« Héros de Crémone »

Vient de paraître sur   « De braises et d’ombre » :

« Héros de Crémone »

« Si je prends un violon dans mes mains, je crois tenir une vie ».

« Le violon est le roi du chant. Il a tous les tons et une portée immense : de la joie à la douleur, de l’ivresse à la méditation, de la profonde gravité à la légèreté angélique, il parcourt tout l’espace du sentiment. L’allégresse sereine ne lui est… pas plus étrangère que la brûlante volupté… »

[…]

Extraits illustrés de « La page des violons » in « Voyage du Condottière » de André Suarès  — incontournable récit des voyages en Italie d’un esthète sensible et érudit, écrit au début du XXème siècle, dans une langue aussi belle que passionnée.

Edgar Bundy (1862-1922) – Antonio Stradivari. (détail)

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Le dégel du sourire…

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Le dégel du sourire…

Allez ! Il faut bien le reconnaître, sans pour autant écorner l’admiration que nous portons à ces prodigieuses étoiles de la danse classique, leurs sourires — quand, bien sûr les rôles les commandent — sur les scènes de ballets d’où l’éclat de leurs talents nous extasie, sont bien souvent trop…

[…]

Mais le miracle n’est pas exclu et notre bonheur de spectateur alors atteint son apogée. Dans ces rares moments…

Don Quixote – Carlos Acosta & Marinela Nunez – Royal Opera House 2014-2015 (Photo Dave Morgan)

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Mères : d’amour et de larmes !

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Mères : d’amour et de larmes !

« Amour de ma mère, à nul autre pareil. Elle perdait tout jugement quand il s’agissait de son fils. Elle acceptait tout de moi, possédée du génie divin qui divinise l’aimé, le pauvre aimé si peu divin. »

Albert Cohen – « Le livre de ma mère »

Fallait-il que Maître Haendel, composant, en ces jours de 1723, son « Giulio Cesare in Egitto », eût été particulièrement inspiré par cette intemporelle image de l’amour maternel pour que naquît de sa plume sensible un aussi magnifique et poignant duettino pour contralto et soprano, « Son nata a lagrimar » (Je suis née pour pleurer).

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Un des plus beaux duos qui se puissent entendre sur une scène d’opéra, pour un hommage musical à toutes nos mères, en ce jour qui leur est consacré.

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Le premier mot d’un vers

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Le premier mot d’un vers

Inaltérable plaisir de lire et de relire, d’entendre et de ré-entendre, un texte dans lequel vibrent à l’unisson, confondus dans la densité de l’instant, l’émoi du poète, l’humanité d’un regard, l’humilité du sage, et l’empathie du sachant.

Inoubliable Laurent Terzieff !

Immortel Rainer-Maria Rilke !

Rainer-Maria Rilke (1875-1926)

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A deux, humblement vers l’infini…

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A deux, humblement vers l’infini…

Magique !!! György et Márta Kurtág interprètent quelques transcriptions de Jean-Sébastien Bach écrites par György. Ils ont 90 ans chacun…!

A deux, humblement vers l’infini…

… et nous dans la lumière de leurs pas !

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Croqueuse

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Croqueuse

Cette femme majestueuse et tranquille, dès que plus personne ne la tenait dans les bras, se sentait oppressée par le mépris de soi-même qu’engendraient les mensonges et les dégradations auxquels elle s’exposait pour être tenue dans des bras.

Robert Musil – « L’homme sans qualités » Tome 1

Que celui qui ne lui a jamais ouvert grand…

Anna Caterina Antonacci – Carmen 2013

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L’amour heureux du pêcheur

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L’amour heureux du pêcheur

« Dans le bref espace d’un lied, Schubert fait de nous les spectateurs de conflits rapides et mortels. »  (Franz Liszt)

Franz Schubert ( 1797-1828)

Comment mieux se préserver, ne serait-ce que quelques instants, des affres politico-médiatiques du quotidien qu’en cherchant refuge dans la tendre simplicité d’une poésie simple flottant sur la mélodie mystérieuse composée par Schubert ?

La chaleur d’une voix,

la subtile scintillation d’un piano complice,

quelques tableaux de maîtres anciens pour décor,

et le chant d’amour d’un pêcheur rejoignant sa bienaimée, à la rame.

Des Fischers Liebesglück

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