Brumes et brouillards /4 – A foggy day

Depuis ce jour de 1937 où Ira et George Gershwin ont composé cette superbe mélodie nostalgique,  » A foggy day « ,  les interprètes les plus prestigieux, les arrangeurs les plus doués, n’ont pas cessé d’en donner des versions toutes aussi séduisantes les unes que les autres. Tous ces musiciens, à leur manière, ont fait scintiller le soleil au milieu du brouillard londonien.

Comment, si l’on a déjà pris quelque distance avec ses vingt ans, ne pas entendre Fred Astaire, Frank Sinatra ou Doris Day fredonner cet air là dans les brumes de ses souvenirs ? Quel amateur de jazz aurait oublié la trompette magique de Winton Marsalis improviser sur cet éternel standard ;  lequel d’entre eux, fût-il devenu sourd et amnésique, n’entendrait-il pas encore, gravé dans les sillons de sa mémoire, l’incontournable duo d’anthologie Louis Armstrong – Ella Fitzgérald déchirer le brouillard londonien ? Et je gage qu’en fouillant les playlists cachées dans les Ipods des plus jeunes, on trouverait « A foggy day »  interprété par Michael Bublé ou David Bowie.

Sans doute y-a-t il autant de belles versions de cette mélodie que de jours de brouillard à Londres en une année. Il en est cependant une dont la simplicité intimiste me touche particulièrement. La beauté et la douceur de l’interprète ne sont certainement pas sans influence sur mon choix, et chaque fois que je regarde la vidéo qui suit, je ne peux m’empêcher de rêver au bonheur qui aurait été le mien si, le temps d’une chanson, j’avais pu occuper la place ô combien enviable du grand acteur anglais Terry Thomas ce jour-là.  Encore eût-il fallu que je naquisse un peu plus tôt et que…

Je crains que, ce billet publié, il me faille aussi désormais partager mon rêve…

I was a stranger in the city
Out of town were the people I knew
I had that feeling of self-pity
What to do? What to do? What to do?
The outlook was decidedly blue
But as I walked through the foggy streets alone
It turned out to be the luckiest day I’ve known.

A foggy day in London Town
Had me low and had me down
I viewed the morning with alarm
The British Museum had lost its charm
How long, I wondered, could this thing last?
But the age of miracles hadn’t passed,
For, suddenly, I saw you there
And through foggy London Town
The sun was shining everywhere.

J’étais une étrangère dans la ville
Et loin d’elle étaient les gens que je connaissais.
J’avais ce sentiment de m’apitoyer sur moi-même.
Que faire ? Que faire ? Que faire ?
Les perspectives étaient définitivement déprimantes.
Mais alors que je marchais seule dans les rues brumeuses
Ce jour est devenu le plus chanceux de ma vie.

Un jour de brouillard à Londres
M’a connue triste et atterrée
J’ai vu désemparée le matin arriver,
Le British Museum avait perdu son charme.
Combien de temps, me suis-je demandé, cela va-t il durer?
Mais le temps des miracles n’est pas révolu
Car, soudain, je t’ai vu là
Et à travers Londres noyée sous la brume
Le soleil partout brillait.

2 réflexions sur “Brumes et brouillards /4 – A foggy day

    • Il ne me reste donc plus qu’à espérer que les prochaines visions des brumes et brouillards que je compte encore vous proposer ne vous déçoivent pas…

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