, mes émotions, les poètes dont j’aime dire les vers, les musiques qui me transportent. Et aussi les découvertes et les rencontres que la « toile » m’a proposées. Mais, au-delà, vous avez accepté de bonne grâce ma complice, la mélancolie, sans laquelle je me sentirais bien seul et qui ne cesse de tricoter ce lien qui me tient toujours au plus près de la lyre de notre cher Orphée.

Certains m’ont laissé sur le blog d’encourageants commentaires, d’autres, plus intimes, m’ont témoigné leur sympathie par des voies moins publiques, mais tous ont manifesté chaleur et amitié en visitant ce modeste site et à tous je veux envoyer un grand merci.

En composant ce blog et en le faisant vivre, je prends un immense plaisir (même si la technique me fait encore souffrir, ô combien!…), mais la plus grande satisfaction, incontestablement, est celle qui m’est offerte quand, par bonheur, il m’arrive de faire découvrir à un visiteur (ou une visiteuse, bien sûr), un texte, une musique, un artiste, ou plus simplement à faire naître en elle ou en lui un instant de plaisir ou d’émotion.

Il ne me reste plus qu’à essayer d’atteindre la centaine, pour continuer encore de partager avec vous, comme je l’espère, quelques mots, quelques notes, quelques perles…