Chacun le sait, chacun le dit

« Les guerres finissent toujours par là où elles auraient dû commencer :
                                                                                                                    par un traité de paix. »

Cette phrase, frappée au coin du bon sens, nous, les étudiants de la « Villa Passiflore » – joli nom pour une faculté de Droit, n’est-ce pas ? – qui assistions chaque fois avec un même plaisir  au cours de Droit International Public de René-Jean Dupuy, nous ne pouvons pas l’avoir oubliée. Elle était devenue nôtre, reprise sur tous les tons comme un leitmotiv par notre professeur qui enseignait depuis longtemps comment la force de l’esprit fait plus pour la paix que la poudre des canons, et l’humour, pour la connaissance, plus que l’air docte et renfrogné des petits maîtres. Hommage soit ici rendu à cet humaniste qui n’a cessé, sa vie durant, d’éclairer de cette même lumière bien des chemins au sommet des nations pour que les hommes se rejoignent.

Le 11 novembre 1918, après l’horreur des combats, l’atroce souffrance des hommes et la ruine des vies et des peuples, l’Armistice est signé qui met fin à une œuvre de destruction massive sans équivalence jusque là dans le palmarès démoniaque de l’Homme : La Première Guerre Mondiale, commencée 4 ans plus tôt, il y a 100 ans maintenant.

« Chacun le sait, chacun le dit » :

Ne pas oublier, ne pas recommencer, même si pourtant… Hélas !

Se souvenir que lorsque se tait le canon on peut entendre les hommes chanter…

. . .

Écoutez !

Là-bas, au campement, Marie, la vivandière, « La fille du régiment », ouvre le feu… d’artifice à la gloire du « Vingt-et-unième » (Non, pas le siècle, c’est trop tôt… le régiment !)

Qu’importe, après tout que Donizetti ait composé son œuvre en 1839, et que ses soldats soient des grenadiers tyroliens ayant adopté une jeune orpheline. L’opéra, tout de même, a été écrit à Paris ! Il est gai et bon-enfant, et il finit bien.

Mais l’Histoire est sauve : le metteur en scène Laurent Pelly, pour cette version formidable de 2007, au Covent garden de Londres, a transposé l’action dans un camp de poilus, en tenue bleu horizon, évidemment. Alors vive la Paix !

Et vive le Vingt-et-unième !…. Siècle, bien-sûr !

Puisse le chant des hommes retentir toujours plus fort que les tonnerres de leurs artilleries… pour, un jour – qui sait ? –  les étouffer à jamais !

Que chacun le sache, que chacun le dise !

HD disponible – Roue dentelée en bas à droite après départ de la vidéo

Chacun le sait, chacun le dit,
Le régiment par excellence
Le seul à qui l’on fass’ crédit
Dans tous les cabarets de France…
Le régiment, en tous pays,
L’effroi des amants des maris…
Mais de la beauté bien suprême!
Il est là, il est là, il est là, morbleu!
Le voilà, le voilà, le voilà, corbleu!
Il est là, il est là, le voilà,
Le beau Vingt-et-unième !

Il a gagné tant de combats,
Que notre empereur, on le pense,
Fera chacun de ses soldats,
A la paix, maréchal de France!
Car, c’est connu le régiment
Le plus vainqueur, le plus charmant,
Qu’un sexe craint, et que l’autre aime.
Il est là,il est là,il est là,morbleu!
Le voilà, le voilà, le voilà, corbleu!
Il est là, il est là, le voilà,
Le beau Vingt-et-unième !

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