Le bracelet au fond de l’eau

Comme il est agréable, quand le printemps fait éclater les tendres couleurs de sa jeunesse, d’emprunter, pour rejoindre le village, l’étroit chemin de terre qui suit les bords translucides du lac. Certes le trajet est un peu plus long, car on y rencontre les voisins que les rigueurs de l’hiver ont tenus éloignés.

Ce matin-là, le clocher sonnait déjà le onzième coup de midi et personne encore au sein du petit groupe rassemblé sur la rive ne ne s’était laissé aller aux sempiternelles fadaises sur l’inexorable fuite du temps. Et pour cause… Tous étaient captivés par l’énigme qui les préoccupaient : quelques minutes avant que les premiers eussent commencé à former l’attroupement, Pavel, le jeune apprenti boucher, rentrant de livraison, avait aperçu, là, tout près du rivage, posé sur le fond du lac, à quelques centimètres de profondeur, un bracelet en or qui ne demandait qu’à être ramassé. Un jeu d’enfant. Et comme il n’y avait aucun témoin, une merveilleuse aubaine !

Accroupi sur le sable du rivage, le jeune homme plongea son bras au fond de l’eau, mais le bracelet disparut aussitôt. Il renouvela son geste plusieurs fois, changea de position, modifia l’angle de pénétration de son bras dans l’eau, rien n’y faisait. Tous ses efforts s’avéraient vains, le bijou disparaissait dès que sa main brisait la surface liquide. Les curieux, pendant ce temps, s’étaient multipliés autour de lui.

Lac d'Adršpach - près de Prague

Lac d’Adršpach – près de Prague

Tous voyaient l’objet précieux, immobile, offert sans entrave à la main qui le saisirait, mais aucune ne parvenait à s’en emparer.  Pavel en était à sa vingtième tentative, tout aussi vaine que les précédentes. Chaque fois qu’il croyait avoir atteint son but, ses doigts se refermaient sur quelques bulles d’eau claire et le bracelet s’effaçait pour réapparaître à la même place aussitôt l’onde apaisée. Personne ne comprenait l’étrange phénomène, mais chacun était sûr que la prochaine tentative serait la bonne.

Pourquoi donc, ce bracelet, que tout le monde pouvait parfaitement voir au fond de l’eau, sans nul doute possible, était-il donc inatteignable ? Les esprits s’échauffaient et chacun y allait de son hypothèse : untel disait que le Diable prenait un malin plaisir à les tourner en bourriques, tel-autre prétendait que Dieu, lui-même, voulait les mettre à l’épreuve de leur cupidité, certains, perplexes, demeuraient muets, mais derrière la fixité de leur regard on pouvait imaginer leur crainte d’avoir été victimes d’une quelconque malédiction.

L’énigme avait touché à ce point paroxystique, lorsqu’un membre du groupe pétrifia d’un cri la petite communauté effervescente : il avait aperçu à une centaine de pas environ, près des rochers qui dominent le lac, le vieux Vaclav, un homme d’âge avancé, solitaire, mais toujours affable avec qui venait à sa rencontre, et jamais avare de ses connaissances et de sa sagesse envers qui les sollicitait :

– Hé ! Monsieur Vaclav ! Monsieur Vaclav ! S’il vous plaît, rejoignez-nous, on a besoin de vous. S’il vous plaît !

Vaclav leva légèrement le bâton qui lui servait de canne en guise d’accusé-réception et se mit en marche, de son pas habituel, tranquille, vers le petit groupe impatient.

Mikhaïl Nestérov - L'Ermite (1889) - Galerie Tretiakov de Moscou

Mikhaïl Nestérov – L’Ermite (1889) – Galerie Tretiakov de Moscou

Dès que le vieil homme eut pris sa place au centre de l’assemblée, le jeune livreur commença le récit de son incroyable aventure avec ce maudit bracelet ; chacune de ses phrases était ponctuée par le hochement de tête approbatif d’un témoin ou par un murmure choral de confirmation. Il fallait évidemment que le « Maître » n’ignorât aucun détail si l’on voulait que son avis fût aussi judicieux que possible.

Vaclav s’approcha du bord du lac, regarda l’eau claire qui ne cachait ni les cailloux moussus posés sur le fond, ni le bracelet. Après une poignée de secondes, il affirma :

– Le bracelet n’est pas au fond de l’eau.

Stupéfaction générale. Devinant les interrogations que personne n’osait formuler à haute voix, Vaclav, en forme de réponse, tendit un doigt vers le sommet d’un arbre dont le feuillage en avancée sur la rive surplombait le lac à l’endroit du rassemblement. Accroché à l’une des branches, un bracelet, illuminé par le plein soleil de midi, brillait de tous les éclats de l’or. Il se reflétait dans le miroir des eaux, quelques mètres plus bas. Une pie – voleuse, comme chacun sait – aura probablement dérobé le bijou et l’aura abandonné là, sur cette branche.

Le vieux sage s’apprêtait à reprendre sa route, abandonnant son petit monde à sa surprise et à sa déconvenue. Avant de partir, esquissant un sourire discret et bienveillant, il ajouta :

– Prenez garde aux illusions de la matière ! A ne jamais regarder vers le haut, on ne doit pas s’étonner de ne voir que le reflet de ce qui est au-dessus de soi.

Brumes et brouillards /13 – Les mots, dedans

Brassai - Avenue de l’observatoire dans le brouillard

Brassai – Avenue de l’observatoire dans le brouillard

Eugène Guillevic (1907-1997)

Eugène Guillevic (1907-1997)

Je n’aime pas
Qu’il y ait en moi

Ces espèces de brouillards
Qui empiètent sur mon domaine

Et ne me laissent pas voir
Où je suis, où j’en suis.

Alors j’attaque, je ramasse
Tout ce qu’au-dedans je trouve

Et tout ce qu’au-dehors j’arrache
Comme clarté ou moyen d’en faire naître.

Dans ce dehors,
Les mots percent.

Les mots sont des épées
Contre les ventres des brouillards.

(in Art poétique – Poésie Gallimard)

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Fernando Pessoa (1888-1935)

Fernando Pessoa (1888-1935)

J’ai en moi comme une brume
Qui n’est rien, qui ne détient
Ressouvenance d’aucune chose,
Ni désir d’un quelconque bien.

Je suis enveloppé par elle
Comme par un brouillard
Et je vois luire la dernière étoile
Par-dessus le rebord de mon cendrier.

J’ai fumé la vie. Quelle incertitude
Dans toutes ces choses que j’ai lues ou vues !
Le monde tout entier est un grand livre ouvert
Qui dans une langue ignorée me sourit.

 (16 juillet 1934)

Tenho em mim como uma bruma
Que nada é nem contém
A saudade de coisa nenhuma,
O desejo de qualquer bem.

Sou envolvido por ela
Como por um nevoeiro
E vejo luzir a última estrela
Por cima da ponta do meu cinzeiro.

Fumei a vida. Que incerto
Tudo quanto vi ou li!
E todo o mundo é um grande livro aberto
Que em ignorada língua me sorri.

In Poesias Inéditas (1930-1935)

Que le monde est petit quand on dialogue avec son âme !

Mappemonde

Mappemonde

Illustration musicale : Dvorak – Symphonie N° 9 – « Du nouveau monde »
– Fritz Reiner et le Chicago Symphony Orchestra –

Any where* out of the world
                      N’importe où hors du monde

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle, et celui-là croit qu’il guérirait à côté de la fenêtre.

  Il me semble que je serais toujours bien là où je ne suis pas, et cette question de déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme.

  –   » Dis-moi, mon âme, pauvre âme refroidie, que penserais-tu d’habiter Lisbonne ? Il doit y faire chaud, et tu t’y ragaillardirais comme un lézard. Cette ville est au bord de l’eau ; on dit qu’elle est bâtie en marbre, et que le peuple y a une telle haine du végétal, qu’il arrache tous les arbres. Voilà un paysage selon ton goût ; un paysage fait avec la lumière et le minéral, et le liquide pour les réfléchir ! « 

   Mon âme ne répond pas.

   –  » Puisque tu aimes tant le repos, avec le spectacle du mouvement, veux-tu venir habiter la Hollande, cette terre béatifiante ? Peut-être te divertiras-tu dans cette contrée dont tu as souvent admiré l’image dans les musées. Que penserais-tu de Rotterdam, toi qui aimes les forêts de mâts, et les navires amarrés au pied des maisons ? « 

   Mon âme reste muette.

   –  » Batavia te sourirait peut-être davantage ? Nous y trouverions d’ailleurs l’esprit de l’Europe marié à la beauté tropicale. « 

   Pas un mot. – Mon âme serait-elle morte ?

   –  » En es-tu donc venue à ce point d’engourdissement que tu ne te plaises que dans ton mal ? S’il en est ainsi, fuyons vers les pays qui sont les analogies de la Mort.

   –  » Je tiens notre affaire, pauvre âme ! Nous ferons nos malles pour Tornéo. Allons plus loin encore, à l’extrême bout de la Baltique ; encore plus loin de la vie, si c’est possible ; installons-nous au pôle. Là le soleil ne frise qu’obliquement la terre, et les lentes alternatives de la lumière et de la nuit suppriment la variété et augmentent la monotonie, cette moitié du néant. Là, nous pourrons prendre de longs bains de ténèbres, cependant que, pour nous divertir, les aurores boréales nous enverront de temps en temps leurs gerbes roses, comme des reflets d’un feu d’artifice de l’Enfer! »

 Enfin, mon âme fait explosion, et sagement elle me crie :  » N’importe où ! N’importe où ! Pourvu que ce soit hors de ce monde ! « 

Charles Baudelaire – Petits poèmes en prose – XLVIII

* C’est ainsi, avec espace, que Baudelaire a orthographié « anywhere ».

Vermeer - L'astronome

Vermeer – L’astronome

Ajedrez (Echecs)

Marcel Duchamp

Marcel Duchamp moulé vif

 

 Ajedrez (Echecs)

I 

En su grave rincón, los jugadores
Rigen las lentas piezas. El tablero
Los demora hasta el alba en su severo
Ambito en que se odian dos colores.

Adentro irradian mágicos rigores
Las formas: torre homérica, ligero
Caballo, armada reina, rey postrero,
Oblicuo alfil y peones agresores.

Cuando los jugadores se hayan ido,
Cuando el tiempo los haya consumido,
Ciertamente no habrà cesado el rito.

En el Oriente se encendió esta guerra
Cuyo anfiteatro es hoy toda la tierra.
Como el otro, este juego es infinito.

 II

Tenue rey, sesgo alfil, encarnizada
reina, torre directa y peón ladino
sobre lo negro y blanco del camino
buscan y libran su batalla armada.

No saben que la mano señalada
del jugador gobierna su destino,
no saben que un rigor adamantino
sujeta su albedrío y su jornada.

También el jugador es prisionero
(la sentencia es de Omar) de otro tablero
de negras noches y blancos días.

Dios mueve al jugador, y éste, la pieza.
¿Qué Dios detrás de Dios la trama empieza
de polvo y tiempo y sueño y agonías?

*

 

Jorge Luís Borges – en El hacedor (1960)

Dans leur grave retrait, les deux joueurs
guident leurs lentes pièces. L’échiquier
jusqu’à l’aube les retient prisonniers,
espace où se haïssent deux couleurs.

Irradiation de magiques rigueurs,
les formes : tour homérique, léger
cheval, reine en armes, roi, le dernier,
l’oblique fou et les pions agresseurs.

Quand les joueurs se seront retirés,
et quand le temps les aura consumés,
le rite, alors, ne sera pas fini.

C’est à l’orient qu’a pris feu cette guerre
dont le théâtre est aujourd’hui la terre.
Comme l’autre, ce jeu est infini.

II

Roi faible, torve fou, et acharnée,
La reine, tour directe et pion malin
Sur le noir et le blanc de leur chemin
Cherchent et se livrent un combat concerté.

Ils ne connaissent pas la primauté
De la main qui gouverne leur destin,
Ils ignorent qu’une rigueur sans frein
Commande leur journée, leur liberté

Le joueur lui aussi est prisonnier
(Omar l’a dit) d’un tout autre échiquier
Où blancs sont les jours et noires les nuits.

Dieu pousse le joueur et lui, la dame.
Quel dieu derrière Dieu, tisse la trame?
Poussière et temps et songe et agonies?

*

J-L Borges, extrait de La proximité de la mer, Une anthologie de 99 poèmes
nrf Gallimard, 2010 – Trad. Jacques Ancet

 

Les pièces de cette galerie sont toutes empruntées au site suivant, une richesse formidable d’illustrations sur le thème des Echecs :

Art & Echecs

La chute…

La chute…

Mais qui tombe ?

Écoutez d’abord !

Au moins deux personnes ! N’est-ce pas ?

Albert Camus, bien sûr !… Vous l’avez reconnu aussi !

Et l’autre ?

Vous n’avez aucune idée de qui cela pourrait bien être ?

Réfléchissez un instant…

Ah ! Vous ne trouvez toujours pas !

Faites donc un saut dans la salle de bains… et regardez !

Oui ! Au dessus du lavabo…

Si vous ne trouvez toujours pas, écoutez encore une fois… un autre vous-même !

Janus

Janus

Les deux chiens

Cette petite histoire est célèbre. On l’attribue souvent au pays basque, mais elle trouverait volontiers son origine un peu partout dans le monde.

Elle pose tout bonnement la question de la question et pourrait bien faire figure de koan du genre « Ce qui te manque, cherche le dans ce que tu as », tant elle fleure bon l’absurde.

Dans un petit village d’une campagne lointaine où les habitants – peu nombreux –  ne sont pas réputés pour leur volubilité, vivait solitaire un vieux paysan, plus taiseux encore que le reste de la communauté. Sa grande distraction, après sa journée de labeur, consistait à faire une promenade le long de la route qui conduit au village, et sur laquelle ne passe pas grand monde, accompagné de ses deux chiens, l’un blanc, l’autre noir.

Ce soir là, comme tous les autres, le moment du retour venu, juste avant que la nuit efface complètement l’horizon,  il s’arrête et d’un sifflement sec rappelle ses chiens pour les engager sur le chemin de la ferme. C’est alors qu’un inconnu, ostensiblement étranger à la région, s’approche de lui et le salue. N’ayant reçu pour toute réponse qu’un discret grognement, le passant souhaitant entamer un dialogue lui demande :

– Ils courent vite ces chiens?

– Lequel? répond le paysan.

Surpris par la réponse, l’homme décontenancé dit au hasard :

– Le blanc.

– Le blanc, oui! dit le paysan.

– Et le noir?

– Le noir aussi.

Silence prolongé. Les animaux haletants viennent de rejoindre  le pied de leur maître. Le visiteur reprend :

– Ce sont de bons gardiens?

– Lequel? demande immédiatement le paysan.

– Le blanc, dit spontanément cette fois-ci, l’étranger.

– Le blanc oui!

– Et le noir?

– Le noir aussi.

Silence encore plus long, percé de temps à autre par un aboiement sourd. Le paysan s’apprête à repartir vers sa ferme quand le visiteur le questionne à nouveau :

– Pourquoi me demandez-vous toujours « lequel »?

– Parce que le blanc est à moi.

Grande réflexion perplexe du visiteur, suivie de l’inévitable question :

– Et le noir?

– Le noir aussi.

Chiens noir - blanc]

Les surprises du miroir

Née dans une région perdue de quelque pays d’Asie, cette petite histoire a fait, depuis le début du XXème siècle, un long voyage vers ce billet, pour nous faire sourire. Mais pas que…!

Là-bas, dans une province peu fréquentée, archaïque et pauvre, une poignée de paysans cultivent durement le riz et élèvent quelques porcs dans des fermes sommaires et isolées. Comme à chaque fois que le moment vient de vendre les animaux, Zhou part avec quelques bêtes rejoindre le marché, à la ville située à un jour et demi de marche. Alors qu’il s’apprête à s’engager sur le chemin bourbeux avec son minuscule troupeau, Yun, son épouse, lui crie : – « Et n’oublie pas de me rapporter un peigne! ». Zhou, sans se retourner, lève simplement une main fatiguée en signe d’acquiescement.

Le marché terminé, les bêtes bien vendues, Zhou estime mériter quelques verres de huangjiu et se rend à l’auberge voisine. Mais après quelques carafes de ce puissant alcool de riz, la lassitude du voyage aidant, notre paysan n’a plus les idées claires.

Juste avant de reprendre la route une pensée toutefois parvient à franchir les vapeurs qui embrument son esprit : sa femme lui avait demandé de lui rapporter quelque chose ; mais quoi? Un objet de toilette, peut-être? Il entre donc au bazar du coin et incapable de faire fonctionner sa mémoire accepte la suggestion du vendeur, il achète un miroir à main.

Yun, déçue de n’avoir pas reçu son peigne, prend malgré tout le miroir, et, alors que son mari repart aux champs, le présente face à elle. Aussitôt elle se met à sangloter. Sa mère, alertée par les hoquets de sa fille, s’approche d’elle et lui demande pourquoi ces pleurs.

– « Zhou a ramené Madame numéro 2 ! » dit-elle, catastrophée, en montrant l’objet.

– « Fais voir! » dit la mère prenant le miroir en main. Puis, l’ayant regardé attentivement, annonce : – « Ne t’inquiète donc pas, elle est bien vieille; et elle n’en a plus pour longtemps! ».

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Femme au miroir (Temple Inde du sud)

Femme au miroir (Temple Inde du sud)

Voilà, me semble-t-il, une jolie allégorie des pouvoirs du miroir, de ce « beau miroir » que, vêtue des atours de la méchante reine ou parée de la coiffe fleurie de la tendre fillette, éternellement, la féminité questionne.

Par la richesse symbolique qu’il détient, le miroir exerce sa fascination sur le genre humain depuis le fond des âges. La relation entre le visible et l’invisible, entre le réel et l’imaginaire, entre l’intelligible et le sensible, en un mot entre le sujet et son reflet, n’a jamais cessé de tourmenter les esprits. Réflexion, réflexivité, illusion, autant de paradoxes qui confèrent au miroir sa part d’ambiguïté et de mystère. Ce miroir schizophrène dont l’autre face ne cesse d’alimenter l’intrigue.

Ainsi le thème de la « femme au miroir » a-t-il nourri l’inspiration de bien des artistes et des écrivains de toutes les époques. Plus que tout autre peut-être, – allant jusqu’à devenir lui-même parfois son propre sujet, posant au fond du miroir – le peintre, observateur discret et sensible, a regardé la femme se regardant, fascinée par son propre reflet, vaniteuse narcissique ou naïve jouant avec son image, la questionnant sans cesse.

De ce formidable intérêt pour la psyché les chefs-d’œuvre du genre abondent, que nous prenons toujours plaisir à regarder… pour y trouver peut-être une réponse que notre miroir lui-même ne nous a pas encore donnée.

Deux galeries :

– Femmes au miroir

– Le peintre à son miroir : l’autoportrait

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Femmes au miroir :

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Le peintre à son miroir : l’autoportrait

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