Et dansent les ombres de l’Enfer…

Orphée se présente à la porte des enfers et se heurte au barrage des Esprits qui, réunis en un sombre chœur, lui en refusent l’accès. Mais ces Esprits ne resteront pas insensibles au chant de notre amoureux blessé. Ils lui ouvriront le passage et le ciel s’illuminera aux abords du « fleuve des lamentations ». Pour ne plus faire obstacle à ses retrouvailles avec son aimée, ils se dissiperont en un vaporeux ballet,  la « Danse des Ombres heureuses ».

L’Acte II d’ « Orphée et Eurydice » de Gluck est commencé.

Giovanni Sgambati, pianiste et compositeur italien mort en 1914, écrira à partir de ce moment de lumière une partition pour piano d’une extrême délicatesse. On y entendrait presque le subtil et sensuel frottement que font avec l’air les ombres éthérées qui s’évaporent entre les doigts de Yuja Wang.

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Et pourquoi ne pas nous offrir en bis, une très belle interprétation de Rachmaninoff, moins intériorisée certes, mais  tout aussi poétique?

4 réflexions sur “Et dansent les ombres de l’Enfer…

  1. Subtile et délicate l’interprétation de Yuja Wang me touche davantage..
    Sans doute est-elle plus en accord avec ce que je ressens ce soir..
    Merci de ce beau partage.

    • Je partage votre sentiment. En rédigeant ce billet, j’avais envie, de baptiser les deux interprétations « Yin et Yang ». Yin pour celle de Yuja, bien sûr.

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