Miroir de la douleur

ANDRE-KERTESZ

André Kertesz – Distorsion 1933

Le miroir d’un moment

Il dissipe le jour,
Il montre aux hommes les images déliées de l’apparence,
Il enlève aux hommes la possibilité de se distraire.
Il est dur comme la pierre,
La pierre informe,
La pierre du mouvement et de la vue,
Et son éclat est tel que toutes les armures, tous les masques en sont faussés.
Ce que la main a pris dédaigne même de prendre la forme de la main,
Ce qui a été compris n’existe plus,
L’oiseau s’est confondu avec le vent,
Le ciel avec sa vérité,
L’homme avec sa réalité.

Paul Eluard (« Capitale de la douleur »1926)

André Kertész  distorsions4

André Kertesz – Distorsion  1933

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