Bancs publics

Déjà en 1954, Georges Brassens, avec le talent que l’on sait, avait tout dit sur les bancs publics et les « p’tites gueules bien sympathiques » des amoureux qui s’y bécotaient, « s’foutant du r’gard oblique des passants honnêtes ».

Certains, sourire nostalgique au coin des lèvres, s’en souviennent certainement…

60 ans plus tard, heureusement, les amoureux s’y bécotent encore… Sur ceux, au moins, que la misère nouvelle veut bien leur laisser libres. Et comme hier ils n’ont que faire des « propos venimeux de la famille Machin » qui crève d’envie de les imiter.

Parfois les amoureux ne se contentent plus d’être deux…

Si cela fait leur bonheur, cela fera le nôtre ! O tempora, o mores !

« Ce sont de drôles de types… »

Ce matin, au cours d’une promenade sur la toile – peu sportive, il est vrai, mais tellement plaisante – j’ai découvert des montages photos illustrant de belles chansons de nos poètes disparus. L’émotion nous y guette à chaque image choisie avec tact et venue toujours au moment où le texte l’appelle.
Comme le cuisinier n’a pas planté les tomates, ni péché la dorade, pas plus qu’il n’a frotté le silex, notre réalisateur n’a pas composé les musiques, ni assemblé les mots, et les images ne sortent pas de sa caméra. Mais il nous offre quelques préparations de bon goût pour nourrir notre âme.
Ce « chef » se nomme Patrick Maréchal ; il dévoile avec simplicité, dans chacun de ses « plats », une profonde sensibilité et nous rappelle que le siège de l’intelligence c’est bien le cœur.

Léo Ferré – Les poètes

Barbara – Nantes