Cinquante et un

Lamentations d'Orphée - Alexandre Seon (1896)

Lamentations d’Orphée – Alexandre Seon (1896)

« -51- »

Non, il ne s’agit pas du pastis! C’est tout bonnement le cinquante et unième article que je publie. Qui aurait pu le croire il y a quelques semaines? Pas moi.

Vous avez été nombreux, au delà de toute attente, à venir partager mes coups de cœur, mes émotions, les poètes dont j’aime dire les vers, les musiques qui me transportent. Et aussi les découvertes et les rencontres que la « toile » m’a proposées. Mais, au-delà, vous avez accepté de bonne grâce ma complice, la mélancolie, sans laquelle je me sentirais bien seul et qui ne cesse de tricoter ce lien qui me tient toujours au plus près de la lyre de notre cher Orphée.

Certains m’ont laissé sur le blog d’encourageants commentaires, d’autres, plus intimes, m’ont témoigné leur sympathie par des voies moins publiques, mais tous ont manifesté chaleur et amitié en visitant ce modeste site et à tous je veux envoyer un grand merci.

En composant ce blog et en le faisant vivre, je prends un immense plaisir (même si la technique me fait encore souffrir, ô combien!…), mais la plus grande satisfaction, incontestablement, est celle qui m’est offerte quand, par bonheur, il m’arrive de faire découvrir à un visiteur (ou une visiteuse, bien sûr), un texte, une musique, un artiste, ou plus simplement à faire naître en elle ou en lui un instant de plaisir ou d’émotion.

Il ne me reste plus qu’à essayer d’atteindre la centaine, pour continuer encore de partager avec vous, comme je l’espère, quelques mots, quelques notes, quelques perles…

Serge Reggiani (1922 – 2004)

Merci Mademoiselle ! Merci jeune homme !

Vous me traitez de « vieux con gauchiste » parce que j’aime aux larmes entendre chanter Reggiani. Je revendique deux de vos épithètes. Et je continue de pleurer.

Mais merci, pour l’espoir que vous m’offrez. Tout, n’est donc pas perdu. Si vous avez un avis, c’est que vous connaissez au moins son nom et cela veut dire que vous finirez, le temps venu, par ouvrir vos oreilles et, partant, votre cœur… Il vous importera bien peu d’avoir ou non été son contemporain, tant ce passeur d’émotions vous semblera intemporel.

Laissez-moi vous faire entendre ces trois chansons, vous couperez quand vous voudrez. Si vous acceptez de vous laisser porter, légers, jusqu’au bout du voyage, vous pourriez bien vous étonner de percevoir, vous aussi, un petit goût de sel humide.

Peut-être aurez-vous grandi ?