« Quand les âmes se font chant »

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

« Quand les âmes se font chant »

Élire domicile sur un nuage présente bien des avantages… Cela permet d’y convier, sans contrainte de temps ni d’espace, en un même moment, les âmes qui ont tant à chanter à la nôtre.

François Cheng et Ahmad Jamal ont accepté mon invitation !

Ahmad Jamal – François Cheng

Quand les âmes se font chant,
Le monde d’un coup se souvient.
La nuit s’éveille à son aube ;
Le souffle…

François Cheng

Lire, voir, écouter la suite . . .

Le vide et la nuit

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

Le vide et la nuit

Réduit au plus ténu du souffle

Être pure ouïe

Et faire écho en silence

Au respir des sycomores

Quand l’automne

François Cheng – A l’orient de tout – Poésie /Gallimard

Une poésie et une musique qui n’avaient sans doute pas envisagé de se côtoyer d’aussi près.

Le plaisir n’est-il pas dans l’imprévu de la rencontre de deux belles sensibilités que rien ne permettait de présager ?

Et pourtant leur dialogue au bord de la nuit semble se confondre dans un même écho…

Lire, voir, écouter la suite . . .

« Quand reviennent les âmes errantes » (François Cheng)

Quand reviennent - ChengAu cœur de la Chine du IIIe  siècle avant JC, que l’empereur Zheng veut réunifier d’une main de fer, trois êtres se rencontrent en amour et en amitié.  La belle Chun-niang,  Gao Jian-li, artiste, joueur de zhou (instrument voisin de la cithare) et le guerrier Jing Ko, ancien mercenaire promu chevalier.

Avec ce talent qui lui est propre et son immense sensibilité, François Cheng nous raconte leur histoire, vraie, à la manière de la tragédie antique. Trois voix et un chœur ; trois destins aux prises avec les douloureuses perturbations d’une époque de violence.

Sans que jamais la jalousie ne contamine leurs coeurs , les deux hommes, le Yin et le Yang, s’éprennent de la tendre Chun-niang, incarnation de l’élan vital. Noblesse et pureté des sentiments. Mais leur bonheur sera de courte durée, ils périront tous deux dans d’atroces souffrances, échouant, chacun à son tour, dans leur combat pour éliminer le puissant empereur Zheng.

Les nuits de pleine lune, Chun-niang, fidèle à ses deux amis, retrouve leurs âmes pour de longs dialogues. « Chaque voix résonne, de toute son éternité en écho aux deux autres. Voix de l’amitié, voix de l’amour, mamelles équilibrantes, nourrissantes, transformantes d’une unique passion. »

Au dernier chapitre, « Chant des âmes retrouvées », les passions humaines accomplies, le dramaturge s’efface, le poète reparaît :

« Toute vie est à refaire

« A refaire et à réinventer

« Ecoutez, un rossignol chante ! 

« C’est le signal de la nuit mystique où la terre se  donne au ciel »