La « chose »… et ses ratés

Vient de paraître sur « De braises et d’ombre » :

La « chose »… et ses ratés

— La chose, la bagatelle, la petite affaire, le plaisir partagé… comme qui dirait l’amour, quoi ! Tu comprends ?

— Oui, mais voilà, c’est pas toujours le nirvana, le septième ciel, le pied, le « panard », le paroxysme de la joie, l’extase, la sublimation des sens, la béatitude des sommets… On a beau être entre adultes consentants, y a des cas où…

Témoignages… Un vrai régal !

Patachou nous dit tout… ou presque.

Et avec quel talent !

Lire, voir, écouter la suite . . .

Écrire à Élise… Encore !

Oui ! Oui ! C’est bien la même lettre que celle que votre petit fils s’évertue encore à écrire à deux mains sur les touches d’ivoire de l’antique piano droit du salon, dont Mamie tirait des merveilles, jadis, à l’occasion des anniversaires, jusqu’à en faire danser les bougeoirs.

Ce sont les mêmes mots – les mêmes notes en vérité -, le même vieux papier jauni et annoté par des générations de professeurs désespérés. Et toujours cette même vieille Élise, lassée à mourir de tant de fausses déclarations, qui n’en finit pas de maudire Beethoven, aussi puissant qu’apparaisse son génie.

Mais aujourd’hui, c’est étrange, le piano vous semble démesuré – comment tient-il tout entier dans ce coin du salon ? L’ivoire sonne comme du cristal ; translucide, la partition fait chanter délicatement ses accords doux et passionnés au rythme léger d’un cœur épris d’adolescent. Et vous vous demandez comment il est possible de former tous les pleins et les déliés quand la plume frôle à peine le papier.

Et nul besoin de lunettes, cette lettre-là, on l’écoute, vraiment.

Sans doute avez-vous remarqué ce discret sourire de satisfaction illuminer le regard soudain énamouré de notre belle Élise ? Rare privilège !

Vous souriez aussi. Heureux d’avoir reconnu – ou peut-être enfin découvert – la mélodie de cette célèbre bagatelle…  » La lettre à Élise « .  Et vous la trouvez à votre goût, écrite ainsi.

Votre petit-fils se prénomme Ludwig, dites-vous ?

Bizarre ! Comme c’est bizarre !

 » La simplicité est la chose la plus difficile à obtenir dans ce monde, c’est la dernière limite de l’expérience et le dernier effort du génie.  »   George Sand

Ce jeune et formidable pianiste, Igor Levit, qui se produit essentiellement en Allemagne actuellement, a inspiré à la critique musicale quelques phrases qui en disent long sur son talent et son futur, surtout quand on sait le nombre des grands pianistes en devenir d’aujourd’hui et à quelle altitude ils culminent :

Frankfurter Allgemeine Zeitung :

 » Ce jeune homme n’a pas seulement tous les atouts pour devenir un grand pianiste de notre siècle, il l’est déjà. « 

Süddeutsche Zeitung :

 » Le jeune pianiste le plus fascinant de la  scène musicale classique d’aujourd’hui. « 

The Guardian :

 » Levit est avant tout un vrai musicien qui semble construit pour durer « 

The independent :

 » La grandeur et la lumière du son de Levit éclairent des paysages remplis de drames le long du chemin « 

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