Minuit : le temps des baisers

Gui suspendu2013 est morte!

Vive 2014!

On s’fait la bise ?!

… aux enfers et en musique… Orphée oblige!

Air de Cupidon – Couplet des baisers – extrait de « Orphée aux enfers » (Offenbach) – Soprano Sabine Devieilhe – Direction Marc Minkowski

Pour attirer du fond de sa retraite
Une souris qui cache son museau.
Non loin du nez de la petite bête,
Il faut semer quelques friands morceaux
Je sais un autre stratagème
Qui doit faire de son réduit
Sortir une femme qu’on aime,
Ce stratagème c’est un bruit
Mais il faut que ce joli bruit
Soit bien mignon et bien gentil

Refrain :
Ah
(Bruits de baiser)
Allez-y la p’tit’ bête va répondre au bruit
(Bruits de baiser)

Lorsque l’on veut attirer l’alouette,
On fait briller un miroir à ses yeux
Et sans retard on la voit, la coquette,
En voltigeant accourir à ses feux
Une femme c’est tout de même
Par sa faiblesse qu’on la séduit
Tout ce qu’elle veut
C’est qu’on l’aime
Et c’est ainsi qu’on le lui dit
Mais il faut que cela soit dit
D’un air mignon et bien gentil.

minuit

Ah ces anglaises…! So french!

De vraies coquines ces anglaises qui chantent si bien notre français, avec tant de grâce et tant de charme. Et si elles se sont un peu éloignées de leurs vingt ans, leur voix a gardé toute la suavité de la jeunesse. Sur la scène ou devant la caméra elles affichent la facilité et la légèreté des plus grandes qu’elles ne sauraient cesser d’être.

Avec les hommes elles peuvent être finaudes et manipulatrices, un rien profiteuses et sans grande considération pour le sexe fort, comme Susan Graham, par exemple :

Ici, elle répète avec son pianiste une pièce extraite de la comédie musicale « L’amour masqué » d’André Messager sur des paroles de Sacha Guitry.

Paroles (de Sacha Guitry)

J’ai deux amants, c’est beaucoup mieux !
Car je fais croire à chacun d’eux
Que l’autre est le monsieur sérieux.

Mon Dieu, que c’est bête les hommes !
Ils me donnent la même somme
Exactement par mois
Et je fais croire à chacun d’eux
Que l’autre me donne le double chaque fois
Et ma foi
Ils me croient
Ils me croient tous les deux.

Je ne sais pas comment nous sommes
Mais mon Dieu
Que c’est bête un homme, un homme, un homme
Mon Dieu que c’est bête un homme !
Alors vous pensez… deux !

Un seul amant c’est ennuyeux
C’est monotone et soupçonneux
Tandis que deux c’est vraiment mieux.
Mon Dieu qu’les hommes sont bêtes
On les f’rait marcher sur la tête
Facilement je crois
Si par malheur ils n’avaient pas
A cet endroit précis des ramures de bois
Qui leur vont !
Et leur font un beau front ombrageux

Je ne sais pas comment nous sommes
Nous sommes nous sommes
Mais mon Dieu
Que c’est bête un homme, un homme, un homme
Mon Dieu que c’est bête un homme !
Alors vous pensez… deux !

Elles peuvent aussi adorer les hommes, et les rechercher passionnément, surtout s’ils ne sont pas trop vieux et s’ils portent l’uniforme. Et qu’importe qu’elles soient grandes duchesses comme Dame Felicity Lott dans « La Grande Duchesse de Gérolstein » de Jacques Offenbach.

Je les aime !

Non, pas les militaires!… Mes deux superbes anglaises…

qui excellent aussi dans la mélodie française… (à suivre)

Ah quel dîner…!

Joyeux Noël !

Le dîner était bien arrosé. Les conséquences sont fâcheuses, certes, mais c’est tant mieux quand celle qui a abusé n’est autre que l’immense et merveilleuse

ANNE-SOFIE VON OTTER

Accompagnée par les Musiciens du Louvre dirigés par Marc Minkovsky

Ah! quel dîner je viens de faire!
Et quel vin extraordinaire!
J’en ai tant bu… mais tant tant, tant,
Que je crois bien … que maintenant
Je suis un peu grise.. un peu grise .
Mais chut !
Faut pas qu’on le dise!
faut pas chut

Si ma parole est un peu vague,
Si tout en marchant je zigzague,
Et si mon œil est égrillard,
Il ne faut s’en étonner, car…
Je suis un peu grise…un peu grise
Mais chut!
Faut pas qu’on le dise! faut pas ha faut pas
Chut!

L’enregistrement complet du spectacle  » Offenbach in Paris «  au Théâtre du Chatelet