« Le son m’enfante… »

Pour marquer mon dernier voyage de cette courte année chez mes amis « Les Cosaques »  je voulais que la perle musicale que j’y déposerais exprimât avant tout le sentiment d’une profonde humanité qu’aucune frontière ne retînt.

Il fallait que le poème, la musique, l’interprète et son message fusionnassent en une émotion unique, forte, juste, qui, sans détour, au-delà du langage, pût sensuellement pénétrer l’âme de chacun.

Je désirais enfin que cette perle servît d’illustration à ce vers du « Cimetière marin » de Paul Valéry  :  « Le son m’enfante et la flèche me tue »  ; afin qu’à l’orée et à l’instar d’une nouvelle année, elle nous fasse à la fois naître et mourir… pour qu’ensemble nous renaissions de son partage, au moins le temps d’un frisson.

Buika03J’ai donc déposé sur cette page des « Cosaques », une perle noire, de culture arlequine, qui laisse échapper de son écrin les accents magiques et indéfinissables d’une âme en permanente errance entre naître et mourir : le « duende ».

 

« Oro santo »

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