Femme : Hommage d’un jour, pour toujours

Comme s’il fallait attendre un jour particulier de l’année pour faire, Messieurs, ce qui devrait être pour nous – et qui l’est pour certains – une attitude spontanée et permanente :

rendre hommage à la féminité.

Mais, puisque désormais, Ô tristesse, il est convenu que chaque année au mois de mars, le monde doive faire l’effort de se rappeler que la femme existe, inclinons-nous aujourd’hui un peu plus bas encore, et avec encore plus de plaisir, devant cette reine au pouvoir si grand.

Joignons notre geste à la belle révérence qui lui est adressée au travers des portraits de ces reines dramatiques, les  » Drama Queens «  que brosse pour nous la mezzo-soprano Joyce di Donato, elle-même reine de la scène, qui s’est si merveilleusement glissée dans la peau des plus extraordinaires d’entre elles : Bérénice, Cléopâtre, Armida, Frédégonde, et tant d’autres héroïnes de l’histoire ou de la légende, et à coup sûr de l’Opéra.

Hommage à la grâce, au talent, à l’esprit, à la fragilité, à la force des sentiments, à l’intensité des émotions : hommage à la Femme.

ƒƒƒƒ

Version courte en anglais (HD disponible : roue dentelée)

ƒƒƒƒ

Version complète en français (un régal qui mérite le temps qu’il exige pour le savourer)

« I have a dream… »

Oui, je fais ce rêve de voir et d’entendre un jour le peuple de France, conduit par la seule baguette d’un chef d’orchestre, réuni par la musique dans tous les coins du pays, autour de son unique drapeau, chanter d’un seul chœur en liesse, fier et enthousiaste,  « Tu ne marcheras plus tout seul », comme le font les anglais, ici en 2013 avec la merveilleuse Joyce Di Donato, à la fin du concert annuel des « Proms » au Royal Albert Hall de Londres. (Et ils ne chantent pourtant pas encore le « Rule Britannia », ni même le « God Save The Queen »…).

Un chant de paix, pour tous, et surtout contre personne ; loin des temples, sans ballon, sans fusil, sans victoire, sans défi, sans vengeance ; un chant, tout simplement pour chanter… ensemble.

« Seule l’utopie du futur réconforte contre le pessimisme de l’Histoire » (Elisabeth Badinter)

Le chant commence à 2’40

Mélodie extraite de la comédie musicale, « Carousel »  (Carrousel en français) de Richard Rogers et Oscar Hammerstein (1945).

Quand tu marches à travers une tempête, garde la tête haute
Et n’aie pas peur du noir
A la fin de la tempête se trouve un ciel d’or
Et le doux chant d’une alouette
Marche à travers le vent
Marche à travers la pluie
Même si tes rêves ont été ballottés et soufflés au loin
Marche, marche avec l’espoir au cœur…

Et tu ne marcheras jamais seul