Les dames et les roses – Regarder

Antonio Canova (1757-1822) - Aphrodite et Adonis

Antonio Canova (1757-1822) – Aphrodite et Adonis

Dieu de la guerre, certes, et pourtant créateur à son insu de la plus célébrée des fleurs, reine incontestée des jardins, symbole universel de l’amour, prête à revêtir toutes les robes de la nature et source d’exhalaison du plus suave des parfums.

Ainsi naquit la rose – si l’on en croit la bonne vieille mythologie de l’Antiquité – de la cruauté d’Arès, jaloux des faveurs qu’Aphrodite prodiguait à l’envi au bel Adonis. Pour se venger de son jeune rival et l’éliminer, Arès, Dieu de la destruction, le fait charger par un énorme sanglier aux défenses acérées. Il ne sait pas que chaque goutte du sang de sa victime se transformera, à peine le sol atteint, en une fleur du même rouge, éclatante de beauté et de majesté, que personne n’aura jamais vue auparavant. Il ne sait pas qu’il va donner naissance à la première rose. – Ascendance martiale qui explique peut-être la présence des épines qui la défendent.

Depuis cette apparition, la femme et la rose parcourent ensemble les temps et les arts qui les représentent, ambassadrices, indissociablement unies, de la beauté et de l’amour. Association tôt devenue lieu commun, qui agaça un jour Gérard de Nerval au point de lui faire dire cette parole définitive :  « Le premier qui compara la femme à une rose était un poète, le second un imbécile ». Évidemment, les « imbéciles », depuis, pour tenter de prouver qu’ils ne l’étaient pas trop, ont refusé l’impossible… ils ne se comptent plus.

Si l’on transposait la formule, prise à la lettre, dans le monde de la peinture, prétendant que seul le premier – faut-il encore le nommer – qui peignit une femme avec une rose est un « peintre », comment faudrait-il qualifier tous les autres ? Car, à y bien regarder, leurs « Dames à la rose » (ou « aux roses ») ressemblent assez à… de la Peinture.

Faute de qualificatif pour leurs talentueux portraitistes, on peut toujours, en attendant, feuilleter le « catalogue » de ces belles dont Leporello en chantant l’inventaire nous dirait volontiers qu’elles sont déjà  « mille e tre » !

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