Caprices d’été…

Lucien Clergue - Nu de la plage-Camargue 1966 - in Née de la vague

Lucien Clergue – Nu de la plage-Camargue 1966 – in Née de la vague

Allez! Imaginez un instant la situation :

Tout l’après-midi, assis sous votre parasol, vous n’avez pas quitté du regard cette jeune femme hurlante de charme au milieu de ses amis, et dont le corps huilé scintillant sous le soleil souffrait de la subtile agression d’une ficelle de string.

L’heure s’est maintenant apaisée, la plage n’est plus éclairée que par le chatoyant reflet des lampions et des torches, et tout autour du bar l’apéritif atteint à son triomphe.

Elle est encore là, ensorcelant désir sculptural en fourreau blanc que seul ternit l’éclat d’un généreux sourire.

C’est décidé, vous n’hésitez plus, il vous faut la séduire.

Tout près, attendant que les musiciens du quatuor se regroupent pour accompagner le dîner, un violoniste se prépare. Il accepte vos caprices, il jouera pour votre parade d’amour.

Vous dénudez alors fièrement votre puissant corps d’athlète et sur la piste de danse, après quelques échauffements pour étirer vos muscles félins et quelques cadences du soliste pour délier ses doigts virtuoses, le temps de capter l’attention de l’élue, vous commencez votre danse de la séduction sur 12 des 24 « Caprices » pour violon seul de Nicolo Paganini – A difficulté, difficulté et demie!

Et bien évidemment, vous n’aurez pas oublié de la faire rire ou sourire…

Le violoniste restera pour nous tous un inconnu, malgré son talent. Quant à vous, vous aurez préféré (qui sait pourquoi?) apparaître sous les traits d’un danseur d’exception de l’American Ballet Theater : Marcelo Gomes.

Non! Non, ne niez pas! Tout a été filmé, regardez!

La suite du rêve?… La fin de la soirée?… Je ne vais tout de même pas tout faire. A vous maintenant!  😉

Reines ! O mes Reines !

Quand la reine est aussi charmante et qu’elle veut un baiser…  qui résisterait ?

Patricia Petibon interprète Cléopâtre dans l’opéra de Antonio Sartorio, « Giulio Cesare in Egitto » (1676)

La « Reine de la nuit » est elle moins dangereuse en plein jour ?

Patricia Petibon enregistre avec le Concerto Köln sous la baguette de Daniel Harding, l’air de la Reine de la nuit, « Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen » extrait de « La flûte enchantée » de Mozart.

Est-il plus douce reine que la mère qui berce son enfant ?

Patricia Petibon, chante Salle Pleyel, « Cancion de cuna » (Chanson du berceau), de Xavier Montsalvage – éminent compositeur catalan du XXème siècle.