« Chauffe, Simone! » ou le feu au salon…

Il est fort à parier que dans quelques jours, voire quelques semaines, vos dimanches ne vous inviteront plus à courir la campagne. Transis de froid sur les canapés glacés de vos salons que le soleil aura abandonnés, vous chercherez inévitablement un moyen de vous réchauffer. Voici une suggestion qui pourrait bien vous y aider :

Mettez donc le feu à votre salon!

Oui! La cheminée est une bonne idée. Mais insuffisante. Essayez plutôt ma proposition :

1

D’abord invitez une jeune femme sensuelle, de préférence rousse… incendiaire, cela va de soi. Explosive, évidemment, surtout si vous choisissez une bombe baroque. Et si vous avez décidé que ce serait la « prima donna » du genre, Simone Kermes, l’incendie se fera aussi feu d’artifice.

Dès les premiers crépitements soufflez fort, et de tous côtés pour attiser le feu naissant! « Agitée par deux vents »,  telle la Costanza de Vivaldi dans « Griselda »,  la femme flamme s’enhardira généreusement. Prenez garde de ne pas vous brûler!

Allez, chauffe Simone!

2

La chaleur catalyse la métamorphose ; Costanza se transformerait en Armida, reine de Damas et magicienne. Il ne serait pas surprenant, pour grossir l’incendie, qu’elle appelle à son aide les « furies terribles » qu’elle sollicitait déjà à Jérusalem pour faire obstacle au mariage du « Rinaldo » de Haendel.

3

Quand vous épongerez vos sueurs, le feu sans doute aura commencé à faiblir. A la lueur clignotante des braises moribondes, vous entendrez le doucereux madrigal des derniers foyers apaisés. La flamme caressante aura le goût du miel de Venise que Monteverdi, naguère, préparait .

Le tourment de mon cœur
est si doux
que je vis comblé
pour une cruelle beauté

Et la cruelle que j’adore
peut bien me refuser
un juste réconfort,
ma fidélité vivra
entre douleur infinie
et espoir trahi.

N° 201

Battez tambours, sonnez trompettes!

Voici le billet

N° 201 des « Perles d’Orphée ».

La toccata de l’Orfeo de Monteverdi,

comme un hymne en l’honneur de la générosité et de la bienveillance que vous avez, amis ou inconnus de 100 pays, témoignées depuis sa création en décembre 2012, à ce blog qui, sans vous. serait resté à la place réservée aux journaux intimes modernes, au fond d’un disque dur.

Par votre fidélité à ses pages, vous avez partagé mes émotions et mes choix, poétiques et musicaux le plus souvent. Vous m’avez fait l’amitié de vos commentaires, publics ou privés, toujours sympathiques et parfois flatteurs mais jamais flagorneurs. Vous avez même quelquefois, signe extrême de votre appréciation positive, « reblogué » sur vos propres sites un billet pour le partager avec votre entourage, ou en avez simplement recommandé la lecture à vos proches.

En un mot, en accueillant ma démarche, vous avez contribué à donner un espace plus large encore au plaisir que me procurent sans faillir les innombrables « perles » des mille enfants d’Orphée, et avez offert à mes émotions esthétiques une bien agréable caisse de résonance.

Et si mon émotion d’aujourd’hui appartient plutôt au domaine de l’intime, sa dimension ne pouvait évidemment pas la soustraire à sa diffusion dans ce billet N° 201.

MERCI  A TOUS !

In english :

Beat the drums! Sound the horns!

Here is the article N° 201 from

« Perles d’Orphée »

Toccata of Monteverdi’s Orfeo,

as an hymn in honor of the generosity and kindness that you, friends or strangers from 100 countries, shown towards this blog since its inception in December 2012. Without you. it would have remained in the place reserved for modern diaries, at the end of a hard drive.

For your fidelity to its pages, you shared my emotions and my choice, poetic and musical most often. You have been kind to me with your comments, public or private, always friendly and sometimes flattering, but never fawning. You even sometimes, very positive sign of your appreciation, « reblogged » on your own site some posts to share with your followers, or have simply recommended reading to your friends.

In a word, welcoming my approach, you have contributed to give an even larger space to pleasure afforded me unfailingly the « pearls » of thousands children of Orpheus.

And if my emotion today is more a matter of intimacy, its size obviously could not remove it from its distribution in this post No. 201.

THANK YOU TO ALL !