Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 3/3)

Vient de paraître sur   « De braises et d’ombre » :

Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 3/3)

« C’est ici que Giacomo Puccini a interrompu son travail. La mort, cette fois, fut plus forte que l’art ! »

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Arturo Toscanini (1867-1957)

Le 25 avril 1926, Arturo Toscanini dirige à « La Scala » de Milan la création du dernier opéra de Giacomo Puccini, « Turandot ». Après le grand air de Liù, au troisième acte, « Tu che di gel sei cinta… », le chef d’orchestre installe un grand silence sur la salle pendant que…

Si le théâtre est le temple des larmes, alors l’opéra en est le paradis… et Puccini…

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Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 2/3)

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Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 2/3)

« Il me faut mettre en musique des passions véritables, des passions humaines, l’amour et la douleur, le sourire et les larmes et que je les sente, qu’elles m’empoignent, qu’elles me secouent. »

Giacomo Puccini

Est-il image plus incitative à la compassion que celle de la mère de douleur ? Comment alors retenir ses larmes lorsque le portrait figé du tableau prend chair, s’anime, et que …

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« Senza mamma » 

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Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 1/3)

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Larmes d’opéra – Larmes à l’Opéra (Puccini 1/3)

« Je veux que mon public ne puisse retenir ses larmes : l’opéra, c’est ça ! »

Quand  le Maestro Puccini écrit cette phrase, en 1912, les mouchoirs de son public sont déjà bien humides : dans les quelques années précédentes (entre 1893 et 1904), les passions et les drames des héroïnes de condition sociale modeste qu’il met en scène et en voix — merveilleusement —- ont profondément…

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Giacomo Puccini (1858-1924)

L’opéra de Puccini ou le plaisir des larmes…

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Nous l’appellerons toujours Mimi

« … Et depuis un an, pas une « perle » de la Tebaldi dans ces pages gorgées de merveilleuses musiques… et de femmes charmantes […]  Pourquoi? « Ne voulais-tu pas l’inviter à l’anniversaire de ton blog? Peut-être vas-tu enfin te décider à la faire apparaître ici pour le plus grand plaisir de tous… »  Voilà ce que m’écrivait tout récemment l’un de mes tout proches amis. Ce billet me servira donc de réponse : Mon cher Gérard, C’est toute la question du choix des thèmes des billets publiés sur « Perles » que tu poses ici. Comme tu le sais mes sélections d’articles n’obéissent à aucune organisation rationnelle ; seules l’émotion, l’envie spontanée, les rencontres du moment ou autres circonstances imprévisibles guident mes billets. Comme ça vient, comme je le ressens, ici et maintenant. Renata-Tebaldi----DECCABien sûr, mon admiration pour La Tebaldi est immense… et tu le sais fort bien. Comment pourrait-il en être autrement, quand on aime, comme je les aime, les voix féminines… et la beauté de celles qui les font vibrer? Ton message a été l’occasion pour moi de me concentrer ces temps derniers sur les enregistrements de Renata Tebaldi, de tomber, évidemment, mille fois sous le charme de cette voix sublime, pas toujours servie, hélas, par les prises de son audio ou vidéo, époque oblige. Je n’ai connu la Tebaldi qu’au disque, et de façon distraite alors, je l’avoue, car à la grande époque de cette splendide voix, c’est mon père qui écoutait. Moi je ne faisais qu’entendre, d’assez loin en vérité. Mais avec les années… Ah! si jeunesse savait… Mon plaisir aujourd’hui est comblé de pouvoir partager ici cet enchantement. Merci de m’avoir « forcé la main », en me suggérant ce billet qui, de toutes façons, n’aurait pas pu ne pas exister. J’ai choisi, parmi les choix limités du web, la splendide interprétation de « Si, mi chiamano Mimi » (« La bohème » de Puccini) que la Tebaldi chante en compagnie du ténor suédois Jussi Bjorling qui fut souvent son partenaire. L’enregistrement est de 1956, les costumes, les décors et la mise en scène datent certes, mais la voix est éternellement belle à pleurer. Et, à mon avis, dans ce rôle – comme dans bien d’autres d’ailleurs – inégalée, malgré les Joan Sutherland, Mirella Freni, Renée Fleming… ou autres merveilleuses cantatrices qui lui ont succédé. Laissons couler le miel dans nos oreilles et jusqu’au fond de l’âme. Le bonheur! Et nous l’appellerons toujours MimiRodolfo resté dans sa mansarde pour terminer l’écriture d’un article pendant que ses amis l’attendent dans la rue, reçoit la visite d’une voisine. Elle a besoin de feu pour rallumer sa modeste chandelle. Il tombe aussitôt amoureux et déclare sa flamme soudaine à celle qu’il vient de rencontrer et qu’il presse de lui dire qui elle est. Elle lui répond :

On m’appelle Mimì, Mais mon vrai nom est Lucia. Mon histoire est brève. Sur de la toile, sur de la soie, Je brode chez moi ou dehors. Je suis tranquille et heureuse. Mon passe-temps, c’est faire des lys et des roses. Elles me plaisent, ces choses qui ont ce charme si doux, qui parlent d’amour, de printemps, de songes et de chimères : ces choses que l’on nomme poésie. Me comprenez-vous?

On m’appelle Mimì, Et j’en ignore le pourquoi. Seule, je me prépare pour moi-même mon déjeuner. Je ne vais pas toujours à la messe, Mais je prie beaucoup le Seigneur. Je vis seule, toute seule. Depuis une petite chambre blanche, Je regarde les toits et le ciel. Mais lorsqu’arrive le dégel Le premier soleil est à moi, Le premier baiser d’avril est à moi. Quand bourgeonne une rose dans un vase, Feuille après feuille, je la guette. Comme il est léger, le parfum d’une fleur ! Mais les fleurs que je fais, Hélas !, n’ont pas d’odeur. Je ne saurais vous en dire davantage sur moi. Je suis votre voisine Qui, à une heure indue, vient vous importuner

(traduction texte : Wikipédia)

De la couleur… Des couleurs!

J’ai découvert il y a seulement quelques minutes cette très belle vidéo et je ne peux me priver du plaisir de la relayer aussitôt.

C’est une superbe promenade autour des toiles du peintre expressionniste allemand du début du XXème siècle, mort en 1914 à l’âge de 27 ans : August Macke. Cette visite est tout entière placée sous le signe de la couleur, pas uniquement celle qu’utilise abondamment le peintre que son ami Franz Marc avait si justement surnommé « Monsieur Couleur » ; s’y adjoint aussi, et avec bonheur,  celle de la voix de Maria Callas chantant Puccini.

Je ne suis généralement pas grand amateur de l’usage de la couleur vive en peinture, préférant la nuance des demi-tons – comme en musique d’ailleurs -, mais je dois avouer la très intense émotion que suscitent chez moi cette peinture et son mariage réussi avec la sélection musicale.

Buvons ensemble ces nouvelles perles d’Orphée!

August Macke - Autoportrait

August Macke (1887-1914) – Autoportrait

Liens :

August Macke – Oeuvres

August Macke sur Esprits Nomades