Appelez-la « Mademoiselle »!

En ce temps là, au cœur des années 60, on ne « niquait » pas sa mère », ni même la police. Les « jeunes gens » que nous étions sentaient leurs joues rosir quand une jeune femme, sortant d’une voiture, négligeait de tenir sa jupe et laissait entrevoir une once de nylon rose pour nous offrir, sans s’en douter, le monde entier.

En ces temps là, chanter était un synonyme de joie, de plaisir, de bonheur de vivre. Les compositeurs composaient, les auteurs étaient des poètes, plus inspirés par l’amour que par le meurtre ; leur langue, même argotique, devait plus à Molière ou à Rabelais qu’aux « tchatches » des cités ; lequel d’entre eux aurait pensé s’atteler à l’apologie de la violence ou de la vengeance?

En ce temps là – ce n’était pourtant pas le Moyen Age – on n’écoutait pas cette chanson devant ses parents, et  quand Colette Renard passait à la télévision pour la chanter, les producteurs prenaient soin d’en transformer les paroles, en espérant que, même terriblement édulcorée, la version ne choquerait pas une grande part de l’audience.

Aujourd’hui, au risque, encore très faible mais sans doute véritable, d’écorcher quelques tympans pudibonds, on peut se laisser aller au plaisir nostalgique et heureux d’écouter les « Nuits d’une demoiselle » qui s’appelait Colette Renard et dont jamais la voix délicate ne flirte avec le vulgaire.

Puissiez-vous comme moi savourer l’instant d’une gourmandise, en version originale…

… Ou en version « soft », comme on dit.

Et si vous rougissez un peu… Tant mieux!

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