Eileen Joyce (1908 – 1991)

Ce nom vous est-il connu?

Si vous savez de qui je veux parler, et si vous aimez le piano, je vous imagine déjà sous le charme de ce qui vous attend.

Si vous ne la connaissez pas, ne l’avez jamais vue, et encore moins entendue, préparez-vous au délice!

Eileen Joyce : pianiste australienne du milieu du XXe siècle, dont les fins cinéphiles pourraient se souvenir. Elle était la soliste du 2ème concerto pour piano de Rachmaninof, dans ce film culte des années 40, « Brève rencontre », signé par David Lean, avec Celia Johnson et Trevor Howard. A cette époque, certains critiques musicaux avaient comparé son talent  à celui, historiquement reconnu, de Clara Schumann, épouse et grand amour de Robert Schumann, l’immense compositeur romantique.

La fillette douée devient vite une interprète internationale de tout premier plan, belle et élégante, remplissant les salles de concert du monde entier, et jouant avec les plus grands chefs de son temps. Avec l’avènement du disque, dans les années 30, elle commence par enregistrer pour elle-même, mais sans tarder les studios la sollicitent, enchantés par sa superbe technique qui lui ouvre tous les répertoires. Les producteurs de l’époque se doutaient-ils du  baume qu’il préparaient pour nos oreilles et notre cœur?

Bien évidemment, le monde pianistique d’aujourd’hui compte de merveilleux serviteurs; des interprètes d’exception, les uns (ou les unes) jouant tous les répertoires avec bonheur, d’autres, plus centrés, moins universels, mais pas moins formidables. Mais comparaison n’est pas raison. Et la raison, ici, n’est pas à sa vraie place, c’est l’émotion qui dirige.

Vous n’êtes pas un familier des récitals, vous n’êtes pas pianiste, pas même musicien? Vous n’avez qu’un goût modéré pour la musique classique? Soit! Mais de chaque côté du visage vous avez un pavillon avec un petit trou au milieu, et dans la poitrine un petit muscle qui bouge tout le temps… Voilà qui devrait suffire. Laissez les faire!

Chante piano! Chante!

D’abord, et puisque c’est le titre de l’œuvre de Franz Liszt, la légèreté! « La leggerezza »

Maintenant la poésie d’un « Clair de lune« , pas n’importe lequel, celui de Claude Debussy

Enfin, et pour ramener autour du piano ceux qui souhaiteraient une musique plus moderne, une pièce de Selim Palmgren, composeur finlandais mort au début des années 50. Eileen pouvait réellement tout interpréter.

Elle était membre d’une petite tribu de magiciens et de fées, restreinte certes, mais qui, par chance se perpétue et qui a le don de rendre la musique MUSIQUE.

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